Paperblog
Affichage des articles dont le libellé est europe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est europe. Afficher tous les articles

samedi 1 février 2020

Les vrais raisons du Brexit : le coronavirus.

J'ai peur !
On nous ment, on nous enfume comme diraient certains habitants de Carry-Le-Rouet, qui depuis qu’un village de vacances situé sur leur commune accueille nos compatriotes rapatriés de Chine, refusent de manger des sushis et brulent les jouets de leurs enfants made in China (les jouets pas les enfants). 
Nous sommes tous menacés par la nouvelle peste venue de Chine (vite relire Camus, la Peste). Les autorités nous disent qu’il n’y a pas de risque, que la situation est sous contrôle, eh ! bien c’est là où l’on doit commencer à s’inquiéter. Vous vous souvenez de Tchernobyl ? Pour ceux qui sont trop jeunes ou trop vieux ou trop trop, le gouvernement de l’époque avait affirmé que le nuage radioactif qui se répandait sur toute l’Europe, s’était arrêté à notre frontière sur le Rhin. Alors que tous les champignons ont été contaminés dans nos forêts jusqu’en Corse !  
On nous ment. On nous enfume. D’ailleurs, d’où est venue la peste noire au Moyen-Âge ? D’Orient, apportée par les bateaux et les rats. Et la vérole ? D’Orient aussi et rapportées d’Italie en France par les soldats de François 1er qui étaient partis conquérir Gênes et Naples (vite, relire Voltaire : « Quand les Français à tête folle, S’en allèrent dans l’Italie, Ils gagnèrent à l’étourdie, Et Gênes et Naples et la vérole., Puis ils furent chassés partout, Et Gênes et Naples on leur ôta, Mais ils ne perdirent pas tout, Car la vérole leur resta »).  
On nous ment, on nous enfume. 
Et pourquoi ce nom bizarre : coronavirus ? Pour nous faire croire que c’est l’abus de bière qui a provoqué la mutation de ce virus tueur ? Alors que tout le monde sait qu’en Chine, on boit de la Tsingtao. En tout cas c’est ce qu’on sert « Aux saveurs de Wuhan », le restaurant chinois au coin de ma rue. 
Mais quel rapport entre le coronavirus et le Brexit ? Aucun. C’était pour faire du clic. 
Quoique… comme on nous ment, on nous enfume, si les anglais ont voulu rompre les amarres avec notre continent, ça ne peut pas être pour des raisons raisonnables, puisqu’ils n’étaient ni dans l’espace Schengen, ni dans l’Euro. 
Non, c’est parce qu’ils ont dû avoir des infos, eux…
N’ont-ils pas eu un pied à Hong-Kong, pendant un siècle ? 
Ils sont donc bien placés pour se méfier de tout ce qui vient de Chine. Sauf apparemment des téléphones Huawei. Puisqu’ils vont passer un accord avec la firme chinoise pour le développement de la 5G. Contre l’avis des américains. Y aurait-il dans la puce de ces téléphones un antidote contre le coronavirus ? C’est ce qu’on dit sur les forums. 
Nous allons tous mourir. Ça c’est sûr. 
Parce qu’il y a une maladie qui sévit depuis que les hommes sont hommes, qui peut faire des ravages et contre laquelle aucun chercheur n’a trouvé de remède : La bêtise. 

lundi 21 octobre 2019

Brexit, Catalogne: Respecter la volonté des peuples.

Respecter la volonté du peuple: Mais que veut le peuple ? Et c'est qui le peuple ? 
Les peuples sont de retour. Il faut respecter la volonté populaire.
C’est ce que l’on entend partout.
Il y a 3 ans, les britanniques ont voté. Un Oui au Brexit à 52 % des suffrages exprimés. Ce n’est pas une majorité des électeurs, mais c’est la majorité. Donc on respecte. Mais jusqu’à quand ? Qui a décidé que le peuple n'avait pas le droit de changer d’avis ? Faut-il organiser un référendum pour décider pendant combien de temps il n’est pas possible de changer d’avis ? Et puis ensuite à qui le tour ? L’Ecosse ? L’Irlande du Nord ? Des siècles de Royaume-Uni que l’on désunit en quelques mois.
C’est comme en Catalogne. Les nationalistes catalans décrivent leur situation comme pire qu’au moment de la dictature de Franco, et leur culture comme écrasée par Madrid. Mais à Barcelone aujourd’hui, on peine à trouver des inscriptions officielles en espagnol. Tout est en catalan, unilingue. Les enfants sont scolarisés uniquement en catalan. Les sondages semblent montrer qu’il n’y a pas une majorité pour l’indépendance. Mais il est devenu pratiquement impossible d’exprimer des opinions anti-indépendantistes. Partout ces injonctions :« Parla catalá !». 
Il y a 500 ans l’Espagne moderne était née de l’alliance entre la Castille et l’Aragon, et elle n’a jamais existé sans Catalogne. Mais qui va pouvoir empêcher que l’Espagne ne se délite si le désir de vivre ensemble disparaît.
Aujourd’hui, partout en Europe, ce qui nous différencie nous semble plus important que ce qui nous unit. Nous ne voulons plus payer pour nos voisins : la Catalogne pour l’Andalousie, la Lombardie pour la Campanie, bientôt pourquoi pas l’île de France pour le Limousin ou la Corse. 
Retour 1000 ans en arrière où l’on vivait entre soi, entre villages d’une même vallée et où l’étranger commençait derrière la montagne. 
Et pendant ce temps-là, les milliards de chinois, indiens, américains et russes se frottent les mains de nous voir si désunis. 

mardi 13 août 2019

Italie-Salvini : Danser sur un volcan.

