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Affichage des articles dont le libellé est Macron. Afficher tous les articles
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mardi 12 mai 2020

Déconfinement pluvieux, déconfinement heureux ?


Non mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? 
On a été confinés pendant près de 8 semaines, réduits à regarder un soleil digne des plus beaux étés dans un ciel d’un bleu insolent au travers d’un double vitrage ou – chance - d’un balcon de 3 m2 ou - encore plus chance - d’un jardin de 100 , 200, 300 m2. On ne parlera pas des autres confinés en résidences secondaires (mon œil !), mais bien fait pour eux, eux-aussi obligés de regarder de loin la plage ou la forêt. Et voilà t’y pas que le Président ayant, plouf, plouf, plouf, arrêté la date du 11 mai, pas du 10, ni du 12, non du 11, nous allions tous pouvoir respirer. Pas de pot : des trombes d’eau et des températures de novembre. 
Soit Macron est trop fort : Il commande aux nuages et au froid et il les avait convoqués pour doucher nos envies de nous ruer dehors, et cela a marché car, à l’exception de deux ou trois spots où un peu trop de monde est allé prendre l’apéro, la catastrophe annoncé n’a pas eu lieu et le déconfinement a été plutôt heureux. 
Soit Macron est un malin qui prend ses conseils, non pas auprès d’un Conseil scientifique qui en 3 mois a un peu tout dit et son contraire, mais auprès de ceux qui vivent au rythme de la nature, qui écoutent les plantes pousser. 
Comme tiens, appelons-la, Antoinette, une bien meilleure prévisionniste météo que beaucoup de scientifiques. Car il faut dire qu’Antoinette est vigneronne, autant dire qu’avec elle, les bobards ça ne marche pas, pas de « fake news », une hirondelle ne fait pas le printemps. 
Elle m’avait prévenu : Attention aux saints de glace : « Saint-Servais, Saint-Pancrace et Saint-Mamert font à trois un petit hiver » Les 11,12,13 mai donc. Et cela depuis au moins le Moyen-Âge, comme quoi, réchauffement climatique ou pas, il y a des invariants, des choses qui ne changent pas. 
Comme par exemple, la saleté des français, notre saleté, bien connue des étrangers qui s’en moquent souvent expliquant que c’est pour cela que nous avons inventé les parfums - des parfums très chers, dont nous sommes bien contents d’être les rois du monde, avec vins, mode et autres produits de luxe : cela nous permettra peut-être de payer nos dettes à terme-.
Qui imagine un instant, que toutes ces dizaines de recommandations sanitaires décrivant par le menu comment il nous faudra vivre et travailler pour éviter la deuxième vague, le grand retour du virus, pourront tenir dans la durée ? Le port du masque ? on aura vite droit à des bouts de tissu sales et nids à microbes. Les distances de sécurité ? dans le RER aux heures de pointe , qui y croit ? Si nous pouvions au moins garder de cette pandémie le lavage des mains … Mais là aussi, quand on sait que les français ne changent de slips ou de caleçons qu’une ou deux fois par semaine, il y a de quoi être pessimistes. 
Prenons donc à nouveau conseil auprès de notre vigneronne : Les saints de glace, « Saint-Urbain les tient dans sa main ». 
Or cette année Saint-Urbain tombe le 25 mai, donc attendons encore un peu avant de crier victoire, de savoir si nous aurons le déconfinement heureux. Ou pas !

mardi 31 décembre 2019

Vœux présidentiels : Macron peut-il faire bouger les lignes ? Ok boomer !


Qui attend quelque chose de l'allocution présidentielle ?
Macron peut-il faire bouger les lignes ? Depuis 24 heures, les journalistes font semblant de se poser cette question, histoire de créer un ( faux ) suspens, histoire de meubler les heures (heurts ?)  qui nous séparent de 2020. 
Mais à question à la con (si, si !) , réponse à la con. 
Donc :
Ce soir à 20 h20, aussitôt terminés les vœux présidentiels – ce sera vers 20 h20, car on nous annonce un discours court, mais comme Emmanuel Macron ne sait pas faire court, ce ne sera pas 10 mn, mais 15 ou 20mn - , les français descendront dans les rues en masse pour chanter les louanges du Président. Les cloches des églises se mettront à sonner, la Tour Eiffel dansera sur ses pieds, la classe politique unanime saluera la nouvelle ère qui s’ouvrira ce soir, Mélenchon verra dans Manu le nouveau Bolivar, Ruffin confiera que son admiration pour le Président de la République remonte à plus de 20 ans, lorsqu’il étudiait à la Providence - ce collège bourge catho d’Amiens - où il avait croisé le jeune Macron de 4 ans son cadet ! Jérôme Gonzalez en larmes présentera les excuses des gilets jaunes, Philippe Martinez appellera à la fin de la grève, les trains se remettront à rouler, les métros à circuler jusqu’au bout de la nuit . Tu parles ! Ok boomer.
Évidemment que cette allocution ne servira à rien. Mais, c’est un exercice obligatoire , même si inutile et convenue ; convenues comme le seront toutes les réactions. 
Les marcheurs trouveront que le Président a été jupitérien, tous les autres n’auront pas suffisamment de fiel pour brocarder le Président des riches qui n’entend pas le mécontentement populaire . 
Nous commencerons donc 2020, comme nous avons terminé 2019 : à pied. 
Ok boomer !

dimanche 8 septembre 2019

Iran, climat,Trump : Que reste-t-il du G7 d’Emmanuel Macron ?

A défaut de dominer le monde, la France sait recevoir, ça c'est sûr !
Souvenez-vous: C’était il y a quoi ? Même pas 15 jours. Les commentatrices/teurs les plus anti-Macron ( si, si, ça existe ! ) s’extasiaient: Quel talent ce Président ! En 2 promenades sur la plage de Biarritz et une réception à l’Hôtel du Palais, il avait remis la France à sa place dans le monde. Peut-être pas en première place, mais en tout cas, dans le carré de tête. La France habile, diplomate, capable de réconcilier les positions irréconciliables. Un peu comme en 1938 à Munich... Euh ! non, là, mauvaise comparaison, mais passons. 
Donc à Biarritz, le coup de maître, qui a bluffé tous les commentatrices/teurs : L’arrivée surprise du ministre des affaires étrangères iranien. Bien sûr, il n’a vu personne, à peine l’aéroport. Enfin si : il a vu les français qu’il avait déjà vus deux jours avant à Paris. Mais l’on guettait la réaction des américains, le tweet vengeur de Donald Trump, qui aurait douché tous les espoirs, genre : « Melania, fais ta valise, on rentre à Washington ». Et puis, rien ! Alors, alléluia ! tout le monde d’imaginer déjà un sommet de Paris, où l’on verrait Trump embrasser le Président Rohani. Chapeau Macron, France is back. 
Et puis. 
Et puis rien. Au contraire : L’Iran annonce la mise en route de centrifugeuses avancées pour augmenter son stock d’uranium enrichi. Les États-Unis durcissent encore leurs pressions pour empêcher toute exportation clandestine de pétrole par Téhéran. Et à la frontière entre le Liban et Israël, où sévit le Hezbollah, marionnette des iraniens, les « incidents » se multiplient.
Bref, la seule chose qui va nous éviter une guerre, c’est sans doute qu’en période électorale, ce n’est pas terrible pour un Président américain d’en déclencher une, de guerre.
Que reste-t-il du G7 de Biarritz ? Peut-être la découverte par Melania Trump des vins français ( dixit son mari en conférence de presse) Remarquez, rien que ça, ça ne serait pas si mal. Cheers !

