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| "Schocking!" |
Il paraît que des féministes veulent se mobiliser pour dénoncer le fait que nos commentaires, nos réactions au sujet de l’affaire Strauss-Kahn oublient la victime présumée, le viol, c’est-à-dire le crime qui aurait été perpétré.
Sur le même ton, la presse américaine tire à boulets rouges sur le goût traditionnel des français pour le marivaudage et le libertinage, notre sympathie pour les séducteurs…
Non, mais je rêve.
Où ont-ils pris, ont-elle vu que nous ne considérions pas, et que nos lois ne considèrent pas qu’un viol est un crime ? Ou que le harcèlement sexuel, notamment sur les lieux de travail, ne soit pas puni par nos lois.
Il y a une semaine, nous étions tous sous le choc. Non pour diminuer la gravité du viol, s’il est avéré, mais parce que, nous tous, quelque soient nos convictions politiques, étions sidérés par la nouvelle: «Non, pas ça, pas lui ». DSK, avec ses défauts, en tout cas, ceux qui étaient connus, portait les espoirs de beaucoup, il semblait avoir de bonnes chances d’être élu Président de la République, et … boum ! Il n’y a rien de machiste là-dedans et il ne faut pas confondre égalité et respect entre hommes et femmes et hypocrisie et pudibonderie.
On peut à juste titre dénoncer la complaisance d’une partie de la presse à l’égard de ce qu’a été la double vie de François Mitterrand, non pour des raisons morales mais parce que cela a été accompagné par un détournement de l’argent public et des services de l’Etat jusqu’à la mise en place des fameuses écoutes téléphoniques, dans le seul but de protéger le secret de cette seconde famille. C’est scandaleux, et les journalistes sont inexcusables, mais là, nous ne parlons pas de moral ou de respect de l’intimité mais bien de politique et de mensonges politiques.
Les inégalités hommes-femmes, les violences faites aux femmes, les violences conjugales, sont bien sûr inacceptables et sont un combat loin d’être terminé, comme d’ailleurs celui contre le racisme et les discriminations.
Et les lois, si elles sont utiles, ne sont cependant pas suffisantes, car les mentalités changent plus lentement. En Espagne, qui en 30 ans a considérablement modernisé sa législation, il y a plus de ministres femmes qu’hommes (9 contre 8) et plus de 30 % de députés sont des femmes. Pourtant, c’est le pays d’Europe où la violence contre les femmes est la plus élevée.
Les Etats-Unis: Un modèle de vertu ? Parce que par peur d'accusation de harcèlement sexuel, un homme ne peut plus faire un compliment à une femme, un professeur ne peut plus recevoir une élève dans son bureau sans laisser la porte ouverte, un supérieur ne peut plus s'entretenir avec une employée sans avoir pris la précaution d'avoir des témoins dans la même pièce?
Toute l’Amérique hurle au scandale, qui remonte jusqu'à la Cour Suprême, quand la bretelle de la robe de Janet Jackson tombe et laisse entre apercevoir un bout de sein, et c’est le même pays ou John Kennedy faisait pis que pendre à la Maison-Blanche, où O.J Simpsons a pu s’en sortir alors qu’il avait été non seulement violent avec sa femme mais qu’il l’avait tuée, et il suffit de lire les grands romanciers américains, comme « American Psycho » de Bret Easton Ellis, pour découvrir une Amérique complètement déjantée, et mille fois plus amorale, droguée et vicieuse que notre soit-disant tradition pour la paillardise et le libertinage .
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées,et cela fait venir de coupables pensées » fait dire Molière à Tartuffe.
Tartuffes, voilà ce que sont les tabloïds américains, qui dans ce combat là rejoignent les ayatollahs et autres intégristes qui contraignent les femmes à ne rien montrer de leur corps et à assourdir leur démarche par des semelles en caoutchouc, de peur de faire venir de coupables pensées, aux hommes bien sûr !
Nous vivons une e-poque formidable
















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