Paperblog
Affichage des articles dont le libellé est élections présidentielles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est élections présidentielles. Afficher tous les articles

mardi 7 mars 2017

En politique comme en foot une remontada est-elle possible ?


Fillon peut-il être le Messi de la droite ? 
Mercredi à 22 heures on saura si le Barça réussit sa remontada. Il paraît que ce serait historique alors que le PSG a dézingué les catalans à l’aller 4-0. En Espagne, les commentateurs sont très, très pessimistes. Les supporters eux semblent y croire beaucoup plus. Impensable en effet que ce club mythique qui domine le foot européen depuis toujours, puisse être éliminé de la Ligue des Champions. Et ils s’en remettent à leur sauveur, Messi, por supuesto !
Pour la droite française, le messie s’appelle Fillon. Une remontada sera-t-elle possible ? Les supporters veulent y croire: Il y a 4 mois François Fillon était donné battu, et pourtant a gagné les primaires haut la main. Dimanche il a rassemblé 200 000 personnes - peut-être 40 000 seulement mais qu’importe - le peuple de droite était avec lui. Et puis les sondages se trompent. Comme en Grande-Bretagne pour le Brexit, ou aux Etats-Unis pour Trump. Sans ces instantanés de l’état de l’opinion, ce sera donc pilotage à vue, au doigt mouillé. D’autant plus que toute discussion semble devenue impossible. Les partisans opposent le terrain, la vraie France, le peuple de droite, aux élites, aux « chapeaux à plumes des partis », au microcosme parisien. C’est quoi, c’est qui, le peuple ? A quelle heure faut-il se lever pour aller travailler? Si on n’aime pas les chroniques de Zemmour, est-on renvoyé dans l’enfer de la pensée unique ? La pensée unique, n’est-ce pas penser que seuls ceux qui pensent comme moi ont raison ?
En foot, tant que le coup de sifflet final n’est pas sifflé, tout est possible. Pour ces élections présidentielles, le coup de sifflet ce sera évidemment le 23 avril 20 heures. Mais en foot, une défaite finalement ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un jeu. Alors qu’en politique, là on arrête de jouer. Car c’est à la fois notre avenir collectif et nos avenirs individuels qui sont en jeu.
Nous vivons une e-poque formidable.

lundi 6 mars 2017

Elections: On parie ? Place your french election bets.

-->
Macron vainqueur chez les bookmakers: Encore le grand complot ?
Si l’on était à Londres, on irait placer des paris sur les prochaines élections. Même si franchement, les paris semblent impossibles. Bien sûr, cela dépend du point de vue. Et ces points de vue se radicalisent de plus en plus, déchirant les familles politiques traditionnelles.
A gauche, Mélenchon et Hamon jouent à c’est toi qui dit qui l’est et l’on voit mal comment ils ne programment pas ainsi leurs défaites.
A droite, François Fillon applique la devise hollandaise, non pas celle de François mais du pays – Je maintiendrai, en français dans le texte étant la devise de la maison royale des Pays-Bas. Pour ses partisans, sa fermeté et son obstination sont des qualités qui le qualifieront. Et d’avancer cet argument massu: Un mois avant les primaires, Fillon était donné battu.
A l’intérieur de chacun des camps, les échanges sont devenus d’une violence rare. Les attaques les plus agressives contre Alain Juppé proviennent souvent de son propre camp, comme le fameux Ali Juppé, à croire qu’aux yeux des partisans de Fillon, le maire de Bordeaux est pire qu’un Mélenchon ou qu’une … Marine Le Pen. L’irruption des réseaux sociaux comme source d’information, avec leurs rumeurs et leurs « fake news », leurs nouvelles fausses, permet tous les déferlements sans filtre et sans retenu. Derrière un pseudo asterix92 ou vaval972, on peut médire, jouer les corbeaux. Là où il y a 20 ans, on envoyait une lettre anonyme et des photos mal truquées aujourd’hui on tweete et on photoshope et le monde entier comme la voisine du coin sont mis au courant.
Aux dernières nouvelles, chez les bookmakers de Londres, Emmanuel Macron a la côte le plus élevée. Pour faire la culbute, il vaut mieux parier sur Mélenchon à 156 contre 1 ou même Fillon à 10 contre 3. Mais sur le Brexit les bookmakers s’étaient trompés. Et puis qu’est-ce que les britanniques comprennent à la France ? Sauf les galloises ?
Nous vivons une e-poque formidable.

vendredi 3 mars 2017

Elections : Nous sommes la risée des européens, mais ça ne les fait pas rire.


Folie nue : Voilà comment les européens s'inquiètent de la campagne électorale
Prenons un peu de recul. Sortons de nos frontières, regardons ce que disent de nous nos voisins. On ne peut être que consternés. A moins de croire que le complot juridico-médiatique s’étend jusqu’à Stockholm ou Rome, notre campagne électorale est décrite comme un vaudeville. Mais plus que sujet de plaisanteries, nous sommes surtout l’objet d’inquiétudes.
Les italiens ont connu pire, donc ils ont le cuir tanné, mais quelle revanche pour eux dont nous avions beaucoup ri il y a quelques années parce qu’ils élisaient un clown, Berlusconi.
Les espagnols en perdent leur latin. Comme au Portugal, ils ne connaissent pas de montée de l’extrême-droite. 60 ans de dictature, Salazar ou Franco, ça vaccine pour plusieurs générations.
Les britanniques ne montrent aucune compréhension pour le Penelopegate, et le fait que Penelope soit d’origine galloise ne suscite aucune compassion.
A Genève, la Tribune écrit : « La présidentielle 2017 est d’ores et déjà abîmée. Et François Fillon, comme Marine Le Pen, en porte une lourde responsabilité ».
La montée du populisme en France, c’est la grande inquiétude de tous nos voisins, et le très populaire et populiste Bild Zeitung  s’interroge : Après l’élection de Trump, le prochain choc viendra-t-il de notre voisin. Pour illustrer cette question, le plus grand quotidien européen fait de l’humour (allemand, certes, donc attention aux explications): Une photo de Le Pen aux côtés d’un  jeune homme aux pectoraux dénudés, avec cette légende à double sens: La dirigeante d’extrême-droite se la joue proche « hautnah », à fleur de peau,  du peuple… et ce titre, lui aussi un jeu de mots : Nackte Wahsinn, qui évoque une comédie qui fait fureur en Allemagne, adaptation du film Rat race de Jerry Zucker, et qui signifie Folie nue.
Folie: La campagne électorale française avec sa surenchère populiste, voilà qui ne fait pas rire du tout hors de nos frontières.
Nous vivons une e-poque formidable !