dimanche 25 août 2019

A qui appartient l’Amazonie ? Bonne question, mais qui la pose et qui y répond ?

Notre maison brûle; Oui mais surtout en Afrique !
L’Amazonie a donc été invitée au G7. Habillé en géant vert, Emmanuel Macron en a fait son cheval de bataille sur le thème : Notre maison brûle ! 
Espérons que cette formidable image, lancée par Jacques Chirac, sera suivie d’un peu plus d’effets qu’à l’époque…en 2002 ! 
Les incendies en Amazonie sont effectivement dantesques, mais ils ne sont en rien un phénomène nouveau. Chaque année des dizaines de milliers d’hectares sont ainsi défrichés, ou plutôt nettoyés à la saison sèche, en utilisant la technique des indiens, celle de la culture sur brûlis, une technique que l’on retrouve aussi en Guyane, pour faire son « abattis » son champ de cultures vivrières. 
Évidemment, on est loin des techniques traditionnelles quand ce sont des incendies provoqués et attisés par les intérêts de l’agrobusiness, dont on sait à quel point ils sont liés au Président brésilien. On accuse donc Bolsonaro, comme si par sa seule Présidence il avait mis la forêt en feu. Mais accuse-t-on Justin Trudeau pour les incendies catastrophiques de 2017 et 2018 au Canada ? Ou Vladimir Poutine pour les incendies également catastrophiques en Sibérie ? 
Emportés par l’émotion, par la mauvaise conscience, le « sanglot de l’homme blanc », nous en oublions la réalité, rappelée par ces cartes publiées par la NASA. En ce moment, c’est l’Afrique centrale et de l’Est qui brûle, beaucoup plus que l’Amazonie. La pauvreté, ne serait-ce pas cela la principale menace pour notre planète ? 
Sommes-nous les mieux placés pour demander des comptes aux brésiliens sur leur manière de gérer leur forêt. Au nom de quoi ? Du droit d’ingérence écologique ?  Parce que l’Amazonie appartiendrait à l’humanité ? Comment refuser à ces pays la possibilité d’exploiter leurs ressources naturelles, alors que notre richesse actuelle est le résultat de bien pire. Par exemple, pendant 3 siècles, en colonisant les immenses terres vierges d’Amérique du nord, massacrant les indiens, décimant les bisons, défrichant les sols jusqu’à les transformer en poussière comme dans les années 1930 dans le fameux dustbowl en Oklahoma. Rendez les États-Unis et le Canada aux « peuples autochtones » ? 
Et puis « charité bien ordonnée commence par soi-même » et pour nous français, cela devrait commencer par la Guyane. A qui appartient ce territoire vaste comme le Portugal ? Et qui est « autochtone » en Guyane ? Les seuls indiens ? les populations noires marrons ? Les « créoles », les descendants d’esclaves déportés depuis l’Afrique, les nouveaux immigrants, venus d’Haïti, du Brésil voire même d’Asie ? Qui doit décider de mettre sous cloche ses ressources au nom de la conservation de la forêt ? et comment peut-on la protéger des appétits de pays infiniment plus peuplés comme le Brésil dont les clandestins viennent exploiter illégalement et sans respect de l’environnement, ses réserves en or ? 
Essayons d’abord de répondre à ces questions qui nous concernent au premier chef. Avant de demander des comptes à un Président brésilien, qui bien sûr, en dehors de ses rodomontades, démontre tous les jours qu’il n’est pas à la hauteur. C’est d’ailleurs ce que commencent à penser de plus en plus de brésiliens qui avaient voté pour lui par exaspération anti-élites, anti-corruption, anti-désordre. 
La démocratie, la bonne gouvernance, la corruption, le développement, la lutte contre la pauvreté et les inégalités croissantes : il est moins facile d’apporter des réponses à ces questions brûlantes. Et pourtant, elles sont en grande partie à l’origine des feux en Amazonie. 

jeudi 22 août 2019

G7 à Biarritz : Emmanuel Macron annule tout ! ça sent pas bon !

G7 ?  Devine qui vient dîner sans être invité ? 
Il y a des jours où il vaut mieux ne pas entendre son réveil, rater son train. Parce que l’on sait que la journée va être foireuse. Eh ! bien c’est le cas avec ce G7 de Biarritz. Manu, n’y va pas ! Annule tout. 
Oui bien sûr, je sais : les petits fours sont déjà commandés et les homards péchés. Mais sérieusement, Président qu’attendez-vous de ce sommet ? 
Que Donald Trump soit frappé par la grâce de la Vierge dont la statue surplombe le rocher du même nom à Biarritz ? Qu’il se mette à dire : oui je crois au réchauffement climatique et je reviens dans les accords de Paris. Oui je crois au réchauffement diplomatique et je rediscute avec la Chine, oui je crois à l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, embrassons-nous Ayatollah !  Il serait plus vraisemblable de le voir se jeter à l’eau pour tenter un take off sur une planche de surf…
Et puis, il y aura qui à ce G7 ? 
Trump, on vient d’en parler. 
L’Italie ? son gouvernement vient d’exploser en plein vol.
La Grande-Bretagne ? En train d’imploser dans son Brexit. 
L’Allemagne ? Merkel est en train de faire ses valises, à Berlin , 
Trudeau au Canada ? Noyé dans un scandale d’Etat, et de toute façon, à quelques semaines d’une déroute électorale. 
Il n’y a plus que le Japon. Prêt à parler manga ? chrysantème ? Ou Ghosn, Carlos ? non , il ne vaut mieux pas. 
Les seuls qui vont vraiment venir, ce sont les alter-mondialistes . Et l’on sait déjà que comme à Hambourg en 2017, cela se passera mal. Et que les media auront de quoi diffuser des scènes hallucinantes genre Champs-Elysées décembre 2018, mais version pelote basque. Pas sûr que cela soit très bon pour l’attractivité touristique de notre pays. 
Alors, prétextez une gastro, un herpès mal placé, une appendicite aigüe. Qu’importe, mais annulez tout, ça vaudra mieux et ça coutera moins cher.

lundi 29 juillet 2019

Donald Trump ne nous fait pas peur : Sus aux Gafa !

