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samedi 16 février 2019

Italie – France : È tornato l’Ambasciatore.

Le tweet de l'Ambassadeur de France de retour à Rome.
Comediante-tragediante : Les relations orageuses entre la France et l’Italie, c’est vieux comme … les disputes entre Napoléon et le Pape Pie VII. Des négociations ponctuées de cris et de fausses ruptures, chacun in fine savait qu’il avait besoin de l’autre, et qu’il fallait arriver à un concordat. 
Entre la France et l’Italie c’est donc toujours la même histoire, avec côté italien un agacement certain de se sentir traité avec sympathie certes – qui n’aime pas l’Italie et la tentation de Venise ?– mais avec une pointe de condescendance :Notre petite sœur latine… et puis le pays des pizzaiolos(i ?) qui chantent « O sole mio » alors qu’on est la deuxième puissance industrielle d’Europe, et que le niveau de vie en Lombardie est aussi élevé qu’à Hambourg et Munich…
Donc l’ambassadeur de France est de retour, comme il vient de le twitter en italien et Emmanuel Macron invite à Paris le Président italien : embrassons-nous Folamour, tout est oublié. 
Sauf que, les problèmes sont toujours là, et ils sont d’abord côté italien, d’abord du côté de cette coalition improbable entre l’extrême-droite de la Ligue et les anarchistes du mouvement 5 étoiles. C’est l’alliance entre le scorpion et la grenouille. Vous savez cette histoire où le scorpion persuade une grenouille de le prendre sur son dos pour traverser une rivière. Le scorpion finit par piquer la grenouille, les deux coulent et au moment de se noyer la grenouille demande : Pourquoi ? Et le scorpion de répondre : C’est dans ma nature. 
Matteo Salvini est le scorpion qui est train de tailler des croupières à son partenaire de coalition. En Mars dernier la Ligue n’a obtenu que 18 % des voix, aujourd’hui elle devrait en obtenir le double, au détriment du mouvement 5 étoiles. Son leader Luigi di Maio est donc obligé de faire dans la surenchère : La France et Macron sont des boucs émissaires bien pratiques. Et il sera intéressant de voir qui l’emportera dans le dossier brulant de la construction du TGV Lyon-Turin : La Ligue est pour (normal, elle représente les intérêts des industriels de l’Italie du nord) et le Mouvement 5 étoiles est contre ( normal, il est anti grand-travaux. Ainsi à Gênes, il ne croyait pas en la « fable » de l’effondrement du pont autoroutier Morandi et avait bloqué la construction d’une nouvelle autoroute pour contourner la ville …)
Combien de temps cela fonctionnera-t-il auprès des électeurs italiens ? 
Pour l’instant, l’extrême-droite mange son pain blanc en premier, en faisant de grandes démonstrations de force au sujet de l’immigration. Or, cela fait déjà quelque temps, avant son arrivée au pouvoir, qu’aucun migrant, ni immigrant n’avait envie de mettre les pieds en Italie. Pas très agréable d’entendre des cris de singe, voire pire, quand on est noir et qu’on joue au calciodans un stade italien.
Et puis surtout parce que l’économie se porte très mal. Elle est même entrée en récession. Le système bancaire est au bord de la crise de nerfs et la dette italienne pire que celle de la France. Les jeunes qualifiés s’en vont, faute d’emplois. 
Et ce n’est pas le « grand remplacement » ( sous-entendu des européens blancs et chrétiens remplacés par des arabes et des noirs musulmans) qui menace l’Italie. Ce sont les italiennes et les italiens eux-mêmes : Ils ne font plus d’enfants depuis longtemps. 
L’Italie est déjà le pays le plus vieux d’Europe, un des plus vieux du monde avec le Japon, chaque année sa population diminue, il y a de moins en moins d’actifs pour payer cotisations sociales et retraites. L’Italie est entrée dans un cercle vicieux : Comme il y a de moins en moins de jeunes, il y a de moins en moins de couples en âge de procréer. Et comme les italiens ne veulent pas d’immigration, il n’y aura bientôt plus personne pour chanter « O sole mio ».

