Paperblog
Affichage des articles dont le libellé est Fillon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fillon. Afficher tous les articles

samedi 22 avril 2017

Elections : Enfin !

Manifs au Venezuela: mieux vaut trop voter que pas assez

Ça y est, on y est: On va enfin pouvoir voter. Et on va enfin savoir :
Les instituts de sondages sont-ils tous à la solde de Macron ? Les électeurs cachés de Fillon vont-ils faire leur coming-out ? Le Pen a-t-elle des réserves d’électeurs honteux d’avouer leur vote FN ? Mélenchon va-t-il continuer sa chevauchée fantastique ? Que restera-t-il du Parti socialiste ? Etc, etc...
C’est la fin d’un suspens qui nous aura plus épuisés qu’un binge watching de toutes les saisons de House of cards, West Wing plus Game of Thrones.
Saoulés, nous l’avons été par les medias en continu, qui moulinent en direct live même quand il n’y a qu’un seul grain à moudre dans la cafetière. Saoulés nous le sommes encore par ces nouveaux medias, les réseaux sociaux, diffusant sans filtre toutes ces rumeurs, ces fake news, cette haine souvent.
Avant, nous partagions nos médisances au café du coin, entre voisins, en famille, bref en petits comités. Les corbeaux devaient écrire et poster leurs lettres anonymes. Tout cela prenait du temps. Maintenant un petit clic, et on fait un grand crac: Le battement de l’aile d’un papillon sur Google actualités peut faire s’écrouler une réputation.
Et puis avec les primaires, on a l’impression que cette campagne dure depuis des mois. Et de fait, elle dure depuis des mois. Quand on pense que certains voudraient nous consulter en permanence par référendum, est-ce vraiment une bonne idée ? Avec les deux tours des présidentielles, des législatives, et même les primaires, nous aurons voté 4, voire 6 ou même 8 fois.
Crevant. Hâte de savoir ce que sera la suite. 
Mais ne râlons pas trop. Quand on pense qu’au Venezuela - un exemple pris au hasard ( !) - les manifestations réclamant le retour à la démocratie et le départ du Président dictateur ont encore fait une dizaine de morts, on se dit que mieux vaut trop voter que pas assez.

Nous vivons une e-poque formidable !

mardi 18 avril 2017

Fatigués de cette campagne présidentielle ? Vite un coup de Grande Vadrouille

La Grande vadrouille: Même les allemands en rit !  

La France va mal, la politique va mal, les medias vont mal. La preuve : La re-re-re-diffusion de la Grande Vadrouille. Et une nouvelle fois Bourvil et De Funès ont battu des records d’audience. Plus forts que Fast and Furious qui pourtant en matière de muscles et de grosses cylindrées écrasent tout le monde...
Pour beaucoup d’entre nous, c’était la xième fois qu’on voyait ce film. On se dit: Allez juste 5 mn. Et puis on regarde jusqu’à la fin, et on rigole aux mêmes blagues, aux mêmes répliques.
Il faut dire que la Grande Vadrouille, ça fait du bien.
Bien sûr, c’est la défaite, l’occupation. Mais la France y est belle, sans hyper ni cité. Une France comme sur une affiche électorale de François Mitterrand, un petit village serré autour de son église. Et puis les allemands n’y sont pas ceux d‘aujourd’hui, ceux de Merkel, tellement agaçants parce qu’ils font tout bien, tout leur réussit. Même leur démocratie. Ras-le-bol de toujours nous les citer en exemple : « Les allemands eux engrangent des excédents commerciaux » « Les allemands eux ont réduit leur déficit budgétaire » « Les allemands eux pratiquent le consensus »
Au moins dans la Grande Vadrouille, nous prenons notre revanche, et en plus gentiment. A coups de citrouille ou pots de peinture contre la Wehrmacht. Les allemands y sont à leur place. Ridicules plus que méchants.
Et nous, bien sûr on s’engueule, on n’est pas des héros, mais in fine on fait le bon choix, le riche allié à l’ouvrier, même si c’est pour lui monter sur les épaules.
Et tout ce petit monde de se réconcilier autour de la France éternelle qui ne ment pas, celle de nos grands vins que le monde entier nous envie, anglais et allemands en tête.
A consommer avec modération.
Sauf que si Dimanche soir nous avons la gueule de bois, cela risque de ne pas être par excès de boisson.

Nous vivons une e-poque formidable !

mercredi 5 avril 2017

Débat télévisé présidentiel: Entre dîner de cons et 10 petits nègres.

Déjà un absent sur la photo de famille du Grand débat: 10 et non pas 11
On hésite : Un remake de dîner de cons ? Mais qui dans le rôle titre ? Et puis onze candidats et 2 journalistes, ça fait 13 à table : Mauvais présage. 
Ou alors les « 12 salopards », comme dans le film, où 11 condamnés sont graciés contre une mission suicide censée sauver le débarquement de 1944, donc la démocratie. Un peu simpliste, mais haletant. Alors que le grand débat, même avec Mélenchon en chauffeur de salle, c’était un peu ... chiant.
Il faut dire que 3 heures 30 divisées entre 11 intervenants, il restait 15 minutes de temps de parole, tronçonnées en séquences d’1 mn 30. Pas le temps pour des débats, sauf peut-être pour des saillies, comme celle de Philippe Poutou : « Nous, quand on est convoqués, on n’a pas d’immunité ouvrière ».
A part ça, les lignes vont-elles bouger ? Les électeurs cachés vont-ils faire leurs coming-out ? Les indécis se décider ? Pas sûr.
Pas sûr non plus que le « grand débat » ait été un moment « historique », comme l’ont rabâché pendant plusieurs jours tous les medias. Aucune démocratie n’avait imaginé ou même osé imaginer un tel débat. Et l’on comprend pourquoi: La cacophonie n’est pas la démocratie. On veut nous faire croire que donner la parole à tout le monde, c’est la démocratie, la vraie, à l’ancienne, à la grecque, genre Ecclesia qui se réunissait sur l’Agora. Sauf qu’on oublie de nous préciser que les débats entre citoyens dans l’Athènes antique, n’étaient réservés qu’à une élite, moins d’un dixième de la population, les femmes aux gynécées, les non grecs et les esclaves à la cave. Quant à l’absentéisme: 2000 votants sur 400 000 habitants...
Le grand débat, donc, pas de gagnant, mais beaucoup de morts. Un peu comme dans la chanson et le roman Les dix petits nègres.
Sauf qu’à la fin du roman, tous sont morts, le coupable s’étant suicidé.
Alors que là, le 7 mai, il en restera un :
Un petit nègre se retrouva tout esseulé
Se pendre il s'en est allé
N'en resta plus... du tout .
La corde pour nous pendre en l’occurrence, ce serait, ce sera l’abstention.
Nous vivons une e-poque formidable.