Castaner en vacances ? Non, Salvini, mais lui il est tellement génial ! 
Une de mes vieilles grandes tantes avait coutume de dire : « Nous dansons sur un volcan ». Elle n’était pas martiniquaise (Montagne Pelé 1902), mais elle avait connu deux guerres mondiales. Donc, en matière de catastrophes, elle savait de quoi elle parlait. 
L’expression « Nous dansons sur un volcan » aurait été inventée à l’occasion d’une visite officielle du roi de Naples à Paris en 1830. Et l’expression était bien trouvée puisque Naples danse littéralement sur un volcan. On sait que comme le big one en Californie, un jour le Vésuve se réveillera et ce sera alors une immense catastrophe.
En attendant, c’est la faillite de l’Italie qui nous menace. L’Italie est la deuxième puissance industrielle d’Europe, devant la France, mais elle n’a toujours pas retrouvé la croissance ni son niveau de revenu d’avant la crise de 2008. Et plus que jamais, sa fracture nord-sud s’accentue avec des régions comme la Lombardie, la Vénétie parmi les plus dynamiques d’Europe et le sud qui n’arrive pas à sortir du sous-développement.  
C’est un pays vieillissant, le plus vieux du monde avec le Japon, perdant 100 000 habitants par an. 
Et aujourd’hui, les italiens sont prêts à confier leur avenir à Matteo Salvini. Pour l’instant, seulement ministre de l’intérieur, mais bientôt sans doute Président du Conseil. Mais c’est aussi notre avenir qui est en jeu, lié étroitement à celui de l’Italie. 
Or Matteo Salvini n’a aucun principe, si ce n’est le pouvoir. Et si pour rester au pouvoir, il lui faut provoquer une sortie de l’Europe, il essaiera.
Un Italexit serait une autre paire de manche qu’un Brexit. Genre éruption du Vésuve. Notre avenir ressemblerait alors à Pompéi : Des ruines, superbes certes mais des ruines figées dans le passé. Un continent musée que viendront visiter des millions de touristes chinois et américains. 
Sortez vos bérets basques !

mercredi 3 juillet 2019

Europe : Comme la plume au vent, media est volage …

Un quarté qui a du répondant: Suffisant pour faire avancer l'Europe ? 
Comme la plume au vent, media est vola-a-ge, et bien peu sa-a-ge qui se fit aux journalistes un instant…
Il y a encore 24 heures, qu’est-ce qu’il ne fallait pas lire ou entendre. L’Europe dans l’impasse. Le dialogue franco-allemand brisé. A en croire nos editorialistes-experts-spécialistes qui en continu 24 heures sur 24 analysent toutes les situations et semblent experts de tout, sautant de la Corée du Nord à l’Iran, en passant par les primaires démocrates aux Etats-Unis ou la déforestation au Brésil, Angela Merkel avait sorti son casque à pointe, réouvrait la ligne Siegfried, et l’Italie allait couler l’Europe. Il fallait voir la mine gourmande de certains qui annonçaient : C’est l’échec d’Emmanuel Macron, son isolement en Europe. 
Et puis hier soir, virage à 180 °. Les mêmes experts qui criaient au feu, saluent le nouveau casting qui va incarner les institutions européennes. Un duo de dames qui sont tout sauf des alibis, complété par un espagnol et un belge. 
Donc l’Europe est capable de trouver de bonnes solutions après de bons compromis. C’est cela auquel nous avons du mal à nous faire en France. La prise de décision à la suite de longues négociations aboutissant à un compromis. Dans ce domaine, les autres européens et notamment les allemands, ont des décennies d’avance sur nous. 
Tout le monde est content ? 
Presque, il y aura toujours quelques aigris. 
Comme ces eurodéputés Brexit qui ont trouvé malin de tourner le dos au moment où l’on interprétait l’hymne européen pour la séance inaugurale du nouveau Parlement. Dans quelques mois ils ne seront plus là, donc qu’est-ce que ça peut leur faire. Et puis tourner le dos à Ludwig van, il faut être vraiment stupide. 
Heureusement que Beethoven ne peut entendre ça. Il était sourd à la fin de sa vie ! Mais cela lui aurait fait certainement de la peine que son hymne à la joie suscite de telles manifestations de haine anti-européenne. 

vendredi 28 juin 2019

Canicule ta mère ! Episode#4 C’est chaud en Allemagne : Merkel fait des malaises.

Les malaises de Merkel, chaleur ou politique ou les 2 ?
Contrairement à une idée reçue, il peut faire chaud, très chaud en Allemagne. Les records de température y sont assez semblables à ceux relevés en France. Et à Berlin, 36-37 °C ne sont pas rares. 
Hitze ! Canicule : en Allemagne aussi, autorités et médecins multiplient les messages de prévention. Mais il y a des différences de taille entre nos deux pays : 
D’abord le vert, le grün, la nature. 
Prenez Berlin : 5 millions d’habitants sur une superficie 8 fois plus étendue que Paris. Au coeur de la ville, des forêts, des lacs, deux rivières. On se baigne, parfois même à poil, sous les fenêtres de la Chancellerie. 
Et puis en période de canicule, il y a le « Hitzefrei » : Si la température dépasse 25 °C à 11h du matin, on met fin aux cours. Il faut voir en classe, les élèves souffler sur leurs thermomètres, guettant le moment fatidique : Hizefrei ! Une mesure qui existe depuis… 1892. Ce sont les Länder qui fixent la réglementation. La situation absurde où les épreuves du brevet sont repoussées à la Réunion, au cœur de l’Océan Indien parce qu’il fait chaud en France, est inconcevable en Allemagne. 
Inconcevable aussi le coup de froid des relations avec la France. Car il paraît que le torchon brûle entre Merkel et Macron sur la question des nominations à la tête des institutions européennes. Rien à voir avec les malaises récents qui ont affecté en public la Chancelière. Son entourage dit que la chaleur y est pour quelque chose, mais la Chancelière est peut-être aussi au bout du rouleau. Elle l’a annoncé : Après 18 ans au pouvoir, elle se retire, par étapes. 
Gageons qu’elle mettra quand même toutes ses forces pour faire baisser la température entre Paris et Berlin. C’est une autre qualité allemande, l’art du compromis. Or la conviction d’Angela Merkel, c’est qu’il n’y a pas d’avenir pour l’Allemagne sans l’Europe, sans la France.
Ses successeurs/euses auront-ils la même conviction ? C’est chaud




mardi 11 juin 2019

Donald Trump et nous : Les chênes qu’on abat

Chêne franco-américain: Désentente cordiale ? 
C’est une mort dont vous avez forcément entendu parler : celle du chêne de l’amitié planté par Emmanuel Macron et Donald Trump sur la pelouse de la Maison Blanche. Comment ne pas y voir le symbole de nos relations avec Donald Trump ? Ce type-là est en conflit avec la planète entière. Il pense qu’en tapant du poing sur la table, il fera plier les chinois, les iraniens, les mexicains, et les européens. Là c’est facile, puisqu’en Europe même, certains croient que c’est la désunion qui fait la force…
La mort d’un arbre, et c’est arrivé comme ça ? Tu parles : il devait dépérir depuis quelque temps déjà. Il a souffert de manque d’amour. De toute façon, le Président américain n’est pas green, et la nature le lui rend bien … Bientôt on va découvrir qu’il allait y faire pisser son chien, voire pire…
L’arbre était en quarantaine sanitaire. Ce serait peut-être les parasites ou champignons importés de France qui seraient responsables de sa mort. Une expertise a-t-elle demandée ? Une enquête internationale a-t-elle été ouverte ? Attention au fake, n’oublions pas que les américains sont capables d’agiter une fiole de talc à l’ONU pour faire croire qu’il s’agit d’arme chimique et envahir l’Irak. Mais c’est vrai : Il y a en Europe beaucoup de vers dans le fruit. Des gens qui pensent que le « Alleingang » - c‘est un mot allemand et cela veut dire faire cavalier seul- des britanniques est la solution pour tenir tête aux 300 millions d’américains, au milliard et 300 millions de chinois ou d’indiens. 
Le chêne mort a été abattu : « Les chênes qu’on abat ». C’est le titre du livre d’André Malraux en 1971, qui rapporte son dernier entretien avec le général De Gaulle. On y lit notamment cette mise en garde de l’ancien Président à la veille de sa mort : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe ». Et il y en a encore qui réclame le Frexit ? 




samedi 25 mai 2019

Elections européennes : Et les gagnants sont @&#§ « * »% !