Buveur d'eau ? fake !
Qu’est-ce qu’il croit le buveur de Coca ? Qu’il va faire reculer le pays de Vercingétorix, Jeanne d’Arc et De Gaulle ? Il ne connaît pas Astérix ? Toute la terre a été conquise par Rome-Washington, toute ? Non ! notre petit village gaulois résiste. 
Nous sommes les seuls à taxer les GAFA, tout le monde a envie de faire comme nous, mais pour l’instant nous sommes tout seuls, un peu comme un cycliste qui aurait lancé son attaque trop tôt dans le Galibier et qui sentirait le souffle du peloton qui le rattrape dans la descente sur Valloire.
Pour nous punir, Trump veut taxer nos vins. Mais on va répliquer. Allez embargo sur le camembert, le champagne et le homard. Tu fais moins le malin, hein Donald ? 
S’il ne cède pas, nous lui enverrons nos armes de destruction massive, nos politiques, ceux qui n’arrêtent pas de dire yaka fokon, le gouvernement ne fait rien. On va lui envoyer Jordan Bardella : Reprenons le contrôle de nos frontières, emmerdons les touristes américains dans nos aéroports autant que les douanes américaines nous emmerdent quand on va chez eux. Boycottons Apple, Facebook et Amazon (enfin, juste après la livraison 24 h, d’un pack de 5 slips à 20 euros) . In your face !
Ça ne suffit toujours pas ? On lui envoie Ruffin. Le député de la France Insoumise nommé ambassadeur à Washington : En moins de 3 semaines, les Ford, Goodyear et autre General Electric reviendront chez nous, fissa. 
Et si Bardella et Ruffin ne suffisent pas, on attend Trump au prochain sommet de Biarritz avec… une autre spécialité bien française : Les gilets jaunes ! Avec leur slogan : RIC et GAFA. 
Si cela ne suffisait toujours pas, eh ! bien il reste encore la possibilité de servir au Président américain qui ne boit pas de vin, de l’eau de Lourdes – Attention pas de l’eau lourde radioactive – non, de l’eau miraculeuse. Qui comme son nom l’indique ferait des miracles. En dehors de renforcer l’Union européenne, je ne vois plus que ça. 

jeudi 4 juillet 2019

La ligne Paris-Rome coupée par une coulée de boue : Tout un symbole ?

Paris-Rome coupée par la boue : Et on est en 2019 !
La ligne de chemin de fer entre la France et l’Italie est coupée et pour plusieurs semaines. C’est un symbole. Mais un symbole de quoi ? 
Non de la relation détestable entre les gouvernements actuels en Italie et en France. Bien sûr entre Macron, Président, et Matteo Salvini, qui - rappelons-le- n’est pas ( encore ? ) Président , mais seulement ministre de l’intérieur - il y a plus que le Mont-Blanc qui les sépare. Un fossé, une faille idéologique. 
C’est triste parce que tout le monde aime les italiens - des frères latins ? 
C’est triste et inquiétant parce que la crise dans laquelle s’enfonce l’Italie ne pourra pas ne pas nous affecter : Baisse de sa population - c’est devenu le pays le plus « vieillissant » du monde - récession économique, fragilités bancaires. 
En fait Matteo Salvini est surtout une grande gueule : tragediante-comediante. Et quelque soient les futurs éclats de voix ( de voies ?), entre Paris et Rome, la ligne ne peut être coupée. C’est comme avec l’Allemagne, nous sommes liés. 
Si la coulée de boue qui a emporté la voie ferrée est un symbole, c’est bien celui de la nécessité d’ un renforcement de nos liens, et donc d’achever la construction du Lyon-Turin. 
Faut-il que la vallée de la Romanche, le col du Lautaret, la vallée de Chamonix soient encore plus asphyxiés pour que l’on accepte l’évidence : Le train et le fer-routage, charger les camions sur les trains, comme dans le tunnel sous la Manche, sont la bonne solution pour traverser les Alpes. C’est ce que font les suisses avec le tout nouveau tunnel du Gothard - lancé après le Lyon-Turin, il est en service depuis deux ans - et bientôt les autrichiens. Même Matteo Salvini est à fond pour, comme quoi… 
Au fait, le Stromboli est entré en éruption, violente. Ça aussi, c’est un symbole: Avec sa coalition bancale au pouvoir et son économie qui flanche, les italiens dansent sur un volcan…

mercredi 3 juillet 2019

Europe : Comme la plume au vent, media est volage …

Un quarté qui a du répondant: Suffisant pour faire avancer l'Europe ? 
Comme la plume au vent, media est vola-a-ge, et bien peu sa-a-ge qui se fit aux journalistes un instant…
Il y a encore 24 heures, qu’est-ce qu’il ne fallait pas lire ou entendre. L’Europe dans l’impasse. Le dialogue franco-allemand brisé. A en croire nos editorialistes-experts-spécialistes qui en continu 24 heures sur 24 analysent toutes les situations et semblent experts de tout, sautant de la Corée du Nord à l’Iran, en passant par les primaires démocrates aux Etats-Unis ou la déforestation au Brésil, Angela Merkel avait sorti son casque à pointe, réouvrait la ligne Siegfried, et l’Italie allait couler l’Europe. Il fallait voir la mine gourmande de certains qui annonçaient : C’est l’échec d’Emmanuel Macron, son isolement en Europe. 
Et puis hier soir, virage à 180 °. Les mêmes experts qui criaient au feu, saluent le nouveau casting qui va incarner les institutions européennes. Un duo de dames qui sont tout sauf des alibis, complété par un espagnol et un belge. 
Donc l’Europe est capable de trouver de bonnes solutions après de bons compromis. C’est cela auquel nous avons du mal à nous faire en France. La prise de décision à la suite de longues négociations aboutissant à un compromis. Dans ce domaine, les autres européens et notamment les allemands, ont des décennies d’avance sur nous. 
Tout le monde est content ? 
Presque, il y aura toujours quelques aigris. 
Comme ces eurodéputés Brexit qui ont trouvé malin de tourner le dos au moment où l’on interprétait l’hymne européen pour la séance inaugurale du nouveau Parlement. Dans quelques mois ils ne seront plus là, donc qu’est-ce que ça peut leur faire. Et puis tourner le dos à Ludwig van, il faut être vraiment stupide. 
Heureusement que Beethoven ne peut entendre ça. Il était sourd à la fin de sa vie ! Mais cela lui aurait fait certainement de la peine que son hymne à la joie suscite de telles manifestations de haine anti-européenne. 

vendredi 28 juin 2019

Canicule ta mère ! Episode#4 C’est chaud en Allemagne : Merkel fait des malaises.