lundi 27 février 2017

Elections : Sauter de la Tour Eiffel sans parachute, est-ce que ça fait mal ?


Revenons au Franc, vite! et au joyeux temps des dévaluations en cascade !
On a tout essayé. Ce n’est pas une émission de télé mais bien le ras-le-bol éprouvé par un certain nombre d’entre nous.  Sortons les sortants. Tous pourris. ILS n’ont rien fait depuis 30 ans. Et donc, si l’on essayait des nouveaux ? Des, qui n’ont jamais été au pouvoir. Donnons leur une chance. C’est ce que l’on entend de plus en plus. Mais qu’entend-on par là ?
Sortir de l’euro accusé d’être responsable de tous nos maux, de l’Europe soupçonnée de rouler pour la seule Allemagne ; couper avec Bruxelles accusé de nous imposer ses « diktats » ; détricoter ce que nous avons fait avec nos voisins depuis 60 ans ? Et cela au moment justement où l’Europe va mieux. Croissance en hausse, endettement en baisse, chômage en chute. Partout, sauf… En France notamment. Cherchez l’erreur : Celle d’avoir trainé à faire des réformes, à nous désendetter, ce que tous les autres ont fait. Mais bien sûr, c’est pas nous, c’est les autres qui sont responsables de nos malheurs.
Soit essayons.
Mais si cela ne marche pas ?  Qui paierait les pots cassés ? Il sera alors trop tard pour regretter nos votes et dire « Si j’avais su ». Mais dans le fond, nous ne croyons pas possible que notre pays puisse faire faillite. Nous sommes la France, quoi ! la sixième puissance économique mondiale. La faillite de l’Argentine, ce n’est pas pour nous. Nous ne sommes pas la Grèce, quand même!
Nous n’avons pas de mémoire. En 1981 aussi, on nous avait vendu un plan de relance, par la consommation, qui a abouti à notre quasi faillite, inflation, fuite des capitaux, 3 dévaluations du Franc, la monnaie que l’on nous pare aujourd’hui de toutes les vertus.
Est-il nécessaire de sauter de la Tour Eiffel sans parachute pour savoir que ça va faire mal ? Car même si c’est conformiste et politiquement correct, descendre du 3 ème étage par l’escalier ou l’ascenseur, c’est quand même plus safe.
Nous vivons une e-poque formidable.


dimanche 5 février 2017

Comment perdre une élection gagnée d’avance: Suite et fin?


Pour nos "amis" européens, no surprise: la France est un pays de politiques corrompus.
Après 5 ans de « capitaine de pédalo », comme disait Mélenchon à propos de Hollande, la messe semblait dite: La droite allait revenir au pouvoir et haut la main. Les 4,5 millions d’électeurs aux primaires démontraient cette profonde envie de changement.
Oh! pas par passion pour François Fillon: On n’allait pas se marrer tous les jours, mais au moins, des réformes seraient faites, les budgets seraient tenus. Pour les flonflons, on reverrait ça dans 5 ans, lorsque notre situation financière, celle du pays, avec notre dette kolossal qu’il faudra bien rembourser un jour, serait un peu moins inquiétante.
Et puis, patatras, c’est le Pénélope gate et Fillon est KC !
Bien sûr, on peut toujours dénoncer un grand complot, pister jusqu’à Bercy les fuites des déclarations fiscales, tenter de plumer le Canard Enchaîné - alors qu’il ne fait là que ce qu’il a toujours fait depuis 100 ans - on peut essayer de démontrer qu’il n’y a rien d’illégal dans le travail discret de ses proches, de lancer 3 millions de tracts avec « #Stopchasseàlhomme », le mal est fait.
Il semble exister un décalage entre les militants, les politiques, qui croient encore qu’il y aura un miracle, et l’opinion publique.
Pas les media ou le microcosme ( deux mots qui sont devenus aujourd’hui presque des insultes ) non! la France de partout, dans la rue, chez les commerçants, à travers les blagues qui ont explosé sur les réseaux sociaux. Même Bernard Pivot, le grand Bernard Pivot, qui a tweeté cette définition du nouveau verbe Pénéloper(verbe) : déf : Travailler dans la plus grande discrétion. Exemple : Chez Madame Claude, certaines femmes pénélopaient à l’insu de leurs maris.
Il faudrait un plan B tout de suite, mais B comme quoi, comme qui ? Et même cela sauvera-t-il, sauverait-il la droite de sa défaite aujourd’hui annoncée ? Alors que l’élection était gagnée d’avance !
Nous vivons une e-poque formidable !

Archives du blog