Selfie tout sourire avec Geert Wilders... Mais ça c'était avant !
Je ne parle pas suffisamment bien néerlandais pour avoir suivi toute la campagne aux Pays-Bas. Mais « de afgang » doit se traduire par quelque chose comme « se prendre une veste ». Et une veste, c’est ce qu’est en train de se prendre l’extrême-droite europhobe de Geert Wilders. Il passe de 13 à 4 % et, « contre toute attente », les travaillistes sont en tête de ces élections européennes. 
Et la Slovaquie, un de ces pays de l’Est dont on dit qu’ils sont tellement eurosceptiques ? Elle vient d’élire Présidente une militante anti-corruption, pro-européenne, qui a envoyé les deux candidats d’extrême-droite dans les choux et pas de Bruxelles …
La Finlande ? Aux législatives du 14 avril dernier, les sociaux-démocrates sont arrivés en tête, comme d’ailleurs en Espagne il y a 3 semaines. Même si dans les 2 cas, les coalitions seront difficiles à trouver pour arriver à former des gouvernements
Et les premiers résultats des élections européennes en Irlande ? : Large victoire des pro-européens. 
Et si l’on parlait de l’Autriche ? La coalition droite - extrême-droite vient de voler en éclats. 
L’Italie ? Les paris y sont ouverts: L’improbable coalition au pouvoir depuis un an va-t-elle exploser avant l’été ? Les vacances ? Il faut dire que Matteo Salvini a mangé la laine ( l’haleine) sur le dos de son partenaire anarcho-nihilo-étoilé, avec lequel il n’est d’accord sur rien. Et surtout pas sur une politique économique qui ressemble plus à une fuite en avant qu’à une remontada. 
A ce tableau, on pourrait rajouter une touche allemande. On nous annonçait le retour des nazis avec l’AfD, anti-européen, anti-euro. Ce sont les Verts qui ont le vent en poupe !
Changeons nos lunettes: En Europe, l’heure n’est plus à l’inexorable montée de l’extrême-droite ou des populistes de tour bord. 
Tout l’Europe ? C’est vrai qu’en France, nous sommes souvent à contretemps, un temps en retard. Nous avons des difficultés à tirer les leçons de l’Histoire contrairement aux allemands, aux polonais, aux espagnols qui ont payé très, très cher leurs marches vers la démocratie.

vendredi 15 février 2019

Europe : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Europe: C'est le bordel un peu partout, même chez ceux qui la quitte !
Si l’on compare notre situation avec celle de la plupart des autres pays européens, on peut se dire qu’en France, jusque-là, tout va bien. 
Commençons par la Grande-Bretagne. Mais quelle mouche les a piqués il y a 3 ans avec le Brexit ? Bon, d’accord, la sortie de l’Europe n’a été approuvée que par une MINORITÉ ( ?) de britanniques. Oui parce que pour tous ceux qui réclament à cor et à cri le respect des décisions du peuple et la prise en compte du vote blanc, rappelons que le Brexit n’a été approuvé que par 51,9 % des votants, qui n’étaient que 72,2 %, donc avec 27,8 % d’abstention… Seule une minorité de britanniques a donc souhaité le Brexit. Mais passons, puisque c’est fait, le Royaume-Uni largue les amarres. Il en paie déjà les conséquences, sur le plan économique, dans la confusion politique la plus totale, et avec la perspective que la paix entre l’Irlande du nord et l’Irlande soit remise en question. Bravo, well done ! On peut citer Shakespeare, William : « La peste soit de l'opinion ! Un homme peut la porter dans les deux sens, à l'endroit et à l'envers, comme un pourpoint de cuir. » Ecrit il y a 400 ans, mais toujours d’actualité. 
Et en Italie ?  Deuxième trimestre de décroissance pour la deuxième puissance industrielle d’Europe… Et la population qui continue à vieillir, et les jeunes qui continuent à partir, l’Italie perd chaque année des habitants, et va bientôt passer sous les 60 millions. 
Et l’Allemagne ? Le moteur économique du continent est en panne, 0 % de croissance, et puis Merkel qui s’en va, on sait qui on quitte, on ne sait pas trop qui on va retrouver, sans doute la fin de la grande coalition.
La vertueuse Suède ? Il a fallu 6 mois pour arriver à former un gouvernement entre sociaux-démocrates, verts, et centre-droit depuis les élections de septembre dernier et la montée de l’extrême-droite, merci la proportionnelle. Une coalition majoritaire mathématiquement, mais pas politiquement. Comme en Lettonie. Comme aux Pays-Bas. Où à la fragilité politique commence à s’ajouter le ralentissement économique. Comme en Belgique, mais là on a envie de dire, comme d’habitude, où les nationalistes du N-VA viennent de faire chuter le gouvernement, par peur de se voir doubler sur leur extrême-droite, par des encore plus nationalistes, le Vlaams Belang. 
C’est pas mieux en Espagne où Pedro Sanchez gouvernait depuis un an sans majorité, profitant de l’abstention bienveillante des nationalistes catalans. Mais là c’est terminé, et les espagnols devront sans nul doute retourner voter moins de 3 ans après les dernières élections qui n’avaient pas permis de dégager une majorité stable, et qui s’étaient tenues 180 jours après celles de 2015, qui n’avaient pas non plus permis de dégager une majorité.
Tout ça alors que les nuages commencent vraiment à s’accumuler au niveau mondial, des ratés dans l’économie américaine, la Chine qui ralentit, la Russie, l’Iran, la Syrie, l’Etat islamique au Sahel, etc…Pour se rassurer, on peut conclure avec encore Shakespeare: « Tout nuage n'enfante pas une tempête. » 