lundi 3 avril 2017

On pourrait pas voter plus vite ?

Y-a-t-il encore un pilote dans l'avion France ? 
Plus que 20 jours jusqu’aux élections. Quel supplice ! Le printemps affiche des températures d’été et pourtant nous sommes en plein brouillard. Qui seront les deux « heureux » élus qualifiés pour le second tour ? Les unes et les autres s’y voient déjà. Certains font appel aux comparaisons sportives, promettant une remontada et annonçant des votes cachés. D’autres comptent sur l’arbitrage vidéo et le ou les débats télévisés. A 11... Ça va pas nous aider à y voir plus clair.
Le suspens est donc insoutenable, d’autant plus que les problèmes eux paraissent s’accumuler.
Prenez la Guyane. Qui pouvait penser que cinquante ans d’incuries pourraient être amendés par 50 heures de discussions ? Donc les ministres rentrent à Paris - il faut bien qu’ils préparent leurs cartons de déménagement – et sur place c’est toujours la grève générale. Mais pas sûr que les prochains jours soient aussi fraternels et pacifiques que ces dernières semaines. Et puis qui à Paris a aujourd’hui la légitimité et la durée nécessaires pour décider quoi que ce soit de sérieux donc de couteux pour la Guyane ?
C’est la même chose avec les prisons. Qui à force d’être au bord de l’implosion, vont bien finir par exploser. Et puis il y a le terrorisme. Pourvu que nous soyons bien gardés. Il y a la création d’emplois. Baisse ou pas des charges ? Et quid de la fiscalité ? Et de nos retraites ? Et de l’assurance-maladie ? Et de l’hôpital public ? Et des prothèses dentaires ?
Et les canards du sud-ouest ? Et les fraises espagnoles. ? Et l’Europe dans tout ça ?
3 semaines encore à attendre. Puis voter une deuxième fois 15 jours après. Puis à nouveau voter deux fois pour les législatives. Et quand on pense que certain/e/s voudraient qu’en plus on revote pour des référendums.
Nous sommes bloqués jusqu’à la mi-juin. Ensuite les congés-payés partiront en congés.
Nous serions des ours en hiver, on appellerait cela hibernation. Ce printemps, en France, on appelle ça élections. Avec un réveil en septembre.  

Nous vivons une e-poque formidable.

samedi 25 mars 2017

Christine Angot: Y-a-t-il un pilote à France Télévision ?

Mais où sont passés les journalistes ?
Inviter Christine Angot débattre avec François Fillon: Quelle drôle d’idée. C’est comme si les journalistes n’avaient plus confiance dans leur métier, ne savaient plus très bien en quoi consistait leur boulot. C’est l’effet « On n’est pas couché ». « Touche pas à mon poste » où même « Quotidien ». Le mélange des genres. L’obsession de l’audience qui ne pourrait être obtenue qu’en rajoutant un doigt de déconne. On parle Brexit ou Euro en versant des nouilles dans le slip.
C’est la confusion entre l’animateur qui anime, passe les plats entre ses chroniqueurs et ses invités et le journaliste qui avec ses confrères pose des questions travaillées, étayées, qui mettent en perspective.
Cela n’a pas toujours été le cas.
On peut rechercher dans les archives de l’INA, et revoir L’heure de Vérité de Henri de Virieu ou 7 sur 7 , dans sa première formule, avec le trio Erik Gilbert, Frédéric Boulay et Jean-Louis Burgat. Et l’on se dit que ce sont les bons journalistes qui font les bonnes émissions politiques. Et à la même époque, il y avait aussi le Petit rapporteur, où l’on a vu le Premier Ministre Raymond Barre chanter «A la pêche aux moules, moules, moules» ou des émissions de débats comme « Droit de réponse ». En comparaison de l’agitateur cultivé et talentueux qu’était Michel Polac, Hanouna fait petit bras.
La dérive ne date pas d’aujourd’hui. Il y a eu le « Et sucer c’est tromper » question posée par Ardisson à un Michel Rocard, consterné. Il y a eu les gants de boxe sortis pour souligner l’affrontement Le Pen –Tapie, en plein 20 heures.
Il y eu le coup de gueule d’un Balavoine face à François Mitterrand. Et c’est là où l’on mesure le fossé qui sépare un Balavoine dans lequel une grande partie des jeunes des années 80 se retrouvait et Christine Angot en laquelle...
Et c’est là où l’on se demande , mais où sont passés les journalistes ? Les directeurs d’information ? Les Président de chaine ? Car ce sont eux in fine qui prennent la responsabilité de mettre ainsi en scène, pardon en caricature, la démocratie.

Nous vivons une e-poque formidable.

mardi 21 mars 2017

Le Pen aux Kerguelen ?