Les malaises de Merkel, chaleur ou politique ou les 2 ?
Contrairement à une idée reçue, il peut faire chaud, très chaud en Allemagne. Les records de température y sont assez semblables à ceux relevés en France. Et à Berlin, 36-37 °C ne sont pas rares. 
Hitze ! Canicule : en Allemagne aussi, autorités et médecins multiplient les messages de prévention. Mais il y a des différences de taille entre nos deux pays : 
D’abord le vert, le grün, la nature. 
Prenez Berlin : 5 millions d’habitants sur une superficie 8 fois plus étendue que Paris. Au coeur de la ville, des forêts, des lacs, deux rivières. On se baigne, parfois même à poil, sous les fenêtres de la Chancellerie. 
Et puis en période de canicule, il y a le « Hitzefrei » : Si la température dépasse 25 °C à 11h du matin, on met fin aux cours. Il faut voir en classe, les élèves souffler sur leurs thermomètres, guettant le moment fatidique : Hizefrei ! Une mesure qui existe depuis… 1892. Ce sont les Länder qui fixent la réglementation. La situation absurde où les épreuves du brevet sont repoussées à la Réunion, au cœur de l’Océan Indien parce qu’il fait chaud en France, est inconcevable en Allemagne. 
Inconcevable aussi le coup de froid des relations avec la France. Car il paraît que le torchon brûle entre Merkel et Macron sur la question des nominations à la tête des institutions européennes. Rien à voir avec les malaises récents qui ont affecté en public la Chancelière. Son entourage dit que la chaleur y est pour quelque chose, mais la Chancelière est peut-être aussi au bout du rouleau. Elle l’a annoncé : Après 18 ans au pouvoir, elle se retire, par étapes. 
Gageons qu’elle mettra quand même toutes ses forces pour faire baisser la température entre Paris et Berlin. C’est une autre qualité allemande, l’art du compromis. Or la conviction d’Angela Merkel, c’est qu’il n’y a pas d’avenir pour l’Allemagne sans l’Europe, sans la France.
Ses successeurs/euses auront-ils la même conviction ? C’est chaud




jeudi 27 juin 2019

#Canicule ta mère ! Episode 3 : Ça chauffe à Tokyo et Trump a peur.

Depuis Tokyo, l'appel de Macron: Il va falloir changer notre organisation.
Ainsi donc notre Président est au Japon. Et comme il l’avait annoncé, non, non, un Président ne parle jamais de politique intérieure française quand il est à l’étranger. 
Sauf exception, sauf urgence, et là il y a urgence - comme il y a un mois, deux mois, trois mois, bref comme à chaque déplacement présidentiel - il y a urgence climatique. Emmanuel Macron nous a donc appelé à changer notre mode de vie.
Car on le sait s’il fait très chaud en ce début d’été, c’est la faute à tous ceux qui prennent l’avion et dont les voyages ont une empreinte carbone lamentable. 
Et puis c’est la faute aux vaches qui pètent dans les prés, donc mort aux vaches ( Attention, pour ceux qui y verraient une insulte déguisée, tout le monde aime la police…). 
C’est la faute à la déforestation. Pas chez nous puisque la superficie des forêts augmente - elle a même doublé en un siècle - mais au Brésil ou en Malaisie. On devrait leur déclarer la guerre, leur envoyer le Charles De Gaulle bombarder Bélèm ou Manaus. Quoique non, l’empreinte carbone de notre super et seul porte-avion étant encore plus catastrophique, envoyons plutôt l’Hermione, et vive la marine à voile, pas à vapeur.
C’est la faute aux moteurs à essence, donc je passe à la voiture électrique. Mais comme c’est aussi la faute à notre consommation électrique, je repasse à la trottinette pas électrique, mais mécanique. Et je me retrouve aux urgences, le choc trottinette contre voiture tournant rarement à l’avantage de la première.
Mais nous pouvons compter sur le soutien de notre Président. Il l’a annoncé: Si les 19 autres « grands » pays ne se bougent pas pour lutter contre le réchauffement climatique, eh ! bien, attention, la France ne signera pas la déclaration finale. 
Il paraît que Donald Trump en tremble de peur. Et va annoncer que les Etats-Unis reviennent dans l’accord sur le climat. 
Je plaisante bien sûr. Hélas

mardi 11 juin 2019

Donald Trump et nous : Les chênes qu’on abat

Chêne franco-américain: Désentente cordiale ? 
C’est une mort dont vous avez forcément entendu parler : celle du chêne de l’amitié planté par Emmanuel Macron et Donald Trump sur la pelouse de la Maison Blanche. Comment ne pas y voir le symbole de nos relations avec Donald Trump ? Ce type-là est en conflit avec la planète entière. Il pense qu’en tapant du poing sur la table, il fera plier les chinois, les iraniens, les mexicains, et les européens. Là c’est facile, puisqu’en Europe même, certains croient que c’est la désunion qui fait la force…
La mort d’un arbre, et c’est arrivé comme ça ? Tu parles : il devait dépérir depuis quelque temps déjà. Il a souffert de manque d’amour. De toute façon, le Président américain n’est pas green, et la nature le lui rend bien … Bientôt on va découvrir qu’il allait y faire pisser son chien, voire pire…
L’arbre était en quarantaine sanitaire. Ce serait peut-être les parasites ou champignons importés de France qui seraient responsables de sa mort. Une expertise a-t-elle demandée ? Une enquête internationale a-t-elle été ouverte ? Attention au fake, n’oublions pas que les américains sont capables d’agiter une fiole de talc à l’ONU pour faire croire qu’il s’agit d’arme chimique et envahir l’Irak. Mais c’est vrai : Il y a en Europe beaucoup de vers dans le fruit. Des gens qui pensent que le « Alleingang » - c‘est un mot allemand et cela veut dire faire cavalier seul- des britanniques est la solution pour tenir tête aux 300 millions d’américains, au milliard et 300 millions de chinois ou d’indiens. 
Le chêne mort a été abattu : « Les chênes qu’on abat ». C’est le titre du livre d’André Malraux en 1971, qui rapporte son dernier entretien avec le général De Gaulle. On y lit notamment cette mise en garde de l’ancien Président à la veille de sa mort : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe ». Et il y en a encore qui réclame le Frexit ? 