jeudi 16 août 2018

Catastrophe de Gênes : L’Europe est responsable de tous nos malheurs

"Chacals sans dignité !" : Salvini et les populistes italiens accusés de récupération politique 
C’est évident : Si le viaduc de Gênes s’est effondré, c’est la faute à l’Europe ! C’est ce que répète Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, une sorte de Gérard Collomb italien, quoique on se demande si alors que son parti n’a obtenu que 17 % des suffrages , ce n’est pas lui qui est le vrai Président en Italie. Il occupe tout l’espace médiatique, une sorte de Macron + Philippe (Edouard) + Le Drian + Collomb + Parly (Florence Parly, la Ministre de la Défense pour ceux qui ne l’aurait pas su …). 
Matteo Salvini n’a même pas attendu une journée pour rejeter sur Bruxelles la responsabilité de la catastrophe :  Ce sont les diktats de Bruxelles, la politique d’austérité imposée par Bruxelles, l’insupportable contrainte budgétaire qui a empêché les italiens d’entretenir leurs ponts et viaducs. 
Qu’importe si dès sa construction à une époque où l’encre du Traité de Rome qui créait la Communauté européenne n’était pas encore sèche, nombreux sont ceux qui en Italie dénonçaient des erreurs de conception, 
Qu’importe si depuis 3 ans, le plan « Juncker » d’investissements a mobilisé 315 milliards d’euros, destinés justement aux infrastructures. Dont l’Italie a largement bénéficié. 
Qu’importe si depuis des années en Italie, d’autres ponts, des écoles se sont écroulés. 
Qu’importe si une partie de l’argent destiné à la reconstruction de l’Aquila après le tremblement de terre de 2009 n’est jamais arrivée aux victimes.
Qu’importe si le Mouvement 5 Etoiles allié de Salvini a fait capoter il y a quelques années, la construction du nouveau contournement autoroutier à Gênes justement, parce que « c’était trop cher », parce que de toute façon ce mouvement arrivé en tête des dernières élections italiennes est contre toutes nouvelles infrastructures, pour eux de l’argent gaspillé, comme le Lyon-Turin, qui va sans doute être enterré. 
Qu’importe : Si le viaduc est tombé par terre c’est la faute à Juncker, le nez dans le ruisseau c’est la faute à l’Euro. 
Franchement, si Bruxelles n’existait pas – pas Bruxelles la sympathique capitale de la sympathique Belgique, non Bruxelles la capitale de l’Eurocratie, de ces technocrates de l’ombre qui nous sucent le sang– il faudrait l’inventer. C’est le bouc-émissaire idéal : car Bruxelles ne peut pas répondre, Bruxelles ne peut pas tweeter, Bruxelles n’a pas de visage, pas de chair, d’humanité, et c’est peut-être là d’ailleurs une partie du problème. Bruxelles ne peut pas envoyer chier toutes celles et ceux qui à longueur de journée la prenne comme tête de turc.
Les déclarations du gouvernement italien sont comme le syllogisme du cheval pas cher. Vous ne connaissez pas l’histoire ?  
Un bon cheval, c’est cher. Un bon cheval pas cher, c’est rare. Et tout ce qui est rare est cher. Donc un bon cheval pas cher, c’est cher. 
En fait il ne s’agit pas d’un syllogisme mais d’un paralogisme, un raisonnement faux et même d’un sophisme qui est un argument fallacieux, c'est-à-dire destiné à tromper. 
Nous tromper, c’est exactement cela. Et ça marche. Et pas seulement en Italie. 
Tout cela va mal se terminer. 

mercredi 13 juin 2018

Les dessous de la « love affair » entre Trump et Kim.

Meilleurs amis ? 😂😂😂

Et maintenant Donald Trump trouve que Kim Jong-Un est « very smart », très intelligent et qu’il est drôle, et il va même venir le voir aux Etats-Unis. Pour jouer au golf, ou pour discuter de la paix dans le monde et des droits de l’homme ?
On se pince. Notamment au Canada devenu le pire ennemi des américains. Il est vrai qu’avec ses 36 millions d’habitants, dont les ¾ habitent dans une bande de 150 kilomètres de large le long de la frontière des Etats-Unis, ce pays est une vraie menace pour l’économie américaine !  Et qu’il ne faut pas oublier la guerre de 1812. « N'est-ce pas vous qui avez brûlé la Maison-Blanche ?», a même lancé Donald Trump à Justin Trudeau. Reprocher aux canadiens l’invasion de Washington par les troupes anglaises il y a deux siècles, alors que le Canada n’existait pas encore, et que les ancêtres de Trudeau était plutôt au Québec, annexé par les anglais, c’est comme si le Mexique réclamait la Floride, le Texas, le Nouveau Mexique, la Californie aux américains ; Ou que les espagnols reprochent aux Etats-Unis la guerre et la perte de Cuba, de Porto-Rico et des Philippines. Ou les chinois, la canonnière du Yang Tsé. 
En Europe, au lieu de nous disputer pour savoir si le contrôle de nos frontières commence au col de Tende ou en Méditerranée, nous ferions mieux de nous préparer à assurer nous-mêmes notre avenir et de ne plus compter sur notre « allié » américain qui désormais préfère maltraiter ses amis pour traiter avec ses ennemis. Hélas, apparemment, il va nous falloir beaucoup d’humiliations pour que nous commencions à comprendre. 
Ah ! au fait, le secret de Kim aux yeux de Trump ?  Il n’a pas de pellicules ! 
C’est la seule explication plausible : On se souvient du geste du Président américain – entre paternaliste et humiliant- , époussetant l’épaule du costume du Président français, lors de leur dernière rencontre à Washington. Et deux jours après, vlan: Les sanctions !

lundi 11 juin 2018

Trump-vs Le Monde: Match très nul au G7

Le Canada, en guerre contre les Etats-Unis? Les Simpsons l'avaient imaginé, mais c'était pour rire!