-->
Aux Kerguelen, aussi il faut défendre la France !
Après le premier débat télévisé des présidentielles, nous nous sommes retrouvés dans un état second, ( de second tour ? ).
D’abord nous avons été 10 millions pour suivre ce débat. Et 10 millions ce n’est pas rien. C’est même un record. Et qui disait que nous étions des limaces qui ne nous intéressions pas à la politique ? On s’y intéresse mais encore faudrait-il qu’elle en vaille le coup, qu’elle s’écrive Politique, avec un grand P quand notre avenir est jeu. Et là, il l’est. Et ce n’est pas un jeu.
De ces 3 heures et demi de débat ( moins les assoupissements) nous sommes ressortis confortés dans nos choix. En tout cas pour ceux qui - qu’il pleuve, qu’il vente - ont déjà fait leur choix. Pour les autres, eh ! bien chacun(e) a été comme ce qu'on attendait, mais en vrai, en grand sur le petit écran.
Mélenchon ? Quel tribun ! On croirait Jaurès ( j’ai pas connu, mais on m’a dit), Malraux ( j’ai pas connu mais on m’a dit). Il pourrait nous promettre la lune, qu’importe, quel orateur !
Hamon ? : Un ange passe, les ailes chargées d’un certain ennui.
Fillon ? Droit dans ses bottes, mais il est vrai que l’on a aussi beaucoup regardé son costume, la coupe, le tissu…
Macron ? On annonçait qu’il se ferait enfoncer par les autres, parce que sans expérience, et puis non ! Et quand on tente de le mordre aux mollets, il sort les crocs.
Le Pen ? Marine était fidèle à elle-même. Mais pourquoi faire ? Au mieux elle va arriver en tête du premier tour et se fera battre au second. Au pire ( pour elle ) elle pourrait même se faire doubler par les deux en on : Macron, Fillon. Et là ce serait le début de la fin. On annonce une nuit des longs couteaux où son bras très droit, Philippot, serait sacrifié. On annonce une fin à la César où Brutus aurait le visage angéliquement blond de Marion. Mais la nièce pourrait-elle avoir un autre avenir que celui de sa tante ou de son grand-père ? C'est-à-dire représenter éternellement  sans jamais accéder au pouvoir, le quart d’entre nous  qui en ont marre, qui veulent renverser la table, qui crachent à la gueule de Bruxelles, de l’Europe , des autres, du voisin, des journalistes, du microcosme. Tous pourris, sauf ma mère et ma fille. Et encore !
Il faudrait peut-être leur proposer une porte de sortie : Les Kerguelen. C’est chouette les Kerguelen. Un petit bout de France dont il faut défendre l’identité au fin fond de l’Océan Indien sud. Et puis des pingouins et des manchots sur lesquels on peut régner. Et puis Kerguelen, ça rime avec Le Pen , non ?
Nous vivons une e-poque formidable.

mardi 7 mars 2017

En politique comme en foot une remontada est-elle possible ?


Fillon peut-il être le Messi de la droite ? 
Mercredi à 22 heures on saura si le Barça réussit sa remontada. Il paraît que ce serait historique alors que le PSG a dézingué les catalans à l’aller 4-0. En Espagne, les commentateurs sont très, très pessimistes. Les supporters eux semblent y croire beaucoup plus. Impensable en effet que ce club mythique qui domine le foot européen depuis toujours, puisse être éliminé de la Ligue des Champions. Et ils s’en remettent à leur sauveur, Messi, por supuesto !
Pour la droite française, le messie s’appelle Fillon. Une remontada sera-t-elle possible ? Les supporters veulent y croire: Il y a 4 mois François Fillon était donné battu, et pourtant a gagné les primaires haut la main. Dimanche il a rassemblé 200 000 personnes - peut-être 40 000 seulement mais qu’importe - le peuple de droite était avec lui. Et puis les sondages se trompent. Comme en Grande-Bretagne pour le Brexit, ou aux Etats-Unis pour Trump. Sans ces instantanés de l’état de l’opinion, ce sera donc pilotage à vue, au doigt mouillé. D’autant plus que toute discussion semble devenue impossible. Les partisans opposent le terrain, la vraie France, le peuple de droite, aux élites, aux « chapeaux à plumes des partis », au microcosme parisien. C’est quoi, c’est qui, le peuple ? A quelle heure faut-il se lever pour aller travailler? Si on n’aime pas les chroniques de Zemmour, est-on renvoyé dans l’enfer de la pensée unique ? La pensée unique, n’est-ce pas penser que seuls ceux qui pensent comme moi ont raison ?
En foot, tant que le coup de sifflet final n’est pas sifflé, tout est possible. Pour ces élections présidentielles, le coup de sifflet ce sera évidemment le 23 avril 20 heures. Mais en foot, une défaite finalement ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un jeu. Alors qu’en politique, là on arrête de jouer. Car c’est à la fois notre avenir collectif et nos avenirs individuels qui sont en jeu.
Nous vivons une e-poque formidable.

lundi 6 mars 2017

Elections: On parie ? Place your french election bets.

-->
Macron vainqueur chez les bookmakers: Encore le grand complot ?
Si l’on était à Londres, on irait placer des paris sur les prochaines élections. Même si franchement, les paris semblent impossibles. Bien sûr, cela dépend du point de vue. Et ces points de vue se radicalisent de plus en plus, déchirant les familles politiques traditionnelles.
A gauche, Mélenchon et Hamon jouent à c’est toi qui dit qui l’est et l’on voit mal comment ils ne programment pas ainsi leurs défaites.
A droite, François Fillon applique la devise hollandaise, non pas celle de François mais du pays – Je maintiendrai, en français dans le texte étant la devise de la maison royale des Pays-Bas. Pour ses partisans, sa fermeté et son obstination sont des qualités qui le qualifieront. Et d’avancer cet argument massu: Un mois avant les primaires, Fillon était donné battu.
A l’intérieur de chacun des camps, les échanges sont devenus d’une violence rare. Les attaques les plus agressives contre Alain Juppé proviennent souvent de son propre camp, comme le fameux Ali Juppé, à croire qu’aux yeux des partisans de Fillon, le maire de Bordeaux est pire qu’un Mélenchon ou qu’une … Marine Le Pen. L’irruption des réseaux sociaux comme source d’information, avec leurs rumeurs et leurs « fake news », leurs nouvelles fausses, permet tous les déferlements sans filtre et sans retenu. Derrière un pseudo asterix92 ou vaval972, on peut médire, jouer les corbeaux. Là où il y a 20 ans, on envoyait une lettre anonyme et des photos mal truquées aujourd’hui on tweete et on photoshope et le monde entier comme la voisine du coin sont mis au courant.
Aux dernières nouvelles, chez les bookmakers de Londres, Emmanuel Macron a la côte le plus élevée. Pour faire la culbute, il vaut mieux parier sur Mélenchon à 156 contre 1 ou même Fillon à 10 contre 3. Mais sur le Brexit les bookmakers s’étaient trompés. Et puis qu’est-ce que les britanniques comprennent à la France ? Sauf les galloises ?
Nous vivons une e-poque formidable.