lundi 3 juin 2019

Mais qu’est-ce qui ne va pas ( n’allait pas ?) avec Laurent Wauquiez

Et sur l’impétueux Wauquiez on relit l’enquête de Fabrice Veysseyre-Redon

Mettons de côté les idées politiques, les affinités partisanes, les sympathies électorales. 
Oublions un temps les petites phrases assassines, maladroites, mal à droite, très à droite, tellement à droite qu’on pouvait parfois se demander s’il y croyait vraiment ou s’il tentait de doubler Les Le Pen et consorts sur la droite. Alors que, on ne double jamais sur la droite, sauf en Grande-Bretagne. Mais on voit où ça les conduit, à Nigel Farage et au Brexit no deal qui va leur faire - et nous faire - très, très mal. 
Bouchons-nous le nez sur les boules puantes mal balancées. Ces fuites de son cours à l’EM Lyon où il dézinguait ennemis et amis à tout va…pas très habile. 
En dehors de tout ça, même si ça fait beaucoup, qu’est-ce qui ne va pas avec Laurent Wauquiez ? Pourquoi est-il si peu populaire ? Pourquoi n’imprime-t-il pas ? Il a la carrure physique d’un Chirac, une allure de gendre idéal, une tête bien pleine, normale Sup, l’ENA, il aime Houellebecq, il a un ancrage local : 
La Haute-Loire où il a su se faire adopter par feu Jacques Barrot, qui découvrit mais trop tard que son poulain n’était ni chrétien-démocrate, ni pro-européen comme lui. 
Le Puy-en-Velay, une ville conquise sur la gauche, mais où tout le monde, même ses adversaires mis sur la touche et souvent brutalement, reconnaissent son dynamisme, sa bonne gestion. Puy de Lumières - copié sur Michel Noir à Lyon il y a 30 ans - qui met en lumières cette superbe ville entre puy de volcans et cathédrale, attire les touristes et redonne de la fierté à toute une région. 
Mais le succès en politique n’a rien à voir avec les qualités humaines ou intellectuelles. Sinon Donald Trump …
Si tout cela n’avait pas in fine de possibles conséquences sur notre vie démocratique, on pourrait rire de voir, comme dit-on ? le bal des faux culs depuis l’annonce de sa démission. 
Il y a d’abord ses « amis » et « alliés » républicains. Tous louent la dignité de son départ. Mais tous sont très emm… Car qui va s’y coller ? Remonter un parti comme les Républicains, voilà une tâche plus compliquée que capitaine de bateau de croisière à Venise. Venise où vous avez vu, on a frôlé la grosse catastrophe, gondoles contre paquebot, c’est le Paquebot qui finit dans les quais. Certains pourraient y voir une allégorie du naufrage de la droite et pas seulement qu’en France, mais en Italie, en Espagne etc…
Et puis il y a les rapaces, les voraces, les hyènes qui se ruent sur le cadavre encore chaud, en se disant : Il y encore de la chair fraîche à se mettre sous la dent .Et qui a-t-on- revu dès l’annonce de la démission Marion Maréchal, ex-Le Pen ? 
Et puis la tête de tous ces journalistes, experts, analystes, chroniqueurs ! Les mêmes qui nous annonçaient un effet Bellamy aux européennes, une abstention record, bref qui avaient tout faux, analysaient « de sources sûres » que Wauquiez allait s’accrocher. Alors qu'il a raccroché.
Les prochaines présidentielles, c’est loin. 3 ans avant celle de 2017, qui aurait parié un euro sur Macron ? Et puis en 2022, Marine Le Pen perdra une nouvelle fois face à Macron et alors en 2027… 
En 2027, Laurent Wauquiez aura 52 ans. 

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Et sur l’impétueux Wauquiez on relit l’enquête de Fabrice Veysseyre-Redon et l'interview de l'auteur sur https://youtu.be/0PcdKOLjjW8

dimanche 14 avril 2019

Winter is coming ! Macron is speaking!

Grand discours vs Game of Thrones
C’est ballot quand même : Emmanuel Macron annonce son grand discours alors que Game of Thrones annonce sa sortie – mondiale - pratiquement au même moment. 
On sait déjà qui gagnera en terme d’audience :  Ce sera la 8 ème saison de GoT et non pas l’acte 23 des GJ, des Gilets Jaunes. La série de HBO est déjà la plus spectaculaire, la plus réussie, la plus profitable de tous les temps. Et l’on en parle partout, mais remarquez que personne n’a spolié ce que contient la 8 ème saison. On ne sait donc pas si Tyrion Lanister se fera tuer par Daenerys Targaryen – vous avez remarqué ? Aucun personnage ne s’appelle Corinne ! On sait juste que les marcheurs blancs ont franchi le Mur et sont arrivés à Westeros. Et qu’il ne s’agit pas de militants de En Marche. 
La lutte pour le Trône de Fer touche à sa fin. Qui siégera sur le trône ? On sait juste que ce ne sera ni Mélenchon, ni Le Pen.
Et ça au moment où Emmanuel Macron va nous faire la grande restitution du Grand débat. Sans même regarder l’allocution présidentielle, on peut déjà savoir que l’accueil en sera glacial.
Car de toute façon, il pourrait annoncer n’importe quoi, on sait déjà comment réagiront les uns et les autres. Car contrairement à Game of Thrones, les rôles sont déjà « spoilés », ils sont tellement prévisibles. On tendra le micro à Gérard et Monique du rond-point d’Orange Sud, ou à Marcel et Françoise de la Rocade de Bordeaux-nord, qui diront : « C’est que de l’enfumage ! on tient bon ! RIC, ISF, démission ! » Le RN : Le Président ne répond pas aux attentes des français. Les Républicains : Le Président n’est pas à la hauteur des attentes. La FI : Macron est le Président des riches. etc… On connaît la chanson. 
Alors qu’avec Game of Thrones, même si l’histoire est tirée par les cheveux, au moins le suspens est intact et les effets spéciaux sont géants !
Winter is coming.  

lundi 1 avril 2019

Sibeth N’Diaye, Cédric O, Amélie de Montchalin : Ceci n’est pas un poisson d’avril.

