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Affichage des articles dont le libellé est # Hollande. Afficher tous les articles
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dimanche 9 août 2020

Canicule et cagnard : Alerte rouge !

 

On est au mois d’Août et il fait chaud. C’est fou, non ? S’il s’était mis à neiger, on aurait pu parler de dérèglement climatique, mais là ? Chaleur en août n’est-ce pas comme neige en décembre ? Remarquez 10 cm de neige à Noël et l’on déclenche l’alerte plan blanc. 

Donc il fait beau et chaud 40 ° C et c’est l’alerte rouge. Avec en direct live les recommandations qui nous sont répétées à longueur d’infos face à cette nouvelle attaque climatique: Fermez les fenêtres et les volets, ne restez pas en plein soleil, hydratez-vous ! C’est vrai qu’on n’y aurait pas pensé tout seul. Remarquez, il y en a bien qui en plein cagnard, à midi, vont faire leur footing au risque de rejoindre aux urgences les malades du covid. 

Alors que faire ? Verbaliser les fadas ? Pondre une nouvelle loi, un nouveau décret qui s’ajoutera à celui sur le port du masque ? 

Mais au fait, comment faisaient nos parents et grands-parents ? Parce que même si réchauffement il y a - et il suffit de constater le recul voire la disparition des glaciers en montagnes (pas dans nos villes, là les glaciers prolifèrent mdr)- les vagues de chaleur, le cagnard en été, dans la vallée du Rhône, entre Lyon et Avignon, par exemple, on connaît. « Ne laissez pas entrer la chaleur » pestait ma grand-mère en calfeutrant dés 10 heures du matin volets, portes et fenêtres, et à l’intérieur des murs qui n’étaient pas en béton, mais épais en pierres, il faisait tellement frais qu’aujourd’hui on pourrait croire qu’il y avait l’air conditionné. 

Et comment font les andalous ou les espagnols qui vivent entre Burgos et Salamanque ? En été l’air vibrionne de chaleur, on pourrait faire cuire un œuf sur le capot d’une voiture. Eh ! bien leurs vies, leurs villes sont adaptées. Suivons leur exemple. On ironise sur la sieste, mais en dehors des touristes, à Séville ou Cordoue qui aurait l’idée de sortir entre midi et 4-5 heures de l’après-midi, ou de dîner à 20 heures  ? Et puis pas besoin de techniques sophistiquées : Il suffit de tendre des draps humides au-dessus des ruelles ou d’aménager des patios à l’intérieur des maisons où rien que le murmure des fontaines est un rafraîchissement doublé d’un ravissement. 

Et puis si l’on réfléchit bien, sur la planète c’est bien la moitié de la population qui vit dans des régions où il fait 30-35° C toute l’année… 

Et qui a décidé que le climat tempéré était celui de Londres ou de Paris, qui est plutôt tristounet et maussade 6 mois par ? 

Et où les sociétés humaines sont-elles apparues en premier. Sous nos latitudes, où il fallait se couvrir de peau de bête ou bien en Afrique de l’Est, ou il fait et faisait déjà à l’époque, chaud ? 

En revanche, dans deux ou trois semaines quand nous aurons retrouvé nos températures « normales », les agriculteurs eux auront toujours soif. Car plus grave que la canicule, c’est la sécheresse qui pose problème. L’eau ! qui dans notre pays nous semblait une ressource abondante et gratuite, et qui sera de plus en plus un bien rare et cher. 

samedi 23 juillet 2016

Terrorisme à Munich : Vérité en deçà du Rhin, erreur au-delà ? Ou l’inverse ?