vendredi 3 mars 2017

Elections : Nous sommes la risée des européens, mais ça ne les fait pas rire.


Folie nue : Voilà comment les européens s'inquiètent de la campagne électorale
Prenons un peu de recul. Sortons de nos frontières, regardons ce que disent de nous nos voisins. On ne peut être que consternés. A moins de croire que le complot juridico-médiatique s’étend jusqu’à Stockholm ou Rome, notre campagne électorale est décrite comme un vaudeville. Mais plus que sujet de plaisanteries, nous sommes surtout l’objet d’inquiétudes.
Les italiens ont connu pire, donc ils ont le cuir tanné, mais quelle revanche pour eux dont nous avions beaucoup ri il y a quelques années parce qu’ils élisaient un clown, Berlusconi.
Les espagnols en perdent leur latin. Comme au Portugal, ils ne connaissent pas de montée de l’extrême-droite. 60 ans de dictature, Salazar ou Franco, ça vaccine pour plusieurs générations.
Les britanniques ne montrent aucune compréhension pour le Penelopegate, et le fait que Penelope soit d’origine galloise ne suscite aucune compassion.
A Genève, la Tribune écrit : « La présidentielle 2017 est d’ores et déjà abîmée. Et François Fillon, comme Marine Le Pen, en porte une lourde responsabilité ».
La montée du populisme en France, c’est la grande inquiétude de tous nos voisins, et le très populaire et populiste Bild Zeitung  s’interroge : Après l’élection de Trump, le prochain choc viendra-t-il de notre voisin. Pour illustrer cette question, le plus grand quotidien européen fait de l’humour (allemand, certes, donc attention aux explications): Une photo de Le Pen aux côtés d’un  jeune homme aux pectoraux dénudés, avec cette légende à double sens: La dirigeante d’extrême-droite se la joue proche « hautnah », à fleur de peau,  du peuple… et ce titre, lui aussi un jeu de mots : Nackte Wahsinn, qui évoque une comédie qui fait fureur en Allemagne, adaptation du film Rat race de Jerry Zucker, et qui signifie Folie nue.
Folie: La campagne électorale française avec sa surenchère populiste, voilà qui ne fait pas rire du tout hors de nos frontières.
Nous vivons une e-poque formidable !

lundi 27 février 2017

Elections : Sauter de la Tour Eiffel sans parachute, est-ce que ça fait mal ?


Revenons au Franc, vite! et au joyeux temps des dévaluations en cascade !
On a tout essayé. Ce n’est pas une émission de télé mais bien le ras-le-bol éprouvé par un certain nombre d’entre nous.  Sortons les sortants. Tous pourris. ILS n’ont rien fait depuis 30 ans. Et donc, si l’on essayait des nouveaux ? Des, qui n’ont jamais été au pouvoir. Donnons leur une chance. C’est ce que l’on entend de plus en plus. Mais qu’entend-on par là ?
Sortir de l’euro accusé d’être responsable de tous nos maux, de l’Europe soupçonnée de rouler pour la seule Allemagne ; couper avec Bruxelles accusé de nous imposer ses « diktats » ; détricoter ce que nous avons fait avec nos voisins depuis 60 ans ? Et cela au moment justement où l’Europe va mieux. Croissance en hausse, endettement en baisse, chômage en chute. Partout, sauf… En France notamment. Cherchez l’erreur : Celle d’avoir trainé à faire des réformes, à nous désendetter, ce que tous les autres ont fait. Mais bien sûr, c’est pas nous, c’est les autres qui sont responsables de nos malheurs.
Soit essayons.
Mais si cela ne marche pas ?  Qui paierait les pots cassés ? Il sera alors trop tard pour regretter nos votes et dire « Si j’avais su ». Mais dans le fond, nous ne croyons pas possible que notre pays puisse faire faillite. Nous sommes la France, quoi ! la sixième puissance économique mondiale. La faillite de l’Argentine, ce n’est pas pour nous. Nous ne sommes pas la Grèce, quand même!
Nous n’avons pas de mémoire. En 1981 aussi, on nous avait vendu un plan de relance, par la consommation, qui a abouti à notre quasi faillite, inflation, fuite des capitaux, 3 dévaluations du Franc, la monnaie que l’on nous pare aujourd’hui de toutes les vertus.
Est-il nécessaire de sauter de la Tour Eiffel sans parachute pour savoir que ça va faire mal ? Car même si c’est conformiste et politiquement correct, descendre du 3 ème étage par l’escalier ou l’ascenseur, c’est quand même plus safe.
Nous vivons une e-poque formidable.


lundi 13 février 2017

Et c’est quoi un bon journaliste ?