Ne l'appelez pas Corinne !
A 4 heures près, ces nominations auraient pu passer pour des poissons d’avril. 
Mais les annonces ayant été faites le 31 dans la soirée, ce n’est pas le cas. 
Passons sur les réactions des oppositions et des commentateurs : De toute façon même si Ruffin avait été nommé porte-parole du gouvernement et Alliot aux affaires européennes, tous auraient critiqué. Donc pas de surprise : Le remaniement est dénoncé comme un signe de l’isolement de la macronie. 
Reconnaissons que ces nominations peuvent surprendre 
De Montchalin à l’Europe : bon , elle a l’air intelligente, mais connaît-elle bien nos partenaires européens ? On a peu d’infos. Et puis ce n’est pas lui faire injure que de remarquer qu’il va lui falloir se décoincer si elle veut faire aimer l’Europe, nous la rendre moins technocratique. A moins que ce ne soit le rôle que se réserve Emmanuel Macron. 
Cédric O. Là-aussi, ce n’est pas lui faire injure qu’être interpellé par son nom. Sur les réseaux sociaux beaucoup demandent déjà : mais est-ce son vrai nom ? Ou bien s’appelle-t-il Orlando ou Ornicar ? Non, c’est bien O et pas 0. Ça fait numérique 0 -1. Alors peut-être que O sera efficace, plus que son prédécesseur, mais là beaucoup disent que ce n’est pas difficile. 
Il reste Sibeth N’Diaye. On critique qu’elle ait pu dire qu’elle était prête à mentir pour vendre la politique du Président. Ça a le mérite de la franchise. Pensez-vous un seul instant que les précédents porte-paroles de Jack Lang à Benjamin Griveaux, en passant par Wauquiez ou Le Foll, aient fait autre chose que servir la soupe ? 
En fait ce qui risque de se passer, c’est que si une partie des critiques à venir contre son porte-parolat seront justifiées ou pas, d’autres avanceront masquées. Certains vont critiquer Sibeth N’Diaye, parce qu’elle est une femme, parce qu’elle est noire, parce qu’elle est d’origine sénégalaise. Parce qu’elle ne s’appelle pas Corinne. 

samedi 16 février 2019

Italie – France : È tornato l’Ambasciatore.

Le tweet de l'Ambassadeur de France de retour à Rome.
Comediante-tragediante : Les relations orageuses entre la France et l’Italie, c’est vieux comme … les disputes entre Napoléon et le Pape Pie VII. Des négociations ponctuées de cris et de fausses ruptures, chacun in fine savait qu’il avait besoin de l’autre, et qu’il fallait arriver à un concordat. 
Entre la France et l’Italie c’est donc toujours la même histoire, avec côté italien un agacement certain de se sentir traité avec sympathie certes – qui n’aime pas l’Italie et la tentation de Venise ?– mais avec une pointe de condescendance :Notre petite sœur latine… et puis le pays des pizzaiolos(i ?) qui chantent « O sole mio » alors qu’on est la deuxième puissance industrielle d’Europe, et que le niveau de vie en Lombardie est aussi élevé qu’à Hambourg et Munich…
Donc l’ambassadeur de France est de retour, comme il vient de le twitter en italien et Emmanuel Macron invite à Paris le Président italien : embrassons-nous Folamour, tout est oublié. 
Sauf que, les problèmes sont toujours là, et ils sont d’abord côté italien, d’abord du côté de cette coalition improbable entre l’extrême-droite de la Ligue et les anarchistes du mouvement 5 étoiles. C’est l’alliance entre le scorpion et la grenouille. Vous savez cette histoire où le scorpion persuade une grenouille de le prendre sur son dos pour traverser une rivière. Le scorpion finit par piquer la grenouille, les deux coulent et au moment de se noyer la grenouille demande : Pourquoi ? Et le scorpion de répondre : C’est dans ma nature. 
Matteo Salvini est le scorpion qui est train de tailler des croupières à son partenaire de coalition. En Mars dernier la Ligue n’a obtenu que 18 % des voix, aujourd’hui elle devrait en obtenir le double, au détriment du mouvement 5 étoiles. Son leader Luigi di Maio est donc obligé de faire dans la surenchère : La France et Macron sont des boucs émissaires bien pratiques. Et il sera intéressant de voir qui l’emportera dans le dossier brulant de la construction du TGV Lyon-Turin : La Ligue est pour (normal, elle représente les intérêts des industriels de l’Italie du nord) et le Mouvement 5 étoiles est contre ( normal, il est anti grand-travaux. Ainsi à Gênes, il ne croyait pas en la « fable » de l’effondrement du pont autoroutier Morandi et avait bloqué la construction d’une nouvelle autoroute pour contourner la ville …)
Combien de temps cela fonctionnera-t-il auprès des électeurs italiens ? 
Pour l’instant, l’extrême-droite mange son pain blanc en premier, en faisant de grandes démonstrations de force au sujet de l’immigration. Or, cela fait déjà quelque temps, avant son arrivée au pouvoir, qu’aucun migrant, ni immigrant n’avait envie de mettre les pieds en Italie. Pas très agréable d’entendre des cris de singe, voire pire, quand on est noir et qu’on joue au calciodans un stade italien.
Et puis surtout parce que l’économie se porte très mal. Elle est même entrée en récession. Le système bancaire est au bord de la crise de nerfs et la dette italienne pire que celle de la France. Les jeunes qualifiés s’en vont, faute d’emplois. 
Et ce n’est pas le « grand remplacement » ( sous-entendu des européens blancs et chrétiens remplacés par des arabes et des noirs musulmans) qui menace l’Italie. Ce sont les italiennes et les italiens eux-mêmes : Ils ne font plus d’enfants depuis longtemps. 
L’Italie est déjà le pays le plus vieux d’Europe, un des plus vieux du monde avec le Japon, chaque année sa population diminue, il y a de moins en moins d’actifs pour payer cotisations sociales et retraites. L’Italie est entrée dans un cercle vicieux : Comme il y a de moins en moins de jeunes, il y a de moins en moins de couples en âge de procréer. Et comme les italiens ne veulent pas d’immigration, il n’y aura bientôt plus personne pour chanter « O sole mio ».