vendredi 15 février 2019

Europe : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Europe: C'est le bordel un peu partout, même chez ceux qui la quitte !
Si l’on compare notre situation avec celle de la plupart des autres pays européens, on peut se dire qu’en France, jusque-là, tout va bien. 
Commençons par la Grande-Bretagne. Mais quelle mouche les a piqués il y a 3 ans avec le Brexit ? Bon, d’accord, la sortie de l’Europe n’a été approuvée que par une MINORITÉ ( ?) de britanniques. Oui parce que pour tous ceux qui réclament à cor et à cri le respect des décisions du peuple et la prise en compte du vote blanc, rappelons que le Brexit n’a été approuvé que par 51,9 % des votants, qui n’étaient que 72,2 %, donc avec 27,8 % d’abstention… Seule une minorité de britanniques a donc souhaité le Brexit. Mais passons, puisque c’est fait, le Royaume-Uni largue les amarres. Il en paie déjà les conséquences, sur le plan économique, dans la confusion politique la plus totale, et avec la perspective que la paix entre l’Irlande du nord et l’Irlande soit remise en question. Bravo, well done ! On peut citer Shakespeare, William : « La peste soit de l'opinion ! Un homme peut la porter dans les deux sens, à l'endroit et à l'envers, comme un pourpoint de cuir. » Ecrit il y a 400 ans, mais toujours d’actualité. 
Et en Italie ?  Deuxième trimestre de décroissance pour la deuxième puissance industrielle d’Europe… Et la population qui continue à vieillir, et les jeunes qui continuent à partir, l’Italie perd chaque année des habitants, et va bientôt passer sous les 60 millions. 
Et l’Allemagne ? Le moteur économique du continent est en panne, 0 % de croissance, et puis Merkel qui s’en va, on sait qui on quitte, on ne sait pas trop qui on va retrouver, sans doute la fin de la grande coalition.
La vertueuse Suède ? Il a fallu 6 mois pour arriver à former un gouvernement entre sociaux-démocrates, verts, et centre-droit depuis les élections de septembre dernier et la montée de l’extrême-droite, merci la proportionnelle. Une coalition majoritaire mathématiquement, mais pas politiquement. Comme en Lettonie. Comme aux Pays-Bas. Où à la fragilité politique commence à s’ajouter le ralentissement économique. Comme en Belgique, mais là on a envie de dire, comme d’habitude, où les nationalistes du N-VA viennent de faire chuter le gouvernement, par peur de se voir doubler sur leur extrême-droite, par des encore plus nationalistes, le Vlaams Belang. 
C’est pas mieux en Espagne où Pedro Sanchez gouvernait depuis un an sans majorité, profitant de l’abstention bienveillante des nationalistes catalans. Mais là c’est terminé, et les espagnols devront sans nul doute retourner voter moins de 3 ans après les dernières élections qui n’avaient pas permis de dégager une majorité stable, et qui s’étaient tenues 180 jours après celles de 2015, qui n’avaient pas non plus permis de dégager une majorité.
Tout ça alors que les nuages commencent vraiment à s’accumuler au niveau mondial, des ratés dans l’économie américaine, la Chine qui ralentit, la Russie, l’Iran, la Syrie, l’Etat islamique au Sahel, etc…Pour se rassurer, on peut conclure avec encore Shakespeare: « Tout nuage n'enfante pas une tempête. » 


jeudi 14 février 2019

Parent 1, parent 2: C'est la deb et j'men bats les c...