Même à Bobigny, les media cibles de toutes les attaques
Un bon journaliste est un journaliste objectif. Et c’est quoi l’objectivité ? C’est dire comme moi ?  Ecrire comme la majorité ?
Tous les journalistes sont de gauche, c’est bien connu. Tous font partie du système, du microcosme. Tous gagnent autant que PPDA ou Pujadas. Tous déjeunent avec Taubira et dînent avec Macron. Et participent à ce vaste complot ourdi par Le Canard, Mediapart, Le Figaro, TF1, LCI, BFM, Elise Lucet, (complétez la liste). Dans ce vaste complot, ne pas oublier les instituts de sondage.
Si le candidat de la droite dévisse dans les sondages, c’est leur faute.
Si le FN n’arrive jamais à être élu, c’est leur faute.
Et les Philippot, les Le Pen, fille et petite fille, qui passent leur temps sur les plateaux télés, de s’en prendre aux journalistes, parfois même individuellement, menaçant tel ou tel dans certains meetings, ce qui est hyper courageux, mais ce qui conforte surtout leur image d’anti-système. Anti-système, la « dame de Montretout » - comme l’appelle François Fillon -, prétend parler au nom des sans-voix, des exclus, du peuple, du « vrai » peuple. Elle qui a tant souffert dans sa vie - on la croirait sortie du clip des inconnus « Auteuil-Neuilly-Passy » -.
Pourtant, le tribunal médiatique se trouve moins dans la presse « traditionnelle » mais sur les réseaux sociaux. Il est dans ces forums qui transforment une rumeur, une lettre d’un « corbeau », en news mondial. Vous balançez n’importe quoi sur internet, ne vous étonnez pas d’être arrosés en retour.
Ce qui manque sur les réseaux, ce ne sont pas les infos, ce sont les journalistes justement, dont le travail fondamental est de « sourcer, vérifier et croiser, hiérarchiser, mettre en perspective », de séparer le vrai du faux.
Alors stop au media-bashing. Car dans certains pays, un bon journaliste est un journaliste mort ou en prison. On appelle ça des dictatures.
Nous vivons une e-poque formidable !

vendredi 10 février 2017

Sauf en politique, la France a un incroyable talent.

-->
Le niveau de nos politiques vous déprime: Boostez-vous à Top chef !
Le rythme s’accélère: Débats télévisés, émissions politiques. Ça sent les présidentielles, mais ça ne sent pas forcément très bon: Boules puantes pour les uns, plan M contre plan M, pour les autres (qui se reconnaîtront). Et l’on se dit: De Gaulle avait-il donc raison ? Les Français sont-ils des veaux ? Suis-je donc un veau ? Eh ! bien non. Veau, oui, mais dans nos assiettes, car notre art national d’accommoder la nourriture - et pas seulement le veau - vient nous rappeler que tout n’est pas perdu, au contraire :
La sortie du Michelin est devenu un événement mondial: Traditionnel et en perpétuel renouvellement.
Et les Bocuse d’or, organisés à Lyon, bien sûr: Pendant 2 jours, fin janvier, plusieurs milliers de personnes ont encouragé des équipes venues du monde d’entier pour décrocher cette statuette qui est à la cuisine ce que les Oscars sont au cinéma, et cette année le podium était: Etats-Unis, Norvège, Islande. Bocuse à Collonges. Paul Bocuse, Monsieur Paul: Son nom est aussi connu en Chine, au Japon ou aux Etats-Unis que Chanel ou Vuitton. Monsieur Paul vient de fêter ses 91 ans. Tous les cuisiniers français sont ses enfants ou petits-enfants ou arrière-petits-enfants
Comme ceux, parfois pas même 18 ans, que l’on découvre dans « Top chef » sorte de «Voice» des fourneaux: Avec ces « brigades », ces « battle », ces compétitions de folie où en moins d’une heure il faut revisiter une volaille de Bresse - purée ou une tête de veau. Où les candidats acceptent sans broncher les engueulades des chefs, en répondant « Oui chef ». Poussés à se dépasser, obligés à tout donner. Quand on sait ce que ce travail de cuisinier suppose de réveils matinaux, de cent fois sur le métier tu remettras ton ouvrage, de transmission de savoir, d’audace, d’imagination. On en reste bouche bée et l’on se dit: La France a vraiment un incroyable talent !
Nous vivons une e-poque formidable !

mardi 7 février 2017

Comment perdre une élection – suite: La non tentation de Venise.


En 1993 : Nos comportements expliquent la mauvaise réputation qui nous est faite...
François Fillon a été bon. Objectivement. Ce qui ne veut pas dire grand-chose.
Car on peut essayer d’analyser les postures, décortiquer les mots, in fine notre subjectivité forge notre opinion sur les discours des candidats aux Présidentielles. Et après tout ce n’est pas anormal: Avoir des opinions, c’est être citoyen.
Donc François Fillon déminant le « Penelope Gate » a été mauvais pour ses détracteurs, mais bon pour ses supporters et toutes celles et ceux qui craignaient que plan B ne rime avec Berezina.
Tout cela sera-t-il suffisant pour éviter la défaite ? Et si elle perd une élection qui paraissait gagnée d’avance, quelles conclusions devra en tirer la droite ? Qu’elle a été victime d’un complot regroupant les énarques, les medias, les juges, et des tas d’autres encore ? Ou bien, qu’elle a été victime du diable. Car comme disaient déjà les romains « Errare humanum est, perseverare diabolicum » « L'erreur est humaine, l'entêtement est diabolique »
François Fillon a-t-il raison de s’entêter, de ne pas céder à la « Tentation de Venise »? En attendant la réponse qui tombera le Dimanche 23 avril 2017 vers 20 heures, la droite éliminée ou pas du second tour, il n’est pas inintéressant de relire ce – beau-livre d’Alain Juppé.
L’ancien Premier ministre raconte sa tentation de lâcher prise, de fuir dans une  des villes les plus magiques du monde, Venise, mais conclut, « tout compte fait, ma passion du politique est toujours plus forte que ma tentation de Venise.».
C’était en 1993. Presqu’un quart de siècle, et il n’est pas inintéressant de relire quelques lignes de la préface du livre.
« Y-a-t-il une espèce animale plus décriée que l’homo politicus ?
Incompétents, inutiles, menteurs, voleurs … Voilà quelques-uns des épithètes qu’on nous décerne volontiers.(…)
D’où vient ce divorce entre les Français et leurs élus ?
Pouvoir excessif de l’argent ? Oui.(…)
Pouvoir incontrôlé des medias ? Oui (…)
Mais… En vérité, nos comportements expliquent, pour beaucoup, la mauvaise réputation qui nous est faite.

dimanche 5 février 2017

Comment perdre une élection gagnée d’avance: Suite et fin?