mardi 22 janvier 2019

Il neige à gros flocons, c’est la faute à … Macron

Toute la France bloquée par la neige... jusqu'en Guyane !
Ça y est : C’est le plan neige, l’alerte météo, la vigilance orange, et en même temps, le grand chaos sur nos routes, les voitures qui dérapent sur les nationales, les camions bloqués en Normandie. Mais que fait le gouvernement ? Et Macron ? 
Au lieu d’envoyer saleuses et déneigeuses sur nos routes, il préfère se « goberger » avec les riches de la planète à Versailles. 
Au lieu de se les geler sur les rond-points avec les gilets jaunes, il va à Aix-La-Chapelle vendre l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne de Merkel !
On sait bien ce que veulent les allemands, c’est une Europe, à leur botte et récupérer la Normandie. Non, la Normandie et l’Aquitaine ce sont les anglais qui les veulent. L’Espagne veut récupérer les Flandres et la Franche-Comté, quant à l’Italie elle veut reprendre la Savoie et Brigue et Tende…
Quant aux arabes, on le sait, ils veulent le grand remplacement jusqu’à Poitiers. Marseille c’est déjà fait ! Et avec le traité de Marrakech, Macron - encore lui - leur livre notre pays .( Eric Zemmour sort de ce corps…)
Je plaisante, je plaisante, mais dans le fond, si on creuse vraiment, n’est-ce pas ce que bon nombre d’entre nous pense tout bas. Et ce que certains écrivent tout haut. Comme cet obscur député européen de Debout la France qui affirme que «  Macron va livrer l’Alsace à l’Allemagne et que la langue administrative sera l’allemand  », propos repris par Marine Le Pen, qui twitte « Mise sous tutelle d'une part de l'Alsace, partage de notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU  En signant ce traité d'#AixLaChapelle en catimini, Emmanuel #Macron commet un acte qui relève de la trahison.»
Trahison ? Rien que ça ! Mais pourquoi pas traduire Macron devant la Haute Cour de Justice ? ( Ah ! non, elle a été supprimée ). Evidemment que c’est faux et même plus que ça, stupide , dumm,( oups, mon allemand me trahit), mais qu’importe, médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose, comme par exemple, 10 millions d’entre nous qui votent pour elle, comme au second tour des Présidentielles en 2017. 
En attendant, il neige. Au mois de janvier. 
Mais que fait Macron !
* Au fait, la photo de Cayenne sous la neige est un fake, bien sûr, mais pas plus absurde que l'Alsace livrée à l'Allemagne, non ?


 

mercredi 16 janvier 2019

Emmanuel Macron : On achève bien les chevaux !

Emmanuel Macron, Marathon man !
Trop fort ! 7 heures de stand-up devant six cents maires de Normandie. Panique à bord des chaînes infos qui avaient programmé des lives. Elles s'attendaient à une ou deux heures de retransmission, mais là, 7 heures d'antenne, sans pub ! Bonjour le manque à gagner. Et puis tous ces experts, chroniqueurs, analystes qui avaient été mobilisés pour réagir à la parole présidentielle, et qui les uns et les autres ont dû se rabattre sur des belotes, des pokers ( strip pokers ? En tout cas le Président lui a fini par tomber la veste, s'il avait continué 2 heures de plus, on se demande en quelle tenue il aurait terminé !) Oups, redevenons sérieux : En tout cas, vers 11 heures du soir, ils n'étaient plus que 2 ou 3 à répéter les yeux un peu exorbités : Du jamais vu, du jamais vu ! Et puis comment résumer 7 heures de débat en 1mn30 ? Même avec des flopées de stagiaires, ressortir 5 phrases marquantes, compliqué !
A un moment on s'est dit : Il a fait un pari avec Brigitte : Je tiens 7 heures sans pause pipi !  Nous voilà rassurés sur la prostate présidentielle. Ou encore avec Jean-Luc (Mélenchon) : « Tu vas voir, je vais faire mieux que Fidel Castro mais sans verre de rhum !». Ou encore avec Marine : « On se retrouve pour l'after ?»
On se serait cru dans un remake normand de « on achève bien les chevaux ! » vous savez ce film extraordinaire devenu culte de Sidney Pollackmettant en scène ces marathons de danse organisés pendant la grande crise aux Etats-Unis exploitant la misère des millions de chômeurs en leur promettant une récompense s'ils gagnaient ces épreuves inhumaines. Sauf que hier, il n'y avait pas Jane Fonda (Marianne, peut-être ?)et que la crise en France n'est quand même pas comparable à la crise de 1929 aux Etats-Unis. A moins que ...
A moins que nos amis anglais ne s'enfoncent encore plus dans le brouillard. Pendant que Macron tombait la veste, aux Communes Theresa May s'en prenait une, de veste. La voilà habillée pour plusieurs hivers ... Winter is coming !La crise arrive sous la forme d'un hard Brexit qui serait une très mauvaise affaire pour les anglais d'abord, pour nous par ricochet. 
Et puis si aux Etats-Unis, Trump continue sur la même pente, à déclarer la guerre économique à tout le monde, à commencer par ses alliés, son administration ou la Banque centrale, c'est moins de nos ronds-points gilets jaunes que de l'Ouest que risquent de venir les vents mauvais. 
2019, remake de 1929 ?


 

mardi 1 janvier 2019

Communication d’Emmanuel Macron : En progrès, mais …

Voeux du Président: Debout, plus court, moins de philo. Sur la forme c'était mieux. Non ? 
Vous avez vu ? IL a lu mes conseils… Qui IL ? Le Président ! Si, si. Il n’y a pas d’autres explications, car souvenez-vous l’année dernière - en 2018 – que d’allocutions, discours, interviews calamiteux. Ainsi qui avait eu cette idée pour le moins zarbi de le faire réagir aux premières poussées des gilets jaunes, aux demandes sur le prix des carburants depuis le porte-avions Charles De Gaulle ?  Avec des rafales en toile de fond, des avions qui consomment sensiblement plus que 10 litres au 100 ! C’est bien de cajoler nos forces armées dont on mesure tous les jours l’engagement pour nous protéger des menaces qui continuent à nous menacer, mais pas à ce moment-là !  
Et puis il faut éviter les directs. Pour « cadrer » son temps de parole, et éviter les saillies philosophiques qu’affectionne – semble-t-il – particulièrement l’ancien collaborateur de Paul Ricoeur. Oui, parce qu’on dit « Emmanuel Macron, banquier », mais il ne l’a été que 2 ans. Alors qu’il a été beaucoup plus longtemps plongé dans le travail de Paul Ricoeur, un des plus grands philosophes français de la fin du XXème siècle. 
Evidemment il est plus sexy de vendre Macron, « Président des banquiers », plutôt que « Macron Président de l’herméneutique » ( ?). «C’est seulement dans un conflit des herméneutiques rivales que nous apercevons quelque chose de l’être interprété» est-il écrit en accueil du site du fonds Ricoeur, une pensée en action. Pour être franc, on ne percute pas immédiatement, il faudrait sans doute un Fabrice Lucchini, pour nous rendre plus intelligents et nous décortiquer ces textes, mais on sent que c’est du lourd. 
D’où sans doute la tentation d’Emmanuel Macron de nous infliger des grandes envolées sur l’épistémologie. On sent qu’il est toujours à deux doigts d’une rechute. On craint le pire pour la lettre qu’il annonce vouloir nous envoyer. Une lettre ? Est-ce une si bonne idée ? Déjà avec le prix du timbre qui augmente, une lettre pour chacun des français, on va encore dire qu’IL se goberge avec notre argent. 
Et puis Emmanuel Macron devrait s’inspirer des démagos qui font le buzz ces derniers mois. Comme Trump, qui communique par tweets. C’est bien car ça oblige à aller droit au but. Ce qui n’exclue pas la philosophie : « Je pense donc je suis ». N’est-ce pas un tweet formidable ? Bon, d’accord, ce n’est pas du Trump, mais du Descartes. Mais cela fait 4 siècles qu’on commente cette phrase. 

dimanche 30 décembre 2018

Derniers conseils en com’ avant la fin (du mandat ? du monde ? non, de l’année !)

