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Veja en 2007 - Brésil: La race n'existe pas ! |
Tout le monde, enfin tout le monde « officiel »
est d’accord.
Robert Ménard a franchi la ligne jaune ( ?) en annonçant
et assumant le fichage par nom des élèves des écoles de sa ville.
Mais quand on y regarde de près, sa provocation fait quand
même apparaître deux positions.
Il y a celle défendue par certains, et notamment depuis des
années, par des sociologues, des animateurs sociaux, des élus qui expliquent
que pour savoir si un malade a de la température, il faut utiliser un
thermomètre. Et que en matière de discrimination et d’intégration, le
thermomètre serait le recensement « ethnique » des français.
Cela a l’apparence du bon sens. Il s’agit de pratiques inspirées
par les pays anglo-saxons. Mais, malgré toutes les politiques de discrimination
positive conduites aux Etats-Unis, où les minorités noires ou latinos sont en
nombre et en pourcentage beaucoup plus importantes que les communautés
d’origine maghrébine ou africaine en France, malgré l’élection de Barack Obama,
on voit bien que les noirs continuent à y être discriminés.
Parions que cette position prendra de l’ampleur chez
nous. Car elle sert aussi de fond de commerce à des ambitions qui n’ont rien de
scientifiques, comme celles du CRAN, qui se veut le représentant des
communautés noires en France(?). Ou d’autres qui caressent les électeurs dans le
sens du poil.
Et puis, il y ceux et celles qui sont contre. Et qui veulent
que nous conservions les principes fondateurs de la République, depuis au moins
1791. Et réaffirmés dans l’article 1 de la Consitution : « (La République) assure l'égalité devant la
loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de
religion ». C’est le cas de Christiane Taubira, et on ne peut
soupconner l’actuelle Garde des Sceaux de ne pas avoir toute sa vie lutter
contre les discriminations, contre l’ignorance par la majorité des français de
ce qu’a été l’Histoire coloniale, l’histoire des « minorités
visibles » (un terme qu’elle déteste).
Comme le dit Christiane Taubira, a-t-on besoin de faire des
recensements ethniques, pour savoir que le racisme et la discrimation existent
dans notre pays.
Et puis que veut dire la mise en place d’un tel
recensement ? Père blanc, mère noire, l’enfant est quoi? Et dans le
cas où sur les 4 grands parents , un est espagnol, l’autre guyanais, les deux
autres velaves et ardéchois, les enfants doivent cocher quel case ?
Afro-français ? Hispano ? Caucasien ?
Au Brésil où la moitié de la population est noire ou métisse,
mais où il n’y a eu que deux ministres noirs au gouvernement, dans toute
l’histoire du pays, où le racisme et les préjugés hérités de 400 ans
d’esclavage sont toujours très forts, il a été essayé d’instaurer un système de quotas favorisant
l’entrée des noirs dans les Universités. Un peu sur le modèle américain.
Mais dans ce pays beaucoup plus mélangé qu’aux Etats-Unis, s’est
très vite posée la question de «qu’est-ce qu’une race ?, qu’est-ce
qu’une ethnie ? ».
Avec en 2007, cet exemple de jumeaux, même père, même mère donc, mais l’un un peu plus noir que l’autre. Le plus foncé sur les photos a pu bénéficier de points supplémentaires pour l’entrée à l’Université. Mais pas son jumeau, classé blanc ! La famille a attaqué cette décision devant la Cour Suprême qui a reconnu l’absurdité de ce système.
Avec en 2007, cet exemple de jumeaux, même père, même mère donc, mais l’un un peu plus noir que l’autre. Le plus foncé sur les photos a pu bénéficier de points supplémentaires pour l’entrée à l’Université. Mais pas son jumeau, classé blanc ! La famille a attaqué cette décision devant la Cour Suprême qui a reconnu l’absurdité de ce système.
Nous vivons une e-poque formidable.
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