Peut-on combattre le machisme par de simples lois sociétales ?
« Salut mec ! dis moi tu viens d’où ?
D’une autre tess, Abdel prends lui tout
Et je m’en bats les couilles 
C’est la deb, negro c’est la deb »
Il a 16 ans, il s’appelle ( nom de scène) Brvmsoo, et c’est la nouvelle révélation du rap de Nanterre, cité Picasso. 16 ans…
A 15 ans, Rimbaud Arthur écrivait : 
La chambre est pleine d’ombre ; on entend vaguement
De deux enfants le triste et doux chuchotement.
C’était juste avant de fuir Charleville-Mézières qui était une sorte de Cité Picasso-Nanterre de l’époque. 
Ceci dit, ce n’est pas parce qu’on vient de cité qu’on est un Rimbaud qu’on assassine. 
Rimbaud aurait sans doute pu écrire « j’men bats les couilles », lui qui écrivit le « Sonnet du trou du cul «  (Eh !oui ) : 
Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au coeur de son ourlet.
N’empêche que cette obsession des « couilles qu’on bat » et autre « suce ma bite » chez les rappeurs d’aujourd’hui, « interpelle » à l’heure où les députés, pour tenir compte de l’évolution des couples, viennent de modifier la dénomination des parents dans les actes administratifs. Finis Père et Mère, changés pour Parent 1 et Parent 2.
Quand on lit les textes de ce jeune poète de la rue de Nanterre qui est au diapason de tant de rappeurs : Frérot , poto , gros , negro , je m’en bats les couilles. 
Et qui pourrait ajouter : La DGF, je m’en bats les couilles. Le RIC, j’m’en bats les couilles. Le grand débat national , je m’en bats les couilles. Les gilets jaunes , sapés comme jamais, je m’en bats les couilles. 
On se dit, que ce n’est pas un fossé mais un précipice qui sépare la jeunesse d’aujourd’hui des quadras des manifs du samedi, et qu’on ne change pas une société par décrets, ni une éducation machiste et phallocrate par des lois. Alors que nous gargarisons avec des « avancées sociétales » qui devraient assurer la parité, l’égalité femme-homme, le respect des femmes, la tolérance à l’égard des différences, beaucoup de jeunes vivent dans un monde de machos, où on est entre mecs à se comparer la taille des muscles en salle de muscu et à fantasmer sur les femmes dont on parle comme des taspé, des pétasses, toutes, sauf ma mère et mes sœurs.
La morale de cette histoire : C’est comme pour les préjugés, le racisme, l’antisémitisme, le complotisme, pour que les mecs arrêtent de tabasser leurs meufs, et qu’on arrête de tager Juden sur les vitrines de Bagelstein, il reste encore beaucoup à faire en matière d’éducation…Et tout se joue avant 16 ans!
Même problème, même combat.

mardi 12 février 2019

Ëtes-vous plutôt Paul ou Kylian ?

Entre Paul et Kylian, nos coeurs balancent!
Quel dilemme ! Comment choisir ce soir entre Paul Pogba et Kylian Mbappé ? Un duel fratricide. C’est cornélien.
Mbappé ? C’est notre chouchou. Pas 20 ans. 20 ans ? On croit rêver, et un mix entre Pelé, le Dieu, et Villani, la médaille Fields de mathématique. Le fiancé, le gendre idéal, le poto rêvé. Et en plus, plus rapide que l’éclair, plus sioux que le lynx, Ca c’est pour le PSG bien sûr.
De l’autre Paul, Paul la pieuvre, Pogba, c’est le meilleur au milieu, et puis des foulées immenses, il est partout, et en plus il motive tous ses coéquipiers. C’est presque un revenant, depuis un an, il est revenu avec une maturité et un sérieux bluffants, tout en restant ambianceur. C’est un des premiers à avoir dabé, ou à avoir repris « La Puissance »  du jeune MHD, en pleine Coupe du Monde, en en assurant ainsi le succès fulgurant. Mais ça c’était avant le fait divers particulièrement sordide et triste dans lequel semble s’être compromis le jeune artiste MHD. Passons.
Par les temps qui courent, par les temps haineux qui courent, ça fait plaisir de voir ces sportifs d’exception être si heureux d’être des sportifs d’exception. Ils portent haut et fort les couleurs de notre pays, même quand cela est sous les couleurs de clubs étrangers. Comment choisir ? Un RIC ? Vite ! Pas sûr que ce soit la bonne solution : On dit qu’en France il y a autant de français que d’entraîneurs, donc presque 70 millions, cela risque d’être difficile de choisir d’ici ce soir. 
En attendant, bien sûr entre Paul et Kylian, j’ai fait un choix. Douloureux. Inavouable. 
Mais il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. 
A l’autre, je dis : Sois fier. Tu nous fais rêver. Tu fais rêver des millions de jeunes et de moins jeunes en France et pas seulement qu’en France. 
C’est la France que le monde aime, pas la France rabougrie, réduite à la seule Corinne. 
Pas la France haineuse, jalouse. Mais, la France champions du monde. 
Ça fait moins d’un an, mais ça paraît si loin, une éternité, nous étions si unis et heureux quand nous étions tous bleus.