Faire peuple et campagne surtout quand on est un grand bourgeois: Ça marche depuis toujours !
Monsieur le Président, vous êtes sur le point d’enregistrer votre message de fin d’année, vos voeux pour 2019. C’est peut-être déjà fait. Ce serait dommage, car alors vous ne tiendriez pas compte de mes conseils avisés. 
Je répète les 3 principes à suivre pour que l’on se remette à écouter les messages présidentiels :
1- Faire court 2- Faire simple (mais pas simpliste) 3- Du concret pas de philo. 
Ensuite il y a le fond. 
Pas le contenu du discours (franchement que pourriez-vous nous dire qui ne soit pas mal interprété ou qui ne vous revienne pas en pleine gueule comme un boomerang ?) mais le fond, au sens de décor. 
Bien sûr, évitez l’ambiance feu de cheminée avec Brigitte à vos côtés. C’est du déjà vu, et l’on sait que ça s’est mal terminé pour le Président de la République de l’époque Valéry Giscard d’Estaing.
Evitez aussi l’ambiance De Gaulle, genre salle des fêtes de l’Elysée, avec dorures, tentures et rideaux. D’abord, elle est en réparation (la salle des fêtes). Ensuite il n’est peut-être pas utile de rappeler que les travaux, certes indispensables, vont coûter 500 000 euros. Ça ferait encore dire : Il se goberge avec notre argent. Comme si vous alliez emporter avec vous les rideaux, la vaisselle ou les petites cuillères quand vous quitterez le Palais présidentiel !
Saint-Tropez où vous passez des vacances ? Mauvais plan, tout comme la montagne : ça fait Président des riches. Le Touquet, idem… La Lanterne, ça fait Versailles. Brégançon ? Même en cette saison, on vous ressortirait la piscine. 
C’est bête que vous ne fassiez pas comme vos prédécesseurs : L’Île Maurice ou la Mamounia à Marrakech, aux frais de la Princesse, c’est-à-dire aux nôtres. Curieux. A l’époque, on ne trouvait pas que ça faisait banquier.
Sinon, il reste le genre campagne française, avec un village blotti autour de son église. Ça aussi c’est du déjà vu. En 1981, ça avait marché… Mais il est vrai qu’en 81, vous n’étiez encore qu’un bébé. Et les gilets de sécurité n’étaient pas encore obligatoires dans le coffre des voitures.


mardi 11 décembre 2018

Conseils en com’ (suite) à Emmanuel Macron : Président encore un effort !

C'est vrai que le côté "premier de la classe", ça peut énerver.
Vous avez vu ? Ou entendu, hier soir ? Apparemment oui, puisque nous étions 23 millions suspendus aux lèvres du Président de la République. Plus que pour la finale du Mondial ! 
Et alors ? Vous n’avez rien remarqué : Il a suivi mes conseils. Il avait –sans nul doute - lu mon blog d’hier, et mes 3 conseils en com’. Le Président a fait plus court, plus simple, et plus concret avec juste ce qu’il faut de storytelling.
Résultat: Pour une fois, il a été plutôt écouté.  Bien sûr, il y aura toujours les frustrés du Grand Soir, qui appellent encore à l’insurrection populaire, mais il semblerait bien que l’on puisse entrevoir le début du commencement d’un bout d’amorce de discussions. Ouf ! Noël approchant...
Mais s’il y a du mieux, la prestation du Président est encore loin d’être parfaite. Et là encore nous ne parlons que de la forme. 
Sauf votre respect, Président, qu’est-ce que vous jouez mal ! Si vous voulez toucher notre cœur en nous confiant que vous êtes sincèrement désolé que certaines de vos paroles aient pu blesser, il faut y mettre plus de cœur, justement. Un peu comme Gérard Philippe dans les stances du Cid. – Pour celles et ceux qui comme moi n’ont pas eu la chance de voir jouer ce sommet du théâtre français, vite un petit coup d’internet. Youtube pour ne pas citer un GAFA (!). Et là on est transportés, on y croit : « Je demeure immobile et mon âme abattue cède au coup qui me tue ». On sait bien que Gérard Philippe n’est pas un chevalier espagnol du Moyen-Age écartelé entre son devoir et son amour. Mais on y croit. Sans atteindre de tel sommet, vous avez encore des progrès à faire. 
Et là on ne comprend pas. On nous avait raconté que le jeune Emmanuel avait suivi des cours de théâtre donnés par une professeure prénommée Brigitte ? On nous aurait menti ? Même par rapport à d’autre politiques, vous êtes encore très, très loin des performances, d’un Le Pen quand il appelle Jeanne (d’Arc) à bouter les arabes hors de France ou d’un Mélenchon quand il fait rempart de son corps pour bouter un juge hors de son bureau. Ces deux-là, c’est du niveau César ou Oscar. 
Alors un nouveau conseil : Reprenez les cours de théâtre. Par exemple, avec un coach choisi parmi les nombreux talents que comptent les scènes françaises. Il y a des monstres comme Depardieu, capable de tout jouer depuis Jean Valjean jusqu’à Christophe Colomb, ou alors Clavier, c’est un peu comparable, entre les bronzés, Astérix et Napoléon. Mais pourquoi pas Line Renaud ? Elle est formidable, elle plaît à toutes les générations, elle vient du Nord, mais est passée par Vegas et en plus elle faisait partie de votre fanclub de la première heure. 
Je plaisante, je plaisante, mais mine de rien, être capable de montrer un peu plus d’empathie, de se déboutonner pour prouver que l’on n’est pas seulement un technocrate froid comme un algorithme boursier, cela devrait se révéler utile dans les semaines qui viennent. 


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