Le compte twitter de la police de Munich: Un modèle !
Évidemment cela ne peut en aucune façon nous consoler de la tuerie de Nice et des autres attentats chez nous, mais … 2 attentats coup sur coup en Allemagne, cela nous conforte dans l'idée, sans forcément que nous l’osions l’exprimer à voix haute: Nous ne sommes pas les seuls. Toute l'Europe est visée. C'est notre civilisation, ce sont nos valeurs que l'on attaque. Nous sommes en GUERRRE !
Et en mettant les sous-titres, sous-entendu : Sus aux islamistes, sus aux musulmans, sus aux arabes !
Certains, certaines, avaient déjà préparé leurs éléments de langage: Ça devait arriver. Voilà où mène le laxisme d'Angela Merkel, voilà ce qui arrive quand on accueille 1 million de réfugiés presque tous musulmans, voilà encore une preuve de l'infiltration des réseaux salafistes.  
Les allemands appellent cela la "Schadenfreude", la joie malsaine, se réjouir du malheur des autres.
Pas de pot (C’est une manière de parler parce que 9 morts, de nombreux blessés, beaucoup d’ados …) : Le tueur n'est pas un migrant, il n’était pas en contact avec Daesh. C’est un allemand d’origine iranienne, chiite et les chiites sont- et de loin - les premières victimes de l'E.I salafiste. C’était un déséquilibré fasciné par la violence et les massacres de masse. Même le très démago et trash journal « Bild « ( Premier tirage européen avec 2 millions d’exemplaires vendus tous les jours) titre sur le « Bain de sang » , mais n’insiste pas sur les origines du terroriste, ni sur l’ombre de Daesh.
Nos medias devraient prendre des leçons. Car chez nous, sur BFM-TV ou I Télé, nous avons eu le droit l’espace de 24 heures, au même défilé d’experts venant nous expliquer que cet attentat correspondait au modus operandi de Daesh, que cela faisait partie de ses recommandations, comme le couteau de cuisine ou le meurtre au camion, que les réseaux de Daesh étaient partout et notamment en Allemagne. Tout cela pimenté par des successions de clichés sur l’Allemagne et les allemands. Et puis : Pschiiittt.
Nos autorités devraient également prendre de la graine.  Devant l’attitude des autorités allemandes. Angela Merkel ne s’est pas précipitée au milieu de la nuit pour parler d’attentat islamiste sans attendre les premiers éléments de l’enquête. 
Mention spéciale pour la police de Munich, un modèle de modération et de réactivité. Sur twitter par exemple, il était possible de se tenir informé, et en 4 langues : allemand, anglais, français, turc !
Bien sûr, les explications de la police allemande ne convaincront pas ceux qui voient des barbus partout. Ils diront que les allemands sont dans le déni.
Et bien sûr, cela ne veut pas dire que l’Allemagne n’est pas ou ne sera pas une cible. On peut craindre le contraire. Car cette Allemagne vertueuse qui a accueilli malgré tous les problèmes 1 million de réfugiés presque tous musulmans, c’est insupportable : Aussi bien pour les populistes et les extrêmes-droites racistes que pour les fous furieux de Daesh. Pour les terroristes, le grand kiff, c’est de foutre le bordel chez eux comme chez nous, car chez eux c’est chez nous, c’est notre maison Europe. Des deux côtés du Rhin.
Mais que le concept de radicalisation express ne soit pas repris par nos amis allemands devrait nous faire nous interroger. Sur le fait que Daesh n’est pas la seule explication des bombes humaines qui sont parmi nous. Croire qu’ils sont partout, c’est d’ailleurs servir leur propagande.
Les suicidaires potentiels s’inspirent évidemment des modèles à la mode. Et en matière de violence, les modèles ce sont aussi bien les vidéos sanglantes de Daesh, les meurtres de masse du terroriste norvégien Breivik que les séries trash et violentes genre Game of thrones ou que les jeux vidéos style Call of Duty. Dans tous les cas, ça dézingue, ça décapite et ça massacre.
Nous vivons une e-poque formidable.

dimanche 17 juillet 2016

Radicalisation express ou tueur amok ?


