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dimanche 13 août 2017

Le couple Macron en vacances: Et vous n’avez rien de plus intéressant dans l’actualité ?


Brigitte Macron: Elle rapporte plus au "Made in France" que Neymar et pour bien moins cher !

Ça y est, c’est parti : La chasse aux Macron est ouverte. Ils sont passés par ici, ils passeront par là. Mais qu’est qu’on en a à branler, comme dirait le champion du 800 mètres, Pierre-Antoine Bosse, à son chat.
Mais cela n’empêche pas les medias d’en faire leurs gros titres. Car ça marche: Nous sommes tous un peu voyeur, un peu actu people, mais sans trop l’avouer.
Hypocrites et surtout jamais contents.
Si le Président part chez des amis, on va chercher quel renvoi d’ascenseur cela suppose. Donc, on exclut le yacht de Bolloré.
S’il utilise une résidence de la République on va dire qu’il se « goberge » à nos frais.
C’est comme cette histoire de cornecul au sujet de la première Dame. Même si nous n’élisons pas un couple à la Présidence, il y a bien une épouse de, ou un époux de (bientôt ?) ou un compagnon de ... Et alors on en fait quoi ? 
On la/le cache dans les placards et elle ne sort que deux fois par an, un peu comme l’époux de la chancelière allemande ? Sauf qu’en Allemagne, une partie du protocole est assurée non par la Chancelière, mais par le Président de la République. Ou alors, on estime que la femme du Président a un rôle de représentation qui n’a rien à voir avec la monarchie mais avec l’image de notre pays. Et alors, il faut bien un minimum de dépenses, garde du corps, secrétaire(s), protocole : On dirait quoi si l’épouse du Président était victime d’un attentat, commettait une faute de goût, ne répondait pas au courrier ? On dirait qu’elle est arrogante, qu’elle représente mal la France. Là c’est tout le contraire, il parait même que la marque « Made in France » est boostée par les tenues chic et choc de Brigitte Macron.
Une pétition lancée par un inconnu qui aujourd’hui grâce au buzz ne l’est plus, a rassemblé 200 à 300 000 signatures contre un statut pour la « première Dame ». Accompagnées de réflexion du genre : Ils se prennent pour des monarques. C’est NOTRE argent etc...
Donc, il n’y aura pas de statut pour Brigitte Macron. C’était d’ailleurs sans doute une erreur d’utiliser le mot « statut » qui évoque loi, constitution, et ... Etats-Unis. Et l’on maintiendra le même système qu’avant: 5 collaborateurs pour Valérie Trierweiller, 8 pour Carla Bruni-Sarkozy pour environ 60 000 euros par mois, 80 000 euros par mois pour ceux de Bernadette Chirac.
Macron voulait de la transparence mais visiblement nous préférons l’hypocrisie.

mardi 11 avril 2017

Vel’d’hiv, colonisation, Irak: Chirac, au secours , ils sont devenus fous.

CHIRAC: Fier d'être français, avec les zones d'ombre !

Mais à quel niveau sommes-nous tombés ? Pour qu’à 10 jours des élections on en soit à exhumer les cadavres du vel’d’hiv...
Et l’on pense à De Gaulle, à Chirac.
A Joseph Servant et Roger Soulier ? Vous ne connaissez pas ces deux derniers ? Normal. Ce sont deux jeunes d’Yssingeaux, de Retournac, du Velay, de la Haute-Loire, ni tout à fait l’Auvergne, ni tout à fait le Languedoc, un pays rude, la France éternelle, la France profonde, catholiques, marqués par l’esprit protestant, celui des Justes au Chambon-sur-Lignon, voisin.
Juin 1940, c’est la défaite. Ils vont voir leurs profs, leurs oncles, comme l’oncle curé Chanoine de la Chaise-Dieu : « De Gaulle ? «  Mais vous n’y pensez-pas ! Dans 6 mois, on n’en parlera plus. Pétain, voilà notre sauveur ! ».
Mais à à peine 18 ans, ils n’y croient pas. L’un entrera dans la résistance , le maquis, sera arrêté et déporté. A Dachau. L’autre gagnera l’Algérie, sera formé comme sous-officier à l ‘Académie militaire de Cherchel avec un des fils de Félix Eboué, ce guyanais gouverneur de l’Afrique Equatoriale Française, le premier à rallier De Gaulle le 18 juin 1940,. Il mènera tous les combats pour libérer la France avec les Forces Françaises Libres. La campagne d’Italie, le débarquement en Provence, la libération de l’Alsace . Pas 20 ans, sa mère veuve de guerre, et sa soeur,  seules et sans nouvelle pendant 4 ans à Yssingeaux...
Et puis plus tard, l’Indochine, l’Algérie, et chaque fois, la même fidélité à la France, au refus des injustices et des violences et des tortures de la colonisation.
Nous avons tous connu ces mêmes contradictions au sein de nos histoires, de nos histoires familiales.
Alors au moment de nous prononcer pour des élections, qui mine rien ont de l’importance – ALLEZ VOTER !- pensez à ces jeunes hommes qui, en 1940, n’étaient ni des privilégiés, ni des nantis, ni des bobos, ni des intellos, ni des microcosmes et qui pourtant ont su faire le BON choix, la Justice, le Bien contre le Mal, en laissant derrière eux, leurs mères, leurs soeurs orphelines.
Respectons la mémoire de ces aïeux qui ont fait ce que nous sommes.
De Cayenne à Yssingeaux, de Dakar  à Addis Abeba, de Prague à Brives-Charensac.