« Soyons sérieux et dignes de nos peuples. Nous nous engageons et nous tenons ». 
Emmanuel Macron a bien raison : Après l’humiliant match-nul 1-1 France-Etats-Unis, il vaut mieux rester digne en partant au mondial de foot en Russie. Parce que l’équipe US de foot, ce n’est pas le Pérou. Dans tous les sens de l'expression - et d’ailleurs la rencontre France-Pérou, ce sera le 21 juin. On s’attendait à un score honorable, genre 7 à 0 pour les bleus. Eh ! bien non. Match nul, et même, il s’en est failli de 10 mn pour que les américains ne battent l’équipe de France. 
« Soyons sérieux ».
C’est comme pour le sommet du G7. Les 6, Macron en tête annonçaient au pire un communiqué final filandreux et bien diplo, avec des formules tellement alambiquées qu’on n’y comprend rien, mais c’est fait pour. Et là, d’un tweet, tacle de Donald Trump. Un mauvais tacle, bien vicieux, glissé. Qui mériterait au moins une pénalité, un carton rouge. Mais le problème c’est qu’il n’y a plus d’arbitre sur la scène internationale. 
La Russie rigole. A chaque croche-pied de Trump contre ses « alliés européens », c’est un peu plus de Crimée annexée, et le prix du pétrole qui grimpe. 
La Chine se frotte les mains. Et à 1 milliard 300 millions de chinois, cela fait beaucoup de mains qui se frottent. A chaque nouvel embargo contre l’Iran, c’est un peu plus de pétrole pas cher et un nouveau marché qui s’ouvre. 
Les canadiens croient vivre un mauvais épisode des « Simpsons » qui, c’était prémonitoire, imaginaient déjà une guerre entre le Canada et les Etats-Unis. Quant aux européens, il se demandent encore si c’est mieux d’être tout seul dans le vaste monde ou à 2, à 3, à 6, ou à 25… 
Et pendant ce temps-là, Donald Trump va faire ami-ami avec rocket-man, son ex-pire ennemi. Peut-être que dans 6 mois, le Président américain ira se recueillir au mausolée de l’ayatollah Khomeiny ? 
Décidément par les temps qui courent, avec Trump, mieux vaut être son ennemi que de ses amis. 
" Restons dignes ": Allez, bon mondial en Russie, que nous boycottons depuis 3 ans !


vendredi 8 juin 2018

G7 : L’Amérique et l’Europe sont dans un bateau. Trump pousse tout le monde à l’eau. Qu’est-ce qui reste ? La Chine.

G7 il y a un an: Déjà ils faisaient tous la gueule !

Avec Donald Trump, mieux vaut être son ennemi que de ses amis. «L’Amérique d’abord», le slogan flatte ses électeurs, et ses électeurs sont pour beaucoup l’Amérique profonde, pas celle des Clinton et Obama, celle qui considère que la Floride c’est déjà l’Amérique latine, New-York, c’est bobos et compagnie et San Francisco, Sodome et Gomorrhe. Alors pour cette Amérique-là, l’Europe…c’est quoi, c’est où ? L’Europe c’est combien de divisions ? Hélas, pour nous, l’Europe c’est peu de divisions (militaires) et beaucoup de divisions sur le plan politique. Quand on entend ici et là, les obsédés des « diktats » de Bruxelles, les partisans du «Tout sauf l’Union », les bonimenteurs qui se font élire sur des slogans comme: « L’Europe est notre plus grand malheur » et cela va de la Grande-Bretagne du Brexit, de la Hongrie d’Orban, de l’Italie de la Ligue jusqu’à une Marion Maréchal Le Pen, on a de quoi se sentir vulnérables. Diviser pour régner, vieille tactique qui marche toujours. 
C’est comme pour le blocus contre l’Iran. Devenue aux yeux de Donald Trump et d’Israël, le plus grand danger pour la paix dans le monde. C’est vrai que leur nouvel grand ami, l’Arabie Saoudite, est un pays qui inspire confiance. Au fait Ben Laden il était d’où ? 
Nos sociétés sont obligées de plier bagage. Et au bout du compte, qui va récupérer les contrats européens en Iran ? Les Chinois. Qui va acheter son pétrole ? Les Chinois. Qui se contrefichent d’éventuelles sanctions américaines ? Les Chinois. 
Eux, ils sont 1 milliards 300 millions, mais ils parlent d’une seule voix. 
Trump ne connaît que la force - la puissance, gros, la puissance-. Et face à l’Amérique seuls les gros pèseront, la Chine, l’Inde bientôt, la Russie aussi. Désunie l’Europe ne sera plus maître de son destin. Et la Chine rit. Merci Donald! 

mercredi 9 mai 2018

Et si Trump avait raison - Suite : C’est la merde !

Derrière Trump, Bolton: L'homme qui murmure à l'oreille du Président pour renverser le régime iranien.  

Nous sommes pas dans la merde. 
Même si on s’en doutait un peu, les bisous de Macron n’auront servi à rien, Donald Trump n’a pas fait dans le détail en déchirant l’accord sur le nucléaire iranien. 
L’Iran est redevenu le grand Satan, en Israël, Netanyahu applaudit, ce qui n’est pas rassurant. C'est la méthode rocket man , mais fonctionnera-t-elle avec les ayatollahs comme elle paraît fonctionner avec la Corée du Nord ? 
Si oui, Trump méritera au moins deux Prix Nobel. Celui de la Paix et celui de l’Economie.
Sinon, c’est la guerre. 
En fait la guerre a déjà commencé. 
En Syrie où Israéliens et Iraniens se bombardent déjà. Pauvre peuple syrien. Pauvres israéliens aussi, parce que comme Trump n’a aucune envie d’envoyer des GI’s se faire tuer pour Jérusalem - En 1968, ce grand va-t-en guerre avait réussi à éviter le Vietnam, grâce à un certificat médical douteux : Courageux mais pas téméraire ! En cas de conflit, ce seront donc les jeunes israéliens qui serviront de chair à canon. Et quand on aime Israël, quand on aime l’Humanité tout simplement, on ne peut être qu’inquiet. 
Mais la guerre économique a également commencé et pauvres de nous en Europe. Car c’est nous qui sommes menacés par les sanctions contre toutes les entreprises qui commerceront avec l’Iran. Adieu veaux, vaches, cochons (enfin plutôt poulets). PSA va être très mal. Et Airbus. Et les banques. Et puis cherry on the cake, moins de pétrole iranien égale les prix du pétrole montent. Et là qui dit merci à Trump ?: Les pétroliers et gaziers américains, les schistes bitumeux, l’Arabie saoudite qui commençait à être dans le rouge. 
Alors soit l’Europe se dit : Nous sommes le premier marché au monde, la première puissance commerciale, renforçons vite notre Union, avec ceux qui veulent, car l’Union fait la force, soit on se la joue perso, chacun dans son coin, et alors cela risque de se terminer en bourgeois de Calais, être obligés de se rendre, la corde au cou. Mais apparemment même les anglais n’en ont pas trop envie. C’est dire !



samedi 14 avril 2018

Au moment où Facebook est sur la sellette, l’Europe applique la protection des données personnelles.

Zuckerberg fait amende honorable. Peut-on y croire ? 