Pour nos "amis" européens, no surprise: la France est un pays de politiques corrompus.
Après 5 ans de « capitaine de pédalo », comme disait Mélenchon à propos de Hollande, la messe semblait dite: La droite allait revenir au pouvoir et haut la main. Les 4,5 millions d’électeurs aux primaires démontraient cette profonde envie de changement.
Oh! pas par passion pour François Fillon: On n’allait pas se marrer tous les jours, mais au moins, des réformes seraient faites, les budgets seraient tenus. Pour les flonflons, on reverrait ça dans 5 ans, lorsque notre situation financière, celle du pays, avec notre dette kolossal qu’il faudra bien rembourser un jour, serait un peu moins inquiétante.
Et puis, patatras, c’est le Pénélope gate et Fillon est KC !
Bien sûr, on peut toujours dénoncer un grand complot, pister jusqu’à Bercy les fuites des déclarations fiscales, tenter de plumer le Canard Enchaîné - alors qu’il ne fait là que ce qu’il a toujours fait depuis 100 ans - on peut essayer de démontrer qu’il n’y a rien d’illégal dans le travail discret de ses proches, de lancer 3 millions de tracts avec « #Stopchasseàlhomme », le mal est fait.
Il semble exister un décalage entre les militants, les politiques, qui croient encore qu’il y aura un miracle, et l’opinion publique.
Pas les media ou le microcosme ( deux mots qui sont devenus aujourd’hui presque des insultes ) non! la France de partout, dans la rue, chez les commerçants, à travers les blagues qui ont explosé sur les réseaux sociaux. Même Bernard Pivot, le grand Bernard Pivot, qui a tweeté cette définition du nouveau verbe Pénéloper(verbe) : déf : Travailler dans la plus grande discrétion. Exemple : Chez Madame Claude, certaines femmes pénélopaient à l’insu de leurs maris.
Il faudrait un plan B tout de suite, mais B comme quoi, comme qui ? Et même cela sauvera-t-il, sauverait-il la droite de sa défaite aujourd’hui annoncée ? Alors que l’élection était gagnée d’avance !
Nous vivons une e-poque formidable !

lundi 30 janvier 2017

Comment perdre une élection gagnée d’avance ?


Les élections ? Tant qu'un match n'est pas terminé, tout semble possible...
 
Les élections c’est comme en sport. Tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti, tout peut se produire. Comme en foot, les stats d’avant match ne veulent rien dire. Ainsi PSG – Monaco, sur le papier, c’était le PSG… Et puis, non : 1-1 , qui sonne comme une défaite !
Il y a deux mois, Alain Juppé était élu Président de la République. Et puis, non.
Il y a un mois, le PS n’existait plus. Et puis non. Depuis hier soir et plus de 2 millions de votants aux primaires, le PS est toujours là et vire même à gauche. Sur les terres d’un Mélenchon, qui 3ème homme il y a encore quelques jours, repasse en 4 ème, 5 ème position.
Il y a quelques jours, François Fillon était élu Président de la République. Et puis… quelques Pénélopes plus tard, il sent maintenant dans son dos le souffle du Macron … Alors bien sûr, on peut s’indigner des « boules puantes » lancées à l’encontre du candidat de la droite, de son épouse, de sa famille et de leurs emplois fictifs ou non. Que tout cela soit manipulé par certains, est-ce surprenant ? Il s’agit d’une campagne électorale, non ? Et lorsque vous êtes candidat, tout est passé au crible. Votre vie privée, mais d’abord et avant tout, votre gestion des affaires publiques et de l’argent public.
Bien sûr, on peut tacler Emmanuel Macron. Est-ce qu’avoir gagné plusieurs millions d’euros en deux fusions-acquisition chez Rothschild, qualifie pour la gestion du pays ?
Bien sûr on peut et/on doit s’attrister de la permanence d’un vote FN à plus de de 25%
N’empêche que désormais, on entrevoit un deuxième tour, sans PS ni Républicains. Qui l’aurait dit il y a deux mois ?
Mais c’est comme pour la victoire des bleus hier en handball, ce n’est parce qu’on est mené au bout de 10 mn qu’on perd la Finale. Les français menés ont fini par renverser le match avant la pause et l’emporter haut la « hand » et devenir champions du monde.
Nous vivons une e-poque formidable !

dimanche 8 janvier 2017

Twitter ramollit-il le cerveau ?