On peut se suicider avec 166 personnes sans être pour autant radicalisé islamiste

Depuis 24 heures, un nouveau concept est apparu, repris en boucle par la plupart des journalistes, notamment des chaînes info. La radicalisation express.
D’où vient ce concept ? D’une déclaration du ministre de l’intérieur, qui, si on la lit bien, est surtout pleine de circonvolutions et de conditionnels: «  Il semble que l’auteur se soit radicalisé très rapidement ». C’est ce qui ressortirait des déclarations d’une des personnes interrogées dans son entourage.
Il était temps parce que jusque là, ce qui frappait, c’était surtout le décalage entre les premières déclarations du Président de la République et du Premier Ministre. "C'est un terroriste, sans doute lié à l'islamisme radical d'une manière ou d'une autre" et celles du ministre de l’intérieur, du ministre de la justice, du Procureur de la République, qui beaucoup plus prudents, soulignaient qu’il n’avait jamais été fiché S, qu’il ne fréquentait pas des milieux radicaux, qu’il ne pratiquait pas, etc...
Mais l’heure n’est pas à la prudence, elle est à la pensée unique. La pensée unique aujourd‘hui ce n’est plus l’esprit soixante-huitard, le laxisme et le « boboisme », non, c’est l’obsession du radicalisme islamique. Nous voyons des barbus partout, et quand ils ne sont pas barbus, ils se dissimulent, et quand ils ne dissimulent pas, ils pourraient le faire. 
Comme un seul homme, nous reprenons sans discernement les mêmes rengaines. Sur les chaînes info les « experts » police justice ou terrorisme extrapolent, supputent, tordent les faits pour qu’ils collent à leurs explications. Un véritable terrorisme intellectuel.
Les experts qui par malheur formulent des analyses qui ne sont pas dans le politiquement correct actuel, ne sont plus réinvités, ne sont plus entendus. Comme Elyamine Settoul, sociologue à l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire, Anne Giudicelli du cabinet Terrorisc ou encore tous ceux qui suggèrent «  techniquement c’est un attentat, mais l’auteur était-il pour autant un terroriste radicalisé ». Pénible de voir comment les journalistes d’une chaîne info, qui interrogaient Farad Koroshkavar , un sociologue « spécialiste des phénomènes de radicalisation » voulaient absolument lui faire dire ce qu’il ne voulait pas dire, alors qu’il leur répétait « cela me paraît malsain de parler dans ce cas de radicalisation islamique ». « Cela relève plutôt de la psychiatrie ». Ou encore le juge Trevidic, habituellement si souvent invité : "Nous sommes face à un fou soutenu par une idéologie. C'est hélas indétectable. Aucune loi ne peut empêcher ça"
Certains « experts » parmi ceux qui défilent depuis l’horreur de Nice, nous disent: Quand on veut se suicider, on ne prend pas un camion pour écraser un maximum de piétons. Est-ce si sûr ? En mars 2015, le co-pilote de l’Airbus de Germanwings avait précipité son avion sur une montagne de Haute-Provence entraînant avec lui dans la mort les 166 occupants de l’avion. Une motivation politique ? S’était-il radicalisé ? Non, il avait pété les plombs. La presse allemande avait utilisé le mot de « pilote Amok ». D’après le terme Amok, popularisé par une des nouvelles les plus sombres du (très) grand écrivain autrichien Stefan Zweig. « Amokläufer », « le coureur amok » ; en français, « Amok ou le fou de Malaisie ». L’histoire : Sur le pont d’un paquebot qui revient de Java, un médecin raconte la folie meurtrière qui le consume, une folie que l’on trouve souvent dans la culture malaise, mais aussi dans beaucoup de cultures asiatiques, de l’Inde jusqu’à la Polynésie, et qui est appelée là-bas : Amok. L'amok est « le fait d'une personne agissant seule. C'est un accès subit de violence meurtrière qui prend fin par la mise à mort de l'individu après que ce dernier a lui-même atteint un nombre plus ou moins considérable de personnes ». Ce phénomène est très largement documenté chez les allemands, chez les anglo-saxons. Mais pas chez nous.
Car nous voulons des explications, des responsables, des coupables. Tous ces morts ne peuvent pas l’être pour rien. Sans attendre le résultat de l‘enquête, les yaka fokon sont en action ; Yaka expulser tous les « fichés S », Fokon ferme toutes mosquées salafistes. Sauf qu’apparemment la principale addiction de l’assassin de Nice semble avoir été la muscu et la gonflette. Un signe de « radicalisation cachée» ? A ce rythme-là, c’est bientôt Cristiano Ronaldo qui deviendra suspect d’être un sous-marin de Daesh. Et puis, à force de voir des barbus partout, il y a des barbus partout. A force de croire que tout est explicable par la main armée de Daesh, Daesh est derrière tous les crimes qui nous endeuillent. Les terroristes intégristes n’ont même plus besoin de faire leur marketing, nous nous en chargeons pour eux.
Cela permettra de ne pas répondre finalement à la seule question qui vaille et qui est la plus gênante: Comment, en plein état d’urgence, le soir du 14 juillet, un camion de 19 tonnes a pu entrer à minuit dans une zone sécurisée, au milieu de 100 000 personnes ?