Le 25 mai prochain entre en vigueur le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles, le RGPD. Vous vous dîtes : Encore un règlement européen. Encore un diktat de Bruxelles. Y’en a marre de toutes ces réglementations. 
Mais en même temps, vous voyez à la télé, Mark Zuckerberg PDG de Facebook, venir, avec une mine d’enfant pris le doigt dans le pot de confitures, demander pardon pour ses fautes au Sénat américain. « Facebook a pêché, pardon, nous ne recommencerons plus, pardon d’avoir utilisé les données personnelles de dizaines de millions de nos adhérents ».
Seulement voilà, Facebook avec plus de 4 milliards de personnes est un Etat dans l’Etat, plus encore, et avec les autres monstres qui forment les GAFA (Google Amazon Facebook Apple), ils sont plus puissants que n’importe quel Etat. 
Et certains aux Etats-Unis commencent à parler de régulation. Et ils regardent du côté de l’Europe. Eh ! oui, car mine de rien, péniblement, en prenant le temps, l’Union Européenne à 27 (28), a adopté les premières mesures de protection du citoyen face à l’utilisation de ses données personnelles. A partir du 25 mai, toute entreprise, toute société qui a par exemple un fichier client devra vous demander l’autorisation d’utiliser vos données, vos coordonnées, et d’expliquer à quoi elles vont lui servir. De plus vous aurez le droit en permanence de demander des comptes si vous constatez que vos données ont été utilisées sans votre accord. Et pour les sociétés qui ne joueraient pas la transparence, les sanctions prévues seront très lourdes. Evidemment, il y a toujours des esprits chagrins qui dénoncent de nouvelles contraintes pour les petites sociétés. Mais de l’autre c’est une première. Un premier stop à Big brother. Et c’est une décision de l’Europe. 
Franchement, pensez-vous que la France toute seule aurait pu imposer cette réglementation ? Ou l’Italie ? Ou le Luxembourg ? Alors que unis, nous comptons. Nous sommes même la première puissance économique et commerciale du monde. Ensemble nous pouvons défendre nos intérêts. Et ce qui est vrai face à Facebook, peut l’être aussi pour régler des questions aussi importantes que les technologies de demain, les énergies de demain, l’agriculture, la pêche de demain, le réchauffement climatique, l’immigration, l’accueil de réfugiés chassés par les guerres ou les calamités naturelles. 
Et à ceux qui pensent que le repli sur nos frontières est la meilleure des défenses, répondez-leur :  Ligne Maginot en 1940. 

vendredi 28 juillet 2017

Les chantiers STX nationalisés : L’Europa non si farà da se ?

 
L'invasion de l'économie vue par la presse italienne: Il ne manque plus que Napoléon !

L’Italie, le pays dont nous sommes sans doute le plus proche, notre sœur latine, notre partenaire de toujours dans la construction de l’Europe moderne après le Traité de Rome, l’Italie est amère et elle a de quoi.
Quand il s’agit de Vivendi qui lance un raid sur Telecom Italia, le débarquement annoncé de Free, la domination de Carrefour ou d’Auchan, l’invasion du secteur bancaire ou de l’assurance et puis, emblématique, tous les grands noms du « Made in Italy » qui tombent dans l’escarcelle de Bernard Arnault ou de François Pinault: Gucci, Balenciaga, Fendi, Berluti, Bulgari, nous trouvons cela normal.
Mais lorsqu’une entreprise italienne, leader dans son secteur, veut prendre le contrôle des chantiers de Saint-Nazaire, la France sort sa bombe atomique et nationalise. Ce qui montre à nos amis italiens, qu’on adore leur cuisine, qu’on adore le week-end à Rome ou à Venise, mais que pour le reste, nous ne leur faisons pas confiance.
Dans le même temps, un des fleurons de la diffusion de la culture française, la FNAC est vendue à un des géants allemands de la distribution. Mais l’on entend personne, de la droite libérale aux insoumis, s’inquiéter: « Danke Patron ! ».
Indignations sélectives.
L’Italie avait un cri de ralliement au moment de son unification menée notamment par Garibaldi, un niçois : L’Italia farà da se, L’Italie se fera toute seule. On sait ce qu’il en a été car même si l’unité italienne a bien été conquise, l’Italie a fonctionné de manière boiteuse jusqu’à ce naufrage qu’ont été le fascisme, Mussolini, la guerre.
Emmanuel Macron avait affiché sa volonté de faire avancer l’intégration, notamment économique, de l’Europe. Mais l’Europe non si farà da se. L’Europe ne se fera pas d’elle-même. Les déclarations de bonne volonté ne suffisent pas, c’est comme en amour, il faut aussi des preuves. Il faut une politique.
Les chantiers STX en étaient l’occasion. Ratée.

mardi 9 mai 2017

Economie, Europe, euro, brexit : One swallow doesn’t make a summer * mais est-ce qu’un corbeau annonce l’hiver ?

Quitter l'Europe n'était peut-être pas une si bonne idée !     
Décidément  Emmanuel Macron a dû naitre coiffé ( ou dans une version plus « potos au café », Macron a le c... bordé de nouilles ) : Car pour l’économie mondiale l’heure n’est plus à la crise. Même en Europe et même dans la zone euro, c’est reprise et baisse du chômage.
Bien sûr, il y a les champions traditionnels, aussi agaçants qu’un premier de la classe: Les allemands. Mais même chez eux, cela change : Après des années de cure d’austérité et de réduction des dépenses – Depuis le financement de la réunification, les allemands notamment les seniors se sont beaucoup serrés la ceinture - l’heure est à la hausse des salaires, à la hausse des dépenses des ménages et des dépenses publiques. Eh ! oui car quand on n’est plus endetté, quand le budget est en équilibre, on peut se mettre à dépenser. C’est l’étape qu’en France nous avions voulu sauter.
Mais il y aussi l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande, et même l’Espagne: Depuis 16 mois, jusqu’à 3,2% de croissance, avec une baisse continue du chômage qui reste cependant encore parmi les plus élevés d’Europe.
Une hirondelle ne fait pas le printemps*, mais en économie aussi, l’optimisme favorise l'investissement, la consommation donc la croissance.
En revanche, des corbeaux peuvent-ils annoncer l’hiver ? Du côté de Londres, ils sont plus nombreux à tournoyer au-dessus de la City.
Ralentissement de la croissance, baisse de la Livre, renchérissement des importations, accélération de l’inflation: Les premières conséquences d’un Brexit à peine enclenché, qui n’annoncent pas les  lendemains qui chantent prédits par certain(e)s. Sans compter ce que les Britanniques vont devoir rembourser à l’Europe : On parle de 100 milliards d’euros.
Et puis, il y a l’Irlande : Rétablir des frontières plus strictes repose la question de l’Irlande du Nord et de la République d’Irlande qui avait été gommée par l’intégration européenne.