jeudi 7 février 2019

Défense et illustration du service public de radio


Bien sûr pour un journaliste prendre la défense de ses consœurs-frères, c’est louche, c’est suspect. Ça fait au mieux corporatiste, au pire microcosme. Et par les temps – gilets jaunes- qui courent, ça le fait pas !
Donc la Cour des comptes dans un de ses rapports dont elle a le secret et le rôle, dénonce une nouvelle fois l’augmentation des dépenses publiques. Nous sommes en train de dépenser de l’argent que nous n’avons pas, de nous endetter pour plusieurs générations. Et la Cour des Comptes épingle notamment l’audiovisuel public et Radio France. Une aubaine pour beaucoup de commentateurs. Ah ! tous ces journalistes qui n’en foutent pas une rame. Et en plus qui se la jouent « de gauche » à nos frais. Allez hop on n’a qu’à fermer toutes ces chaînes, on économisera la redevance et ce sera autant d’argent pour nos retraites. 
Et puis, au hasard d’un zapping audio, vous tombez sur ... j’ai presque honte de l’avouer, car il s’agit d’un nom plus dangereux encore à prononcer que celui de Valdemort: Il vous classe tout de suite comme bobo, comme germanopratin, vous tombez sur ... France Culture. France Cul quoi !
C’est entre 9 h et 10 h, une heure d’émission, la « Fabrique de l’Histoire » sur ... les Escartons ...Vous ignorez ce que sont les Escartons ?  Eh ! bien écoutez (disponible aussi en podcast): On est sur de la radio en 3D. Du son comme au cinéma, vous entendez les pas qui crissent dans la neige, les bêlements des chèvres, le souffle du vent dans les mélèzes, le murmure d’un torrent. Vous (re)découvrez l’histoire, les gens, les âmes d’un territoire que vous connaissiez pourtant, ou que vous aviez cru connaître pourtant, les Escartons, ces vallées en équilibre entre France et Italie, entre nord et sud des Alpes, autour de Briançon. C’est beau, c’est bien, une heure qui vous rince la tête des débats sans queue ni tête qui ont remplacé la réflexion sur la plupart de nos médias, des hurlements des grande gueules, des injonctions permanentes à réagir, à se prononcer, à voter. Êtes-vous plutôt slips rouges ou caleçons bleus ? Potiron ou potimarron ? Caillettes aux épinards ou aux blettes ? ISF ou endettement ? On nous cache tout, on nous dit rien. Plus on apprend plus on ne sait rien. On nous informe vraiment sur rien…
Et puis voilà, respirez, vous êtes bien, vous êtes sur France Culture. 
Alors peut-être que ça coûte un peu d’argent, peut-être... et puis d’ailleurs pas tant que ça, c’est même ridicule par rapport à ce que coûte le fonctionnement de la Cour des comptes, mais qu’est-ce que ça fait du bien, qu’est-ce que c’est rare. Et puis si vous ajoutez, France Inter ou France Info qui de mois en mois attirent de plus en plus d’auditeurs, arrivant même à tailler des croupières à Europe 1 ou NRJ, on se dit finalement que nous avons bien de la chance de pouvoir encore nous payer un service public de radio.  