Descartes : Je pense donc je tweete !
Quand Donald Trump veut envoyer un oukaze à Ford, il tweete. Quand Obama veut faire ses adieux, il tweete ou il « post » sur Instagram.
Aujourd’hui, la communication passe par le dernier media apparu, pas seulement internet, mais au sein du web, les réseaux sociaux, et parmi les réseaux sociaux, ceux qui sont les plus rapides, les plus concis : Twitter, Instagram : 140 signes.  Ou mieux : Une photo et un hashtag.
Pas la peine de pointer du doigt les nouvelles technologies, ce ne sont que des technologies. Un peu comme l’électricité qui peut aussi bien servir à la chaise électrique qu’à nous éclairer. Tout dépend donc de l’usage que l’on en fait et là ça se complique. Contrairement à une idée reçue, il est beaucoup plus difficile de faire court que de s’épancher. Ça demande de la technique, du travail. Il y en a même qui tente d’en faire leur métier et on les appelle les journalistes.
Chez nos politiques, c’est un peu la panique. Autrefois, une seule chaîne de télé, les citoyens n’avaient pas vraiment le choix. Aujourd’hui un coup de zapette, un clic de souris et on passe chez Hanouna. Alors ils  s‘y mettent toutes et tous, à la petite phrase, aux « punchlines » qui feront le buzz, et c’est verglas et pluies verglaçantes toute l’année: Des dérapages :
Comme le tweet de Macron dans un avion l’emmenant aux Antilles et parlant d’expatriation.
Comme Vincent Peillon déclarant à la télé: « les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans ». 
Ou la déclaration du Président du Club de foot de Metz, sanctionné après des (graves) incidents lors d’une rencontre contre l’OL : « C’est comme si la justice sanctionnait le Bataclan ».
Ou encore: « Je suis gaulliste et de surcroit je suis chrétien », raccourci un peu surprenant de François Fillon sur TF1.
Tout le monde n’est pas De Gaulle qui alliait le fond et la forme, capable de détourner la langue française pour en faire des punchlines de génie, comme au moment du putsch d’Alger en avril 1961: « Ce pouvoir a une apparence: un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité: un groupe d'officiers, partisans, ambitieux et fanatiques ». Waou ! trop fort , d’autant plus que quarteron ne veut absolument pas dire quatre, mais métis. Qu’importe: En 140 signes, De Gaulle avait clashé et cassé les généraux ! Et d’ailleurs 24 heures plus tard, le putsch échouait.
Et puis ce n’est pas parce qu’on fait simple que l’on écrit simpliste. On peut être écrivain et écrire en moins de 140 signes : « On est heureux Nationale 7 », très belle contraction poétique de Charles Trénet chantant le route nationale qui mène aux vacances. Ou encore Marguerite Yourcenar: « Quoiqu’il arrive j’apprends. Je gagne à tout coup». Mais le plus fort « Je pense donc je suis ». Descartes twitto avant l’heure. Il est vrai qu’il y a 400 ans René le philosophe tournait 7 fois sa plûme dans son encrier avant de se mettre à écrire.
Nous vivons une e-poque formidable.

vendredi 25 novembre 2016

Primaires : C’est Black Friday pour les journalistes !


Primaires: Haro sur les journalistes !
Black Friday, autrefois on disait soldes, rabais, prix cassés, tout-doit-disparaître, mais aujourd’hui quand on le dit en américain, ça veut dire soldes, rabais, prix cassés, tout-doit-disparaître.
C’est du pareil au même ?
Mais non, Black Friday, ça un petit goût de modernité, de e-commerce. C’est comme dire digital pour numérique, ça change tout. Voilà où l’on en est, et nos rodomontades sur la défense de la langue française n’y pourront rien changer: Jusque dans les moindres recoins de notre vie quotidienne, l’influence de la culture américaine a tout envahi. Plus précisément de la culture mercantile américaine. Nous absorbons depuis nos premières tétées, nos premières couches culottes, nos premiers émois gastronomiques ou érotiques, une culture du marketing, du merchandising, de l’emballage, du conditionnement du consommateur qui est bien loin des fulgurances de Shakespeare, Dickens ou … Bob Dylan.
Cela commence avec Pampers, Mac Do, Burger – les premiers mots prononcés, par un bébé avant même Papa ou Maman - puis viennent les westerns qui nous font nous imaginer en cowboys et indiens, alors qu‘historiquement on n’en a pas beaucoup vu sur notre sol, sauf chez Disney. Et puis les petites filles chantent « Un jour mon Prince viendra » en peignant leur Barbie et fantasmant sur leur Ken. Les petits garçons aussi, à moins que ce ne soit sur Batman, Spiderman.
Black Friday, Black week-end, évidemment, ça « sonne » mieux en anglais qu’en français. Vendredi noir ou Week-end noir, ce n’est pas très vendeur. On voit moins le côté solde mais plutôt l’aspect « noir » qui fait tristounet et même carrément peur.  
Comme ce lendemain de débat pour les Primaires de la droite. Pas parce que les débats auraient été au rabais, ou soldé: 8 millions de téléspectateurs, ça a « performé » ! Non, le débat a été « tranquille » « à fleurets mouchetés» « digne » nous dit-on. Mais, soyons clair, également un peu chiant. 
Ça, c’est la partie émergée, car le reste c’est ce qui s’est passé et se passe sur les réseaux sociaux. Un déferlement de haine, de désinformations, de tweets injurieux. Avec au centre des attaques, les medias, les journalistes. C’est devenu un leitmotiv: Les journalistes sont nuls, leurs questions indécentes. Nous sommes tous soupçonnés d’être bobos, de faire partie de l’élite, du microcosme parisien, de ne pas nous intéresser à la vraie France, ou aux vrais gens. C’est totalement démago, mais ça marche.  Et les politiques l’ont bien compris qui l’ont totalement intégré dans leurs éléments de langage. Autrefois cela était réservé aux Le Pen ou Mélenchon. Aujourd’hui tout le monde s’y met.
Mais c’est quoi un bon journaliste ? C’est quoi, une bonne question ? Comment interroger les hommes politiques ? Comment ne pas être cire-pompe sans être agressif. Et puis, finalement pour beaucoup d’entre nous, les questions, les seuls points de vue que nous voulons entendre, ne sont-ce pas seulement les nôtres ?
Avec les nouveaux medias, avec l’interactivité, nous pouvions espérer plus de débats, plus de démocratie, mais non. C’est Black Friday, Vendredi noir pour les journalistes et les medias.
Nous vivons une e-poque formidable.

mardi 22 novembre 2016

Avec Fillon Président, Poutine va bientôt pouvoir rajouter des couverts au Kremlin.