En définitive, en ce printemps, l’Europe n’apparaît pas comme une si mauvaise idée que ça.
Nous vivons une e-poque formidable !

mardi 2 mai 2017

Touche pas à mon euro. Hands off from our euro

L'euro : un atout, un rempart, pas une faiblesse, ni un handicap.

C’est une rengaine reprise par les politiques de tout bord et pas seulement par les extrêmes: La faute à l’Europe, à Bruxelles, à l’euro ! 
Vous n’arrivez pas à trouver du boulot ? C’est la faute à l’Europe.
Les charges salariales, le RSI, l’URSAFF, les normes sanitaires, les radars tatillons, c’est la faute à Bruxelles et à ses « diktats ».
Des migrants squattent à nouveau les trottoirs et les rues près de Stalingrad ou La Chapelle à Paris ? C’est la faute à Schengen.
Nous n’arrivons pas à terminer le mois ? C’est la faute à l’euro.
Bruxelles, l’Europe, l’euro :  C’est bien pratique pour nos dirigeants politiques qui se défaussent de leurs responsabilités et de leur incapacité à nous adapter au XXI ème siècle, comme le font tous nos voisins.
Si l’Europe pouvait parler, elle nous dirait que TOUS les autres pays (ou presque) connaissent croissance et baisse du chômage. Même l’Espagne.
Et que personne n’a imposé à la France d’avoir la fiscalité qu’elle a, qui plombe l’activité des PME et des TPE.
Que si le prix de la baguette a augmenté, c’est surtout parce qu’en France, les charges sur les salaires sont parmi les plus élevées d’Europe. 
Que si les loyers sont nettement plus chers à Paris qu’à Berlin ou Bruxelles, ce n’est pas l’euro, mais le manque de logements chez nous !
L’euro nous a apporté stabilité monétaire et stabilité des prix. Mais nous n’y croyons pas.
Oubliée l’époque – sous Giscard – où l’inflation était à 2 chiffres. On appelait ça, la valse des étiquettes. Oubliées les dévaluations du Franc, tous les étés, c’était le même cinéma, la Banque de France suppliant la Bundesbank de « sauver » le franc.
Et puis n’a-t-on pas fini par l’aimer cette monnaie, ces pièces dont une face commune représente notre Europe, ce petit bout de continent qui tente de tirer son épingle du jeu dans le concert des superpuissances qui s’annonce.
L’union fait la force, alors : Touche pas à mon euro.




lundi 27 février 2017

Elections : Sauter de la Tour Eiffel sans parachute, est-ce que ça fait mal ?


Revenons au Franc, vite! et au joyeux temps des dévaluations en cascade !
On a tout essayé. Ce n’est pas une émission de télé mais bien le ras-le-bol éprouvé par un certain nombre d’entre nous.  Sortons les sortants. Tous pourris. ILS n’ont rien fait depuis 30 ans. Et donc, si l’on essayait des nouveaux ? Des, qui n’ont jamais été au pouvoir. Donnons leur une chance. C’est ce que l’on entend de plus en plus. Mais qu’entend-on par là ?
Sortir de l’euro accusé d’être responsable de tous nos maux, de l’Europe soupçonnée de rouler pour la seule Allemagne ; couper avec Bruxelles accusé de nous imposer ses « diktats » ; détricoter ce que nous avons fait avec nos voisins depuis 60 ans ? Et cela au moment justement où l’Europe va mieux. Croissance en hausse, endettement en baisse, chômage en chute. Partout, sauf… En France notamment. Cherchez l’erreur : Celle d’avoir trainé à faire des réformes, à nous désendetter, ce que tous les autres ont fait. Mais bien sûr, c’est pas nous, c’est les autres qui sont responsables de nos malheurs.
Soit essayons.
Mais si cela ne marche pas ?  Qui paierait les pots cassés ? Il sera alors trop tard pour regretter nos votes et dire « Si j’avais su ». Mais dans le fond, nous ne croyons pas possible que notre pays puisse faire faillite. Nous sommes la France, quoi ! la sixième puissance économique mondiale. La faillite de l’Argentine, ce n’est pas pour nous. Nous ne sommes pas la Grèce, quand même!
Nous n’avons pas de mémoire. En 1981 aussi, on nous avait vendu un plan de relance, par la consommation, qui a abouti à notre quasi faillite, inflation, fuite des capitaux, 3 dévaluations du Franc, la monnaie que l’on nous pare aujourd’hui de toutes les vertus.
Est-il nécessaire de sauter de la Tour Eiffel sans parachute pour savoir que ça va faire mal ? Car même si c’est conformiste et politiquement correct, descendre du 3 ème étage par l’escalier ou l’ascenseur, c’est quand même plus safe.
Nous vivons une e-poque formidable.


mardi 30 août 2016

Le lait, le beurre et le cul de la crémière ( en burkini ? )


Les campagnes françaises comme carte postale des campagnes électorales
C‘est entendu, la défense de notre identité passe par la chasse au burkini. Une nouvelle loi, vite !.
Mais ne serait-il pas plus urgent, et plus utile, de s’occuper du prix du lait ? L’identité heureuse ne passe-t-elle pas par des éleveurs qui auraient la banane? Notre identité n’est-elle pas faite, autant que de République et de laïcité, de fromages qui puent - si possible au lait cru - camembert, Saint-Marcellin, munster, roquefort… mmmmm.
« Douce France, Cher pays de mon enfance, Bercée de tendre insouciance, Je t'ai gardée dans mon cœur! Mon village au clocher aux maisons sages » chantait Charles Trenet. Cette France n’est plus puisque aujourd’hui nous vivons à 80 % en ville. Et pourtant, cette France de carte postale demeure dans notre imaginaire collectif: Des vertes prairies autour du clocher d’un petit village, des vaches heureuses (même si avec la loi Macron, elles n’ont plus beaucoup de trains à regarder passer) aux pis gonflés de lait, et l’on imagine la laitière, sortie d’un épisode de « L’amour est dans le pré » faire gicler entre ses mains expertes, le liquide encore chaud et mousseux….( Ca , c’est pour vous faire fantasmer, car en réalité la traite des vaches, à 6 heures du mat’, ça n’a rien de fun! )
Mais ça, c’était avant, avant la fin des quotas laitiers, avant l’embargo contre la Russie, avant Lactalis… Avant que le prix du lait ne tombe si bas, 257 euros la tonne, alors qu’il y a 2 ans il était encore à 364 euros!  Bien sûr, 257 euros pour une tonne de lait, on ne sait pas trop ce que cela représente, parce que le consommateur achète rarement une tonne de lait.  Mais disons que ça fait 25 centimes le litre. Et là on commence à se rendre compte. Il suffit de comparer avec le prix du litre de lait vendu dans le commerce: Cherchez l’erreur. Et puis on fait quoi aujourd’hui avec 257 euros ? Ce n’est même pas le prix d’un smartphone, alors que de l’autre côté, 1 tonne de lait, ça fait beaucoup de vaches et de traites… Et Lactalis, Numéro 1 du lait dans le monde - comment dit-on , une « pépite de notre agro-économie »- propose 15 euros d’augmentation par tonne… On comprend que ça puisse énerver.
La question n’est pas simple. Dans la formation du prix du lait, c’est la grande distribution qui gagne le plus. Et puis pas de solution sans plus d’Europe. Et puis, les petits éleveurs de montagne, sont sans doute moins bien armés que les grands éleveurs de l’ouest. Etc… Mais gouverner c’est justement essayer de trouver des solutions à ce genre de problème. Gouverner c’est prévoir, et là, nos gouvernants n’ont pas été bons, de toute évidence.
Alors si au lieu de faire tout un fromage avec le burkini, nos politiques commençaient à débattre des vrais problèmes ?
Nous vivons une e-poque formidable.