dimanche 3 mai 2015

Républicains : That is (not) the question !


keep calm et voter quoi ?
En France, nous discutons de l’opportunité de rebaptiser un parti « Les Républicains ».
A Londres, on s’extasie sur le Royal baby 2.
Et pas qu’à Londres, puisque chez nous, depuis 24 heures, nous avons le droit au défilé de tout ce que les medias comptent de « spécialistes » des têtes couronnées, des monarchies, du protocole, des heurts et malheurs de tous ces Princes et Princesses, qui aujourd’hui sont tellement « modernes », à l’unisson de leurs peuples, des gens comme nous en fait, sauf qu’ils ne seront jamais menacés d’aller faire la cour à Pôle Emploi. Ainsi cette information "étonnante": Le Prince William, qui est appelé à régner - enfin après sa grand-mère qui semble bien partie pour entrer dans le Guinness book pour battre tous les records de longévité, toutes catégories, et après son père, qui continue à porter le kilt avec élégance - le futur roi, donc, est en congé paternité ! Comme tout le monde, c’est dingue, non ?
Dingues aussi tous ces commentaires qui en rajoutent sur la chance des britanniques d’avoir ainsi un si beau symbole national, qui leur coûte certes cher tous les ans, mais leur rapporte encore plus en tourisme et produits dérivés: Les ventes de mugs « Royal Baby 2 » détrônent déjà celles des T-shirts Messi ou des sous-vêtements Beckham. « Nous avons besoin de bonnes nouvelles, les français comme les britanniques ont besoin d’un peu de rêve ! » entend-on ici ou là. Comme si la royale naissance allait compenser les milliers de morts au Népal, les attentats de janvier, la hausse du chômage.
Notons quand même que ces anglais tellement chanceux d’être en royauté nous avaient montré la voie près de 150 ans avant notre révolution. Leur éphémère République proclamée par Cromwell avait fait décapiter le roi Charles 1er, et à la hache, en plus, ce qui franchement était digne des bourreaux actuels de Daesh.
Un sort (la décapitation en moins) auquel a échappé de justesse la Reine, il y a vingt ans, à l’époque de Diana, princesse des cœurs, icône des épouses bafouées.
Ce rétablissement d’image des souverains britanniques est tout à fait remarquable. Même si leurs recettes, comme la conduite à gauche et les jellies, ne sont sans doute pas importables sur le continent, les conseillers en communication, les « spindoctors » de nos dirigeants devraient en prendre de la graine.
La tâche risque cependant de se révéler ardue avant 2017: Le look énarque, même avec des lunettes relookées et danoises, est moins flashy que les tenues vert fluo avec chapeau « retour de pique-nique» qui est la marque des Windsor. Et puis cette famille est décidément très douée pour retourner les situations, même les plus limites, en sa faveur: Ils ont réussi à devenir le symbole de l’unité britannique, à se faire passer pour plus écossais que Sean Connery alors qu’ils sont plus allemands qu’anglais, plus Saxe-Cobourg-Gotha ou Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksburg, famille d’origine de Philippe d’Édimbourg avant son mariage avec la reine Elisabeth.
Notons que décidément les allemands sont vraiment partout: D’ici qu’Angela Merkel fasse valoir ses droits sur Buckingham Palace…
Fort heureusement, la chancelière n’a aucune raison de le faire. Chez elle, sa popularité est aussi importante que celle de Kate et de William. Mais sans tralala monarchique et salut à la foule. Et sans chapeaux. En matière de parades et de jeux destinés à endormir les peuples, les allemands ont beaucoup donné il y a 70 ans. Et aujourd’hui ils ont une préférence pour la transparence et la simplicité de leur République. Et chez eux, peu d’entre eux songeraient à baptiser un parti «Républicains». Seule l’extrême droite l’avait fait. Mais jusqu’à présent, cela ne lui a pas porté chance puisqu’elle n’a jamais pu entrer au Bundestag.
Alors qu’il n’est pas sûr que la naissance du « Royal baby 2 » évite ce risque au Parlement britannique où le très xénophobe Parti Ukip pourrait bien faire son entrée.
Les élections britanniques se déroulent dans 4 jours, et elles seront plus importantes pour l’avenir des Britanniques, de l’Europe et du nôtre, que le prénom d’une Princesse ou le changement de nom d’un Parti.
Nous vivons une e-poque formidable.