--> -->
Mais qu'est-ce qui fait gagner Poutine ?
Évidemment on ne prête qu'aux riches, mais avec la probable victoire de Fillon, Vladimir Poutine a encore gagné un "ami". 
On dit le (presque) futur Président prêt à aller embrasser Poutine; Sans mettre la langue peut-être mais quand même !  En plein froid avec les russes, Fillon n’avait pas hésité à aller s’afficher avec le Président russe qu’il a rencontré une bonne quinzaine de fois.
Plus tôt en novembre, il y eut bien sûr Donald Trump qui se réclame de la même virilité que le Président russe; Et puis coup sur coup, les élections de Présidents pro russes en Moldavie et en Bulgarie, membre de l’Union européenne. Cela annonce de nouvelles dissensions entre européens. Trois ans après les manifestations de la Place Maïdan, à Kiev, l’Europe ne sait toujours pas sur quel pied danser face à l’ours russe.
Force est de reconnaître que l’embargo contre Moscou n’a servi à rien. Au contraire. Ah! Cette affaire des vedettes qu’on a dû rembourser aux russes avec pénalité. Et les dégâts pour les filières porcines, pour les exportations de fruits et légumes. Et il n’y a pas que la France: Wifo, l’Institut autrichien de recherches économiques a publié une étude montrant que l’embargo européen et les rétorsions russes coûtent 100 milliards d’euros et menacent 2 millions d’emplois dans toute l’Europe.  Quant aux touristes russes, ils se sont reportés vers d’autres destinations, comme la Turquie notamment.
Et on se dit que décidément Poutine applique la vieille tactique militaire russe: “Laisser pénétrer l'ennemi et attendre l'hiver”: Non, ça c’est une blague qu’on racontait lorsque les militaires soviétiques conseillaient les militaires égyptiens face aux avancée des troupes israéliennes balayant leurs troupes dans tout le Sinaï.
De cette période soviétique, les russes ont gardé des intérêts et des amis dans la région. Comme la Syrie et Assad. Et là c’est moins drôle: Les combats et les bombardements redoublent sur Alep, dans la plus grande indifférence, comme d’hab. Dommage que personne n’ait posé la question aux candidats à la primaire et notamment à François Fillon, sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire en Syrie. Pourtant si l’on comprend bien, une partie de nos problèmes est liée à la guerre qui se déroule là-bas: Les migrants qui ne sont pas des immigrants mais des réfugiés fuyant la guerre, les terroristes qui de retour de Syrie sont toujours prêts à préférer le jambon plutôt que la double ration de frites à la cantine, histoire de donner le change et de mieux préparer le prochain. Le prochain attentat qui nous meurtrira et affolera nos peurs. Hélas !
Et si l’on comprend bien, pas de solution sans les russes.
Alors, il faudra bien aller dîner avec Poutine. Mais espérons que le (presque) futur Président retiendra cette autre maxime: Pour souper avec le diable il faut avoir une longue cuillère. Très longue.
Nous vivons une e-poque formidable.

lundi 21 novembre 2016

Est-il encore utile d’attendre Mai 2017 pour nommer Fillon Président ?

-->
Le secret de Fillon: Il aurait imploré Sainte Rita ?
C’est plié. C’est mathématique: Fillon a une telle avance à la suite du premier tour des primaires (de la droite et du centre) qu’il pourrait sans doute aller à la pêche (à la chasse) et l’emporter au second tour. Donc être le candidat de la droite, donc être le futur Président de la République. Il y a un signe qui ne trompe pas: Fillon est l’invité du 20 h de TF1, quand Juppé devra se contenter de la matinale d’Europe 1.
Alors pourquoi attendre 6 mois pour qu’il prenne ses fonctions, qu’il se mette au travail, pour qu’il fasse tous les changements qu’il a annoncés. « Le changement c’est maintenant »: Non, ça c’était François Hollande. La référence à l’autre François n’est peut-être pas très heureuse, sauf à souligner que son quinquennat est plié, transformé en quadrennat.
Pourquoi dépenser tant d’argent, pourquoi nous obliger à aller voter encore 5 fois (deuxième tour des Primaires, deux tours des Présidentielles, deux tours des législatives) alors que c’est plié ?
A quoi vont rimer les primaires de la gauche ? Une bataille d’egos ? Et pour quoi faire ? Choisir le perdant ?
A quoi rime encore la candidature Macron ? Flingué en plein envol, Emmanuel aurait mieux fait d’écouter les conseils de son ancien mentor Jacques Attali, qui dit de lui qu’il a un tel ego, une telle ambition, que ça le fait aller trop vite. Notre vie politique est pleine d’hommes pressés, trop pressés qui ont raté leur rendez-vous avec les français.
Quant à Marine Le Pen. Franchement ne pourrait-elle pas économiser son argent et le nôtre - les frais de campagne étant en grande partie remboursés aux candidats et aux partis - ? Pour elle aussi c’est plié : Le presque élu Fillon séduit les plus conservateurs (A deux doigts d’annuler le mariage pour tous, mais comme ce n’est pas faisable, non, il ne le fera pas) mais sans les outrances d’extrême-droite, ni les dérapages « double ration de frites » d’un Sarkozy.
Quand on pense qu’il y a un mois François Fillon était à deux doigts d’abandonner, de passer à côté de son destin présidentiel. C’est fou quand même la vie! A croire qu’il a imploré Sainte Rita - vous savez, la patronne des causes désespérées. Et cela pourrait donc redonner de l’espoir à beaucoup et pas seulement aux chômeurs en fin de droits. Mais à des Hollande, par exemple. Ou à des Valls. Vous imaginez : Démarrer à 10 % aujourd’hui et battre Fillon en Mai au second tour ? Après ces incroyables primaires, qui peut jurer que ce serait impossible ? Pas les instituts de sondage ou les experts analystes politiques qui font le miel des medias. Après leurs récents déboires, ils vont sans doute la mettre en sourdine quelque temps.
Rien ne vaut donc une vraie campagne électorale, un vrai vote. Malgré la numérisation, les sondages, les études d’opinion, les modèles mathématiques de simulation de comportements des électeurs, nous restons libres, in fine, de nos choix. On appelle cela la démocratie. Un système qui n’est pas parfait, mais pas si mal que ça en définitive.
Nous vivons une e-poque formidable !



Archives du blog