mardi 22 janvier 2019

Il neige à gros flocons, c’est la faute à … Macron

Toute la France bloquée par la neige... jusqu'en Guyane !
Ça y est : C’est le plan neige, l’alerte météo, la vigilance orange, et en même temps, le grand chaos sur nos routes, les voitures qui dérapent sur les nationales, les camions bloqués en Normandie. Mais que fait le gouvernement ? Et Macron ? 
Au lieu d’envoyer saleuses et déneigeuses sur nos routes, il préfère se « goberger » avec les riches de la planète à Versailles. 
Au lieu de se les geler sur les rond-points avec les gilets jaunes, il va à Aix-La-Chapelle vendre l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne de Merkel !
On sait bien ce que veulent les allemands, c’est une Europe, à leur botte et récupérer la Normandie. Non, la Normandie et l’Aquitaine ce sont les anglais qui les veulent. L’Espagne veut récupérer les Flandres et la Franche-Comté, quant à l’Italie elle veut reprendre la Savoie et Brigue et Tende…
Quant aux arabes, on le sait, ils veulent le grand remplacement jusqu’à Poitiers. Marseille c’est déjà fait ! Et avec le traité de Marrakech, Macron - encore lui - leur livre notre pays .( Eric Zemmour sort de ce corps…)
Je plaisante, je plaisante, mais dans le fond, si on creuse vraiment, n’est-ce pas ce que bon nombre d’entre nous pense tout bas. Et ce que certains écrivent tout haut. Comme cet obscur député européen de Debout la France qui affirme que «  Macron va livrer l’Alsace à l’Allemagne et que la langue administrative sera l’allemand  », propos repris par Marine Le Pen, qui twitte « Mise sous tutelle d'une part de l'Alsace, partage de notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU  En signant ce traité d'#AixLaChapelle en catimini, Emmanuel #Macron commet un acte qui relève de la trahison.»
Trahison ? Rien que ça ! Mais pourquoi pas traduire Macron devant la Haute Cour de Justice ? ( Ah ! non, elle a été supprimée ). Evidemment que c’est faux et même plus que ça, stupide , dumm,oups, mon allemand me trahit), mais qu’importe, médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose, comme par exemple, 10 millions d’entre nous qui votent pour elle, comme au second tour des Présidentielles en 2017. 
En attendant, il neige. Au mois de janvier. 
Mais que fait Macron !
* Au fait, la photo de Cayenne sous la neige est un fake, bien sûr, mais pas plus absurde que l'Alsace livrée à l'Allemagne, non ?


 

mercredi 16 janvier 2019

Emmanuel Macron : On achève bien les chevaux !

Emmanuel Macron, Marathon man !
Trop fort ! 7 heures de stand-up devant six cents maires de Normandie. Panique à bord des chaînes infos qui avaient programmé des lives. Elles s'attendaient à une ou deux heures de retransmission, mais là, 7 heures d'antenne, sans pub ! Bonjour le manque à gagner. Et puis tous ces experts, chroniqueurs, analystes qui avaient été mobilisés pour réagir à la parole présidentielle, et qui les uns et les autres ont dû se rabattre sur des belotes, des pokers ( strip pokers ? En tout cas le Président lui a fini par tomber la veste, s'il avait continué 2 heures de plus, on se demande en quelle tenue il aurait terminé !) Oups, redevenons sérieux : En tout cas, vers 11 heures du soir, ils n'étaient plus que 2 ou 3 à répéter les yeux un peu exorbités : Du jamais vu, du jamais vu ! Et puis comment résumer 7 heures de débat en 1mn30 ? Même avec des flopées de stagiaires, ressortir 5 phrases marquantes, compliqué !
A un moment on s'est dit : Il a fait un pari avec Brigitte : Je tiens 7 heures sans pause pipi !  Nous voilà rassurés sur la prostate présidentielle. Ou encore avec Jean-Luc (Mélenchon) : « Tu vas voir, je vais faire mieux que Fidel Castro mais sans verre de rhum !». Ou encore avec Marine : « On se retrouve pour l'after ?»
On se serait cru dans un remake normand de « on achève bien les chevaux ! » vous savez ce film extraordinaire devenu culte de Sidney Pollackmettant en scène ces marathons de danse organisés pendant la grande crise aux Etats-Unis exploitant la misère des millions de chômeurs en leur promettant une récompense s'ils gagnaient ces épreuves inhumaines. Sauf que hier, il n'y avait pas Jane Fonda (Marianne, peut-être ?)et que la crise en France n'est quand même pas comparable à la crise de 1929 aux Etats-Unis. A moins que ...
A moins que nos amis anglais ne s'enfoncent encore plus dans le brouillard. Pendant que Macron tombait la veste, aux Communes Theresa May s'en prenait une, de veste. La voilà habillée pour plusieurs hivers ... Winter is coming !La crise arrive sous la forme d'un hard Brexit qui serait une très mauvaise affaire pour les anglais d'abord, pour nous par ricochet. 
Et puis si aux Etats-Unis, Trump continue sur la même pente, à déclarer la guerre économique à tout le monde, à commencer par ses alliés, son administration ou la Banque centrale, c'est moins de nos ronds-points gilets jaunes que de l'Ouest que risquent de venir les vents mauvais. 
2019, remake de 1929 ?


