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samedi 10 juin 2017

France-Suède : La fin de « l’effet Macron » ?

Lloris: Une boulette ou l'annonce d'une Bérézina ?

Jusque là, tout allait bien.
La bulle médiatique s’est transformée en chamboule tout politique. L’inconnu du Touquet est devenu Napoléon, volant de victoires en victoires. Il lévite au-dessus des obstacles que nos experts de la vie politique lui avaient prédits. Même Donald Trump n’est pas arrivé à lui broyer la main, Macron ayant dû enfiler un gant (invisible) de fer.
Il y a un mois, les mêmes experts annonçaient que, OK, il serait peut-être élu Président, mais sans majorité parlementaire. Aujourd’hui, les mêmes hurlent à la mort de la démocratie, avec l’élection d’une Assemblée monocolore, rose Macron.
Et l’effet Macron touche tous les domaines: La confiance est revenue, celle des entreprises, celle des ménages - une première depuis 30 ans - annonçant donc des hausses de consommation, donc plus d’activité, plus de production, donc, on l’espère, plus d’emplois. Même la météo : C’est l’été avant l’été, le beau temps perpétuel: Macron commande aux dépressions.
Et puis là d’un coup, saperlipopette : La boulette, l’erreur du gardien Lloris, précédé par 90 minutes d’une équipe de France qui a joué - comment dire ?- comme si elle était en marche, mais pas en course. Battue 2- 1 par des suédois SANS Zlatan.
Du coup, Deschamps le sélectionneur est mal. Du coup, nous sommes mal. Du coup, vous allez voir, on va reparler de Benzema, celui qui enchante le Real Madrid de Zidane, mais qui en équipe de France... bon ... on n’en parle pas, c’est un coup à se fâcher avec ses meilleurs amis.

Du coup on se dit : Cette défaite annonce-t-elle une Bérézina qui empêcherait la France d’aller à la Coupe du Monde à Moscou ? Est-ce la fin de : « Avec Macron, tout nous réussit ? » ; le retour aux réalités économiques, sociales ; Et bien sûr aux inquiétudes sécuritaires ? 
Sur ce dernier point, y penser toujours, n’en parler jamais.

mercredi 9 juillet 2014

Seleção + consternação = Revolução ?

Heureusement que l'immigration allemande a donné Gisele Bundchen au Brésil !
E agora ? Et maintenant ? Voilà ce que demandent les journaux brésiliens ce matin.
Arrêtons de folkloriser le Brésil, dont le seul opium du peuple serait le «futebol». Mais on peut comprendre la «consternação»:  Imaginons un seul instant la France battue en demi-finale 7 à 1 par l’Allemagne au stade vélodrome ? Combien de voitures brûlées ? Marine et famille auraient appelé à la réouverture de la ligne Maginot…
En revanche, il est probable que la parenthèse merveilleuse de ces premières semaines de Mondial, où les stades étaient beaux, où l’ambiance était super, où les supporters faisaient la fête sur les plages de Rio, cette parenthèse va se refermer.
Le Brésil entre à nouveau en campagne électorale – les Présidentielles cet automne – et va retrouver ses difficultés. Pas celles de l’Argentine, au bord de la faillite économique, pas celles du Nigeria, au bord de la guerre civile avec Boko Haram, ni même celles de la France, lanterne rouge économique de l’Europe, et championne du monde de la déprime. Non : Celles d’un géant non pas émargent mais émergé, qui a plus changé en 15 ans qu’en 150 ans, et où la population rêve d’éducation, de transports, d’hopitaux, plus que de stades de foot.
Lorsque les feux du mondial seront éteints, la présidente Dilma Rousseff, qui n’a pas le charisme de son prédécesseur Lula, qui promet beaucoup et agit peu, risque elle aussi d’être renvoyée au vestiaire. Et devant la justice et les commissions d’enquête du Parlement. Car pendant que nos reporters jouaient à la baballe, les juges brésiliens continuaient d’enquêter. Notamment sur le scandale «Petrobas», le géant du pétrole, dont les dirigeants sont soupçonnés de corruption pour des opérations effectuées alors que l’actuelle Présidente était ministre de l’énergie, et où l’on retrouve des filiales de … GdF-Suez… Au moins 7 anciens ministres du P.T, le parti de Lula et de l’actuelle Présidente, sont poursuivis en justice, ou déjà condamnés et en prison !
Ce ne sont pas les favelas qui vont descendre dans la rue, ni les plus pauvres, mais bien ces déçus du miracle brésilien, les classes moyennes, dont le slogan est déjà« Fora Dilma » : Dehors Dilma.
Comme pour le Carnaval de la chanson, « la joie du peuple est une grande illusion… La tristesse ne finit jamais, le bonheur lui , si ! »

Playlist du blogodinho :
Le Samba do Alemão de Sérgio Andrade



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