samedi 28 mars 2015

#FN : Pourquoi tant de hAisne ?


Dans notre France, voilà ce que certains français ont osé afficher, entre 1940 et 1944...
L’Aisne serait donc un des départements que pourrait emporter le Front National.
L’Aisne, 02, késako ? Vite, un coup de wiki :
Laon, la cathédrale, ah ! oui, j’ai dû voir des photos.
Villers-Cotterêts, ça, oui, encore. N’est-ce pas là où François (Premier du nom) a fait un édit qui faisait du français la langue officielle, et tant pis pour le breton, le basque, l’occitan, le provençal.
Soissons : Là, il y a une histoire de vase cassé. Vite encore un coup de wiki. Ouh! là là : Ca plaisantait pas du temps de Clovis et de nos ancêtres les francs. A une époque où la civilisation était plutôt du côté de Bône (Aujourd’hui Annaba en Algérie), Constantinople (aujourd’hui Istanbul, Turquie) ou Damas  (Toujours Damas, même si aujourd’hui en ruines, en Syrie), ça violait, ça pillait ferme.
Nous jouons, vous jouez à nous faire peur. Car jamais le Front National ne remportera les élections (J’entends, des élections permettant de  gouverner notre pays), jamais Marine Le Pen ne sera élue Présidente.
Pourquoi ? Parce que nous, parce que vous : Parce que notre pays la France, vaut mieux que ça.
La France, c‘est cette crotte de merde, à l’échelle de la planète , et qui pourtant dans l’Histoire a su attirer, fasciner des « étrangers » venus du monde entier, des cultures du monde entier.
Je pense à Ionesco, roumain, un de nos plus grands écrivains « La cantatrice chauve » , à Beckett, irlandais, «  En attendant Godot», à Bianchotti, argentin, de l’Académie Française, de François Cheung, de l’Académie française, de Dany Laferrière, de l’Académie Française, auteur du très drôle »Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » et du bouleversant, à propos du tremblement de terre en Haïti : «  Tout bouge autour de moi ».
Alors, Dimanche, votez ! Moi, qui habite Paris je ne peux pas le faire. Mais vous, votez, pour notre France,  celle du Général De Gaulle,( putain! sa tombe doit bouger dans tous les sens tellement il doit être écoeuré!!!: Non, je te te jure: Nous, les français, nous ne sommes pas des veaux!), La France que tuas porté au-delà des désastres, des collaborations minables d'un Pétain and co., celle que le monde admire, et qui est, quelques soient nos difficultés, la France qui a su attirer tant de gens admirables.
Votez ! Contre le FN, contre la haine, contre le repli sur soi, sur notre tout pays de merde, ce pays de rien du tout, et pourtant qui a su attirer, fasciner le meilleur de toutes les cultures du monde.
Je sais que nous vivons une période difficile, avec des élites rikiki et décevantes. Mais pensez à ce que nous sommes vraiment, plus grands que ces 64 millions d’habitants dans le nez du continent européen.
Dimanche, soyons à la hauteur de notre pays, qui est tout sauf le f-haine ;
Et n’oublions pas qu’en Allemagne, en 1933, Hitler fût élu chancelier avec moins de 33 % des voix
Nous vivons un e-poque formidable.

vendredi 27 mars 2015

CrashAirbus - Chaines toutinfo: Apprendre à la fermer ?