dimanche 21 février 2016

Europe : Mariage de raison ou divorce à l’anglaise ?

-->
Quand on n'a que l'amour...

Nous voilà suspendus au bon vouloir de nos « amis » britanniques.
Pendus, serait peut-être plus juste, tant on sent bien, malgré tous les communiqués officiels de victoire, que  l’Europe, notre Europe va sortir affaiblie de ce nouveau round de négociations, de concessions aux Britanniques. Tout est bloqué ou presque, jusqu’au 23 juin, date du référendum. Face aux défis que nous pourrions relever unis, face aux crises que nous devrions affronter unis, nous allons rester au mieux immobiles, au pire dispersés, en rejetant sur les autres la faute de nos soucis.
C’est la faute aux Grecs si nos frontières sont mal gardées. Dîtes donc gros malins, comment ferions-nous si 1 millions de personnes débarquaient en canots sur les plages des Catalans ou de Saint-Cyr sur Mer ? Que ferions-nous s’il n’y avait pas avant la Corse, l’Italie, l’Espagne, la Grèce pour faire tampon face à toute la misère du monde ? Nous enverrions le Charles De Gaulle pour couler les migrants ?
C’est la faute aux espagnols si notre agriculture marche mal, si nos porcs se vendent moins bien et puis, c’est la faute aux allemands, dont les diktats économiques ruinent nos entreprises, si nos PME sont dix fois moins nombreuses que chez eux, si l’apprentissage y est 4 fois plus développé et si leurs machines-outils se vendent dans le monde entier. C’est dégueulasse que, même après le « scandale » des tests truqués, le monde préfère les grosses « Benz » aux berlines Renault.
Et puis surtout, surtout, c’est la faute à Bruxelles. Bruxelles , c’est le responsable de tous  nos maux, l’être maléfique qui veut nous empêcher de vendre nos fromages au lait cru, le coupable de nos impôts trop élevés, le coupable idéal, puisque Bruxelles ne peut se défendre. Quel malin ce Cameron : « Je n’aime pas Bruxelles, j’aime la Grande-Bretagne ». Il est sûr qu’aucun bruxellois ne lui balancera un scud.  Imaginez un peu l’inverse : Un Président français qui irait à Londres ou à Berlin, et dirait : « Je n’aime pas Londres, j’aime la France ».
Et d’ailleurs ce qui manque aujourd’hui c’est l’envie, c’est l’amour.
Après 40 ans de franquisme, et d’isolement, les espagnols brulaient d’envie de rejoindre l’Europe.
Après 40 ans de rideau de fer, d’occupation par les Soviétiques,  Lettons, Polonais, Tchèques, Roumains faisaient rimer Europe avec liberté.
Il y avait de l'envie, du désir d'Europe.
Bien sûr, il y a des exceptions: Les Suisses, qui sont une sorte de super-Monaco, les montagnes, les vaches, l'industrie pharmaceutique et chimique  en plus, le Prince en moins. Mais ils sont quand même dans Schengen. Il y a aussi les Norvégiens. Grâce à leur pétrole, ils se prennent pour des émirs, les fjords en plus, les « abayas », les burkas en moins, et n’ont pas voulu du mariage. Ce qui ne les empêche pas d’être européens, non ? 
Quant aux Anglais, pardon aux Britanniques,  ils ont bien voulu du mariage, mais en faisant chambre à part. Aujourd’hui, ils veulent faire maison à part, et pouvoir aller flirter avec qui ils veulent. Mais on sait bien ce qui arrive lorsqu’il n’y a plus de désir dans un couple et qu’il ne reste plus que les conventions. Rester marié a-t-il encore du sens ?
Bien sûr, il faudrait résister à la tentation du ras-le-bol et du « Qu’ils partent ! » Parce que sur le plan économique, sur le plan politique, quelque soient les difficultés actuelles, nous avons tous à gagner d’une Union européenne AVEC la Grande-Bretagne.
Mais ces raisons, la seule Raison, ne peuvent se substituer à l’absence de désir. Pour aimer, il faut être deux. Or il semble bien qu’une majorité de britanniques n’aient plus envie de nous et vont choisir le divorce.
Au lieu de faire l’autruche et de faire comme si cela n’arrivera pas, nos dirigeants devraient s’y préparer, nous y préparer. Espérons que le plan B, comme Brexit est en train d’être peaufiné entre Paris, Berlin, Bruxelles, et Rome. Et dans ce plan B, devraient figurer non seulement des mesures, économiques, des annonces sur les quotas, les taux d’intérêt, la fiscalité, mais aussi comme l’écrivait Umberto Eco, sur la culture et l’amour. Umberto Eco, grand écrivain italien et profondément européen, qui vantait le succès des échanges « Erasmus »: « Erasmus a créé la première génération de jeunes Européens. Pour moi, c'est une révolution sexuelle : un jeune Catalan rencontre une jeune Flamande, ils tombent amoureux, se marient, et deviennent européens, comme leurs enfants. Ce programme devrait être obligatoire, pas seulement pour les étudiants mais aussi pour les taxis, les plombiers, les ouvriers. Ils passeraient ainsi un certain temps dans les pays de l'Union européenne, pour s'intégrer ».
Remettre un peu d’amour, un peu de supplément d’âme dans la construction européenne, nous faire bander pour l’Europe : Hollande ou Merkel en sont-ils capables ? Ca craint…
Nous vivons une e-poque formidable.

Archives du blog