 

mardi 1 janvier 2019

Communication d’Emmanuel Macron : En progrès, mais …

Voeux du Président: Debout, plus court, moins de philo. Sur la forme c'était mieux. Non ? 
Vous avez vu ? IL a lu mes conseils… Qui IL ? Le Président ! Si, si. Il n’y a pas d’autres explications, car souvenez-vous l’année dernière - en 2018 – que d’allocutions, discours, interviews calamiteux. Ainsi qui avait eu cette idée pour le moins zarbi de le faire réagir aux premières poussées des gilets jaunes, aux demandes sur le prix des carburants depuis le porte-avions Charles De Gaulle ?  Avec des rafales en toile de fond, des avions qui consomment sensiblement plus que 10 litres au 100 ! C’est bien de cajoler nos forces armées dont on mesure tous les jours l’engagement pour nous protéger des menaces qui continuent à nous menacer, mais pas à ce moment-là !  
Et puis il faut éviter les directs. Pour « cadrer » son temps de parole, et éviter les saillies philosophiques qu’affectionne – semble-t-il – particulièrement l’ancien collaborateur de Paul Ricoeur. Oui, parce qu’on dit « Emmanuel Macron, banquier », mais il ne l’a été que 2 ans. Alors qu’il a été beaucoup plus longtemps plongé dans le travail de Paul Ricoeur, un des plus grands philosophes français de la fin du XXème siècle. 
Evidemment il est plus sexy de vendre Macron, « Président des banquiers », plutôt que « Macron Président de l’herméneutique » ( ?). «C’est seulement dans un conflit des herméneutiques rivales que nous apercevons quelque chose de l’être interprété» est-il écrit en accueil du site du fonds Ricoeur, une pensée en action. Pour être franc, on ne percute pas immédiatement, il faudrait sans doute un Fabrice Lucchini, pour nous rendre plus intelligents et nous décortiquer ces textes, mais on sent que c’est du lourd. 
D’où sans doute la tentation d’Emmanuel Macron de nous infliger des grandes envolées sur l’épistémologie. On sent qu’il est toujours à deux doigts d’une rechute. On craint le pire pour la lettre qu’il annonce vouloir nous envoyer. Une lettre ? Est-ce une si bonne idée ? Déjà avec le prix du timbre qui augmente, une lettre pour chacun des français, on va encore dire qu’IL se goberge avec notre argent. 
Et puis Emmanuel Macron devrait s’inspirer des démagos qui font le buzz ces derniers mois. Comme Trump, qui communique par tweets. C’est bien car ça oblige à aller droit au but. Ce qui n’exclue pas la philosophie : « Je pense donc je suis ». N’est-ce pas un tweet formidable ? Bon, d’accord, ce n’est pas du Trump, mais du Descartes. Mais cela fait 4 siècles qu’on commente cette phrase. 

dimanche 30 décembre 2018

Derniers conseils en com’ avant la fin (du mandat ? du monde ? non, de l’année !)

