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lundi 1 octobre 2018

Pour en finir avec …les clashs

Têtes à clash ou têtes à claques ? 
C’était quoi, c’étai(en)t qui le dernier clash ? Charles Consigny ? Yann Moix ? Qui déclarait que les policiers n’ont pas de couilles ? Eric Zemmour ? Qui rebaptisait Hapsatou, Corinne ? Laurent Wauquiez qui clashait le Premier Ministre Edouard Philippe : « Vous avez un problème avec les chiffres » et l’autre de lui retourner : « Et vous, vous avez un problème avec la réalité ». T’as vu la punchline ? KC ! Dans ta gueule !
Bon, pour être honnête, entre Wauquiez et Philippe le clash reste soft. Rappelons-le : il y a moins de deux ans, ils étaient encore camarades de parti. Aujourd‘hui ils veulent nous faire croire qu’ils sont Booba et Kaaris, alors qu’on ne les a pas vu se frapper à coups de flacons de parfum, juste nous endormir en 3 heures d’émission, dont on a retenu que quelques petites phrases, ce clash. Repris en extrait, en boucle. 
Voilà ce que devient l’information: Pour exister, il faut qu’il y ait de la reprise. Terminées les grand-messes où tout le monde suivait la même émission au même moment. Aujourd’hui, nous regardons à la carte, en replay, et en tranches, souvent sur Facebook, Twitter ou Instagram. Et pour capter notre attention au milieu du tsunami de sollicitations que nous recevons, les media se sentent obligés d’être racoleurs. 
Autrefois les titres courts qui claquaient, qui provoquaient étaient l’panage de la seule presse, dont les journaux « sérieux » disaient autrefois qu’elle était de caniveau, anglaise ou allemande, comme le Sun ou Bild. Aujourd’hui, tous les media s’y sont mis. C’est la dictature, l’envers de la médaille de l’info en continu. Tout est mis sur le même niveau. Tout devient «énorme», «historique». Un clash chasse l’autre. Et comme les clashs doivent claquer, pour exister, les politiques, journalistes, artistes se transforment en têtes à claques. 
Tout cela n’ayant qu’une seule et même finalité. Faire du buzz. Et faire vendre. Et ça marche. Qui connaissait le rappeur qui chante « Massacrez les bébés blancs » ? En dehors de sa mère et de sa voisine ? Personne. Et aujourd’hui il est le sujet de débats sur BFM ou LCI. 
Et ça marche. Le dernier livre de Zemmour est classé n°1 des ventes devant « Les prénoms épicennes » d’Amélie Nothomb, pourtant beau titre, belle plume. Stupeur et tremblements ! 


Demain : Pour en finir avec le buzz ( le bad buzz)


2 commentaires:

Philippe a dit…

Rien de nouveau sous le soleil. Les techniques changent mais le reste lui est figė.
Je me souviens d'un hors série du Crapouillot sous le titre de dictionnaire des injures politiques. Ça balançait pas mal à Paris !
Aujourd'hui on s'invective sur un plateau télé comme on le faisait jadis dans des enceintes fermées ( parlements, tribunaux ) et l'accès est libre à tous.le café du commerce devient national voir international.
Mon père me parlait d'intelligence collective, aujourd'hui je constate que la bêtise collective nous cerne, et à tous les niveaux de nos sociétés.
Il ne reste plus qu'à entrer en résistance camarades !
Amitiés

Yakov Leberman a dit…

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