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mardi 16 juin 2009

Hugo CHAVEZ-Mahmoud AHMADINEJAD: Les frères siamois en populisme !

Mon premier passe pour être de « gauche ». Il passe ses vacances à Cuba et Fidel Castro (qui n’est pas mort contrairement à ce qu’on pourrait croire, mais seulement moribond) voit en lui son fils spirituel. Les Etats-Unis l’ont « blacklisté » et lui, de son côté, considère que les américains sont à l’origine de tous les maux qui accablent son peuple. Et pour bien montrer qu’il ne plaisante pas, il vient de faire interdire le Coca Cola "zéro".
Nul doute: Du côté du Venezuela d’Hugo Chavez, la Révolution est en marche.D’ailleurs, c’est un signe, notre « vraie » gauche à nous (les Mélenchon et autres Besancenot) y vont en pèlerinage… Ce qu’ils ne font pas chez mon second, qui, il est vrai, est beaucoup moins rigolo.
Il y a bien longtemps en effet qu’à Téhéran, Chiraz ou Ispahan, Shéhérazade a été sommée à coups de fouet ou sous la menace de lapidation d’abandonner ses 7 voiles, et d’aller se rhabiller en tchador. Et que la chanteuse Googoosh, idole de l’Iran d’avant la Révolution Islamique et qui susurrait de beaux poèmes sur des rythmes de boléros ou de bossas, a été obligée de s’exiler aux Etats-Unis. Oui, parce que les ayatollahs cherchent à faire oublier 1000 ans de poésies persanes et de contes des mille et une nuits : Vade retro, Satanas !!!
Mais en dehors de ces différences de tempos, eux aussi ont été « blacklistés » et inscrits sur l’axe du mal par les américains et eux aussi considère l’Amérique comme la source de tous leurs maux. A Téhéran, on coupe internet et les SMS. A Caracas, on ferme les radios et les télés d’opposition.
Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez, c’est donc bonnet blanc et blanc bonnet : Des populistes assis sur des mines d’or, en l’occurrence des puits de pétrole. Des leaders qui se donnent du «combattant anti-impérialiste» ou du «leader de la vraie paix» comme en 2007, lors du voyage officiel d’Ahmadinejad au Venezuela!
Dans les deux cas, des économies très comparables, qui, sur le papier, n’en font pas des pays pauvres : 12 000 dollars de PIB par habitant au Venezuela, 8500 en Iran, c’est-à-dire des chiffres plutôt meilleurs que ceux de la Pologne, de l’Estonie ou de la Lituanie, des membres de l’Union Européenne, faut-il le rappeler…
Ce qui est très comparable aussi c’est que dans ces deux pays, les régimes utilisent la manne pétrolière, des centaines de milliards de dollars pour « arroser » les plus pauvres. « Justice sociale ? « Redistribution ? » Non, car comme on dit « Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira une fois. Si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie ! ». C’est donc plus une sorte de charité qui crée une clientèle électorale, parmi les habitants des « ranchitos », les bidonvilles de Caracas, ou ceux des campagnes iraniennes.
Mais ce n’est pas du développement et même au contraire, puisque ces deux pays n’investissent plus suffisamment pour moderniser le secteur pétrolier, qui est pourtant le nerf de la guerre, en tout cas le ressort de leur avenir économique.
D’où la fuite en avant, qui dans les deux cas, cherche à faire porter le chapeau à l’ennemi de toujours, l’ennemi que l’on déteste d’autant plus qu’il fait partie de tous les rêves secrets de tous les vénézuéliens comme tous les iraniens : l’Amérique !
En Iran comme au Venezuela, l’effondrement des cours du pétrole a ébranlé ces régimes. Mais cela n’est que provisoire car le pétrole, denrée rare qui va devenir de plus en plus rare, ne peut être que de plus en plus cher… Chavez et Ahmadinejad vont donc très certainement avoir les moyens de continuer leurs « révolutions », c’est-à-dire d’étouffer par la répression et le populisme toute opposition. On fait quoi maintenant ?

A re(découvrir) : la chanteuse Googoosh : Geryeh Konam Yaa Nakonam, http://www.youtube.com/watch?v=viql2V7x-nM

3 commentaires:

Mir Hossein a dit…

Apprenez d'abord qu'on ne dit pas "Ahmadinejab" mais Ahmadinejad. Ce n'est pourtant pas compliqué. Essayez au moins de combler vos lacunes du point de vue analytique en respectant l'orthographe.
Et sachez que si protégez les ressources de son pays, c'est être populiste alors vive le populisme.

Pierre Thivolet a dit…

Vous avez raison , c'est une coquille. grave. parce qu'elle montre que je ne maîtrise pas le farsi. Et cela est tout aussi agaçant que tou ceux qui prononce "sélésa-o" pour le nom de la sélection de foot du Brésil alors que cela s'écrit ão, avec donc un accent, un "tilde" sur le ao,ce qui se prononce donc: an, donc sélésan... Dont acte. mais deux remarques: 1)on peut ne pas parler farsi et comprendre et connaître la situation en Iran.2)On peut estimer que brader les ressources pétrolières de son pays pour défendre les intérêts d'une clique et non pour développer son pays, c'est pas terrible. Que l'on appelle cela populisme ou autre chose, n'a que peu d'importance!

Michel a dit…

Bonjour,

Pourriez vous confimer si vous êtes bien (ou non) le Pierre Thivolet dont la biographie apparaît dans Wikipedia?

merci

Michel Maugis

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