Faire peuple et campagne surtout quand on est un grand bourgeois: Ça marche depuis toujours !
Monsieur le Président, vous êtes sur le point d’enregistrer votre message de fin d’année, vos voeux pour 2019. C’est peut-être déjà fait. Ce serait dommage, car alors vous ne tiendriez pas compte de mes conseils avisés. 
Je répète les 3 principes à suivre pour que l’on se remette à écouter les messages présidentiels :
1- Faire court 2- Faire simple (mais pas simpliste) 3- Du concret pas de philo. 
Ensuite il y a le fond. 
Pas le contenu du discours (franchement que pourriez-vous nous dire qui ne soit pas mal interprété ou qui ne vous revienne pas en pleine gueule comme un boomerang ?) mais le fond, au sens de décor. 
Bien sûr, évitez l’ambiance feu de cheminée avec Brigitte à vos côtés. C’est du déjà vu, et l’on sait que ça s’est mal terminé pour le Président de la République de l’époque Valéry Giscard d’Estaing.
Evitez aussi l’ambiance De Gaulle, genre salle des fêtes de l’Elysée, avec dorures, tentures et rideaux. D’abord, elle est en réparation (la salle des fêtes). Ensuite il n’est peut-être pas utile de rappeler que les travaux, certes indispensables, vont coûter 500 000 euros. Ça ferait encore dire : Il se goberge avec notre argent. Comme si vous alliez emporter avec vous les rideaux, la vaisselle ou les petites cuillères quand vous quitterez le Palais présidentiel !
Saint-Tropez où vous passez des vacances ? Mauvais plan, tout comme la montagne : ça fait Président des riches. Le Touquet, idem… La Lanterne, ça fait Versailles. Brégançon ? Même en cette saison, on vous ressortirait la piscine. 
C’est bête que vous ne fassiez pas comme vos prédécesseurs : L’Île Maurice ou la Mamounia à Marrakech, aux frais de la Princesse, c’est-à-dire aux nôtres. Curieux. A l’époque, on ne trouvait pas que ça faisait banquier.
Sinon, il reste le genre campagne française, avec un village blotti autour de son église. Ça aussi c’est du déjà vu. En 1981, ça avait marché… Mais il est vrai qu’en 81, vous n’étiez encore qu’un bébé. Et les gilets de sécurité n’étaient pas encore obligatoires dans le coffre des voitures.


vendredi 28 décembre 2018

Pour la défense de la quenelle ?

Ceci sont de vraies quenelles !
C’est très choquant : la quenelle est aujourd’hui assimilée à un geste raciste, négationniste, d’une grossièreté sans nom, puisqu’apparemment, elle signifie : « je vous le mets bien profond » encore une démonstration de l’obsession de la sodomie (voire plus) chez une partie des mâles. 
Mais comment en est-on arrivé là ? Entre Dombes et Saône, Bresse et Rhône, on sait bien que la quenelle, la vraie, est un plat d’une exquise finesse, volailles de Bresse, écrevisses des étangs de la Dombes, sauce Nantua, des soufflets d’une légèreté sans pareil, dont la cuisson ne supporte aucun à peu près, au four juste à la bonne température, juste la durée qu’il faut, et alors lorsque ce mets que la terre entière nous envie, se met à gonfler, à doubler de taille, il faut vite le servir pour qu’il soit dégusté encore gonflé. On sait cela à Lyon depuis les mères Brazier ou Charles ( à Mionnay), depuis le Paul ( Bocuse) et puis un peu partout dans la région où la seule vraie noblesse, est celle des petits pois, celle des charcutiers, des traiteurs, des pâtissiers, des cuisiniers. 
Déjà qu’ils nous avaient fait un mauvais coup avec l’obligation de manger des « quenelles » en conserve dans les cantines scolaires. Je mets le terme entre guillemets, car ces plats ont autant à voir avec les quenelles, que les choucroutes servies également dans ces mêmes cantines avec les vraies choucroutes. Du coup, ce sont des générations de français qui ont été écoeurés par les quenelles, les assimilant à un plat dégueulasse. 
Et maintenant ça, ce geste ? Et ça fait rire certains ? Ça donne plutôt envie de pleurer. Comment se fait-il qu’à l’heure de balance ton porc il n’existe pas #balancetaquenelle ? Les quenelles ne sont-elles pas une recette déposée ? Il faudrait qu’elles soient inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour éviter ces détournements et ces contrefaçons. 
Allez vite une pétition, ou même un référendum. Pour la défense et l’illustration des vraies quenelles, exemple culinaire du vrai savoir-faire lyonnais et de la tradition française.

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