Derrière moi, l'accident: Plus de journalistes que de témoins!
Nous sommes tous devenus des addicts de l’info en continu.
Autrefois - à peine hier !- nous attendions la « grand-messe », le journal de 20 h. Ou encore, la sortie en kiosque du journal Le Monde, vers 13-14 heures, à Paris. Le lendemain matin, en province. 
Aujourd’hui entre les « alertes » , les fils d’actualité, les tweets, les échanges sur Facebook, c’est l’info en continu , et je veux savoir tout et tout de suite.
Alors on se branche sur une chaîne tout info, BFM, I-Télé, LCI et là… là c’est l’accident télévisuel et journalistique.
Après l’annonce il y a 3 jours de cet épouvantable accident d’avion, il n’y eut très vite rien à dire, rien à voir, puisque « la zone est inaccessible », rien à montrer « il faut respecter le deuil des familles », personne à interviewer, puisque les rares habitants des ces petits villages n’ont rien vu, rien entendu : « j’ai vu passer un avion, mais c’est plus tard quand ils l’ont annoncé à la radio que j’ai compris qu’un avion s’était écrasé derrière chez nous ».
Et les experts en boucle, et les directs « in situ », avec plus de journalistes que d’habitants sur place… Le pire, ce furent ces commentaires au moment de la visite des officiels, avec en boucle des réflexions du genre : « La chancelière Angela Merkel est à peine coiffée, on voit son émotion, elle porte la douleur de tout un peuple «  etc… etc »… Heureusement que des experts nous le disent, parce que sinon, on se serait attendu à quoi ? Qu’Angela Merkel se mette à chanter une tyrolienne (elle qui d’ailleurs est du nord-est de l’Allemagne) et que Mariano Rajoy se mette à danser un flamenco (Il n’est d’ailleurs pas andalou !)?
Il ne faut pas en vouloir à ces présentatrices et présentateurs, ni à ces envoyé(e)s spéciaux(ales) qui parlent pour ne rien dire. Ils ne font que suivre les directives de leurs directions. Ils ne font que meubler les minutes interminables de ces émissions spéciales – Ces « Breaking news » qui normalement devraient être exceptionnelles, mais qui aujourd’hui sont déclenchées pour un oui ou un non. Au lieu de reprendre le fil « normal » de l’actualité, il faut en permanence faire croire que nous vivons un événement unique, historique, « C’est l’accident le plus grave depuis… ».
C’est comme cette histoire que l’on nous racontait enfant : A force de crier au loup, au loup , alors qu’il n’y a pas de loup, le jour où il y a vraiment un loup qui vous menace, plus personne ne vous croit.
A force de tout écraser et de mettre tout au même niveau, de tout déclarer « historique » et « breaking news », les medias risquent aussi d’être de moins en moins crédibles …
Nous vivons un e-poque formidable.

vendredi 19 décembre 2014

Inauguration du Musée des Confluences : Ni Président, ni Ministre de la Culture , ni grands médias : Pourquoi ces absences ?




Hollande est allé faire une visite surprise à Chambord. Fleur Pellerin est très occupée, au Mont-Saint-Michel, non finalement aux dernières nouvelles à un rendez-vous très important avec le Président d’une Fédération mutualiste… 
Résultat : Le dernier très grand musée construit en France semble avoir été boudé par les plus hautes autorités. Son inauguration se déroule entre lyonnais !
Non qu’une visite présidentielle ait été une garantie de succès de fréquentation, mais quand même:
Hollande a inauguré le Mucem à Marseille, le Musée Soulages à Rodez. Et tout récemment, la fondation (privée) Vuitton à Paris, sans parler de la ré-inauguration du Musée de l’immigration.
Or ce Musée des Confluences est le plus gros investissement muséal de ces dix (vingt ?) dernières années. Il est gigantesque à l’entrée de Lyon par le sud, au confluent du Rhône et de la Saône. Que l’on aime ou pas son architecture, ce sera un des marqueurs de Lyon. Un peu comme Fourvière ou l’Opéra-Nouvel.
Alors pourquoi ce dédain ?
Peut-être en raison de son aspect extérieur ? Il est vrai qu’on est, comment trouver un terme diplomatique… « surpris » par l’architecture de ce mastodonte: Starwar ? Scorpion ou cancrelat d’acier ? Il paraît que les architectes – autrichiens- le définissent comme un cristal, un nuage et un ciel. Oui, mais alors plombé, le nuage! Personnellement, je n’aime pas trop, mais bon, les goûts et les couleurs…Mais à l’intérieur on est stupéfait: Ces espaces vitrés, généreux, d’ailleurs gratuits d’accès, qui vous happent vers le ciel et les terrasses avec des vues à couper le souffle sur Lyon: Ca vaut le détour.
Il y aussi le fait que ce Musée n’est pas simple à résumer en quelques mots: Le musée Soulages, c’est l’œuvre de Soulages. Le MUCEM, les civilisations de la Méditerranée, le Louvre Lens, le Louvre etc. Ici, le projet muséal, comme on dit, est tellement riche, qu’il donne l’impression d’être une boîte fourre-tout.  Qui va des origines du monde, de l’homme dans l’univers, dans son environnement, de la création et de l’évolution, des sciences et techniques, des rapports à la mort depuis l’Egypte ancienne en passant par les Arts premiers, un mix entre le Muséum d’Histoire Naturelle et la grande galerie de l’évolution, du Musée du quai Branly, du Musée Guimet, de la Villette. Et c’est pas fini !
Mais justement là aussi c’est très réussi et superbement présenté : Petits ou grands, personne ne s’embête une seconde, ce Musée est tout sauf une prise de tête.
Il y a aussi le coût astronomique, Plus de 320 millions d’euros. En grande partie d’abord parce que Raymond Barre a voulu qu’il soit construit à cet endroit, symbolique, là où le Rhône rejoint la Saône. Mais problème : Pas besoin d’être géologue pour se douter que le sol y est aussi stable que la lagune de Venise et que ancrer un tel bâtiment a nécessité des fondations extravagantes ! On ne parle plus de dépassement de budget : Le budget initial a été multiplié par 4 ! et Confluences a coûté plus cher que le Mucem, le Musée  du Quai Branly… deux fois plus cher que le Guggenheim Bilbao et 5 à 6 fois plus que le Pompidou-Metz… Bien sûr, la direction du Musée souligne qu’il y aussi dans les parties non visibles  du public sous le Musée, l’installation d’équipements de restauration et de conservation des œuvres d’art qui en font un des outils les plus performants qui existent. Mais, au moment où nous sommes en pleine crise, où l’heure est à la réduction des budgets, tout azimut et notamment dans le domaine de la Culture, un bâtiment de ce prix, ça fait tâche.
Mais après tout, ce qui est fait est fait.
S’il devient un élément supplémentaire d’attractivité pour Lyon, sa région, pour la France, alors ce cadeau encombrant devient un atout, qu'il aurait été possible d'assumer; Avec un peu de courage politique.
Sur le plan politique justement, Confluences est une « patate chaude ». Construit pas le Conseil général du Rhône, de droite, mais « donné » dans quelques jours à la Ville de Lyon, c’est-à-dire à Gérard Collomb, socialiste certes, mais pas hollandiste.
Là aussi le gouvernement rate une occasion: Car dans quelques jours, va naître ici la première métropole française. Lyon devient Lyon-métropole, deuxième agglomération de France, regroupant une grande partie des communes du département du Rhône, dont elle récupère les charges et les prérogatives. Inaugurer « Confluences », c’était donc marquer le coup d’envoi de ce qui va être la vraie réforme territoriale, non pas le regroupement des régions, mais bien le réaménagement de notre espace autour des grandes métropoles. Dommage donc, que nos dirigeants aient été si occupés aujourd'hui, ailleurs qu’à Lyon.
Ouh ! Ouh ! Il y a quelqu’un à l’Elysée ou à Matignon ?
Nous vivons une e-poque formidable



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