Nous vivons une e-poque formidable.

vendredi 5 avril 2013

Le retour de Gaston Flosse en Polynésie: Pourquoi tant de haine ?

Gaston Flosse face aux journalistes le 27 mars dernier


On peut prendre des tas d’images pour qualifier l’homme fort de la Polynésie: « Insubmersible»  « Incassable » « Le phénix qui renaît de ses cendres ». Ou « la tortue », qui serait selon le dossier à charge publié récemment par le Monde - Le diable de retour au paradis [1]- l’animal préféré de Gaston Flosse.
Toutes ces images fonctionnent car c’est effectivement incroyable, à 81 ans, il est de retour, plus combatif que jamais, le père de la Polynésie moderne, celui qui a pensé, conçu, mis en place, fait fonctionner ce pays, vaste comme l’Europe, mais éclaté en une centaine d’îles au cœur du Pacifique, celui qui a été élu, réélu, sans discontinuer depuis…1967, à l’Assemblée de Polynésie, celui qui a été également depuis 1978 député, député européen, secrétaire d’Etat ou aujourd’hui sénateur, celui qui s’est battu pour faire adopter par une France très centralisatrice le statut de très large autonomie qui  fait aujourd’hui de la Polynésie un P.O.M, un pays d’outre mer. Trois fois Président de la Polynésie, renversé il y a 5 ans, Gaston Flosse qui est un RPR à l’ancienne, un inconditionnel de Jacques Chirac était devenu un pestiféré, dans son propre camp politique. Nicolas Sarkozy avait décidé de faire passer l’ancien allié à la trappe au nom de la moralisation de la vie politique ultramarine. Avec sans doute des arrières-pensées. Comme Gaston Flosse l’expliquait à ses proches : « Avec Sarkozy, avant même que j’ouvre la bouche, il voit Chirac marqué sur mon front ». Ces dernières années, il a été poursuivi pour détournements de fonds, emplois fictifs, condamné, emprisonné, relaxé, en appel etc…, et il a réussi à revenir, et en force. Son parti a remporté les trois sièges de député aux dernières législatives et le rouleau compresseur s’est remis en marche, entrainant beaucoup de ceux qui, il y a quelques mois encore, le croyant à terre, l’avaient trahi et le vouaient aux gémonies.
Les 21 avril et 5 mai prochains, les polynésiens vont élire leur nouvelle Assemblée territoriale. Cette fois-ci le parti qui arrivera en tête, verra son avance confortée par une prime « majoritaire ». La Polynésie aura sans doute, une majorité, un gouvernement et un Président stables. Enfin ! Depuis 10 ans pas moins de 10 gouvernements se sont succédés !
On imagine bien qu’en 60 ans de vie politique et de pouvoir, Gaston Flosse traîne de nombreuses casseroles. Mais peut-être pas au point d’en faire un ignoble roitelet du Pacifique qui régnerait seulement par la terreur et le clientélisme. La Polynésie fait partie intégrante de la République, et même de manière imparfaite, la démocratie, la justice, la Cour des comptes, la presse, toutes ces institutions fonctionnent.
Et puis ce retour de Gaston Flosse n’est pas une simple fantaisie tropicale, due à une soit-disant indolence démocratique des polynésiens. Après avoir essayé toutes les autres combinaisons, beaucoup de polynésiens se disent qu’avec lui au moins, le pays a une chance de fonctionner. Il faut le voir débattre pendant près d’une heure et demi à la télévision en direct avec des journalistes pas forcément aux ordres - bien au contraire ! - en français et en tahitien, sans notes, connaissant tous les chiffres, tous les dossiers et ayant une vraie ambition, un projet pour son pays. Même ceux qui le détestent, lui reconnaissent ces qualités et admettent qu’il n’a pas d’équivalent, à la fois profondément tahitien et viscéralement République française.
J’ai travaillé brièvement avec Gaston Flosse à la Présidence de la Polynésie. Donc ces lignes pourraient paraître suspectes. Pourtant non. Parce que j’ai eu la chance de le cotoyer après qu’il ait été battu et ait fait une première traversée du désert, je ne l’ai pas reconnu dans le portrait qu’en vient de faire Le Monde. Il manque toute une dimension, celle d’un vrai homme d’Etat, travailleur acharné, avec une conscience sociale surprenante et une vraie vision de ce que peut être la Polynésie de demain. A une électrice européenne qui l’apostrophait un jour dans un bureau de vote à Pirae, sa commune dans la banlieue de Papeete, et qui lui reprochait très violemment de trahir la France qui lui avait tout donné, il répondit : « Madame, en Polynésie, il n’existe personne qui aime plus la France et la République que moi ». Paris a tort de voir en Flosse un ennemi. Et nous commettrions une erreur de ne pas voir la chance que constitue ce pays certes si loin de l’Europe mais auquel nous sommes liés depuis plus de 150 ans et qui se trouve au cœur du nouveau centre du monde, le Pacifique.
Alors, même si ce n’est sans doute pas éthique de faire passer en arrière plan les casseroles juridiques, un retour de Gaston Flosse à la tête de la Polynésie ne serait pas la pire nouvelle. Il paraît même être le seul capable de, peut-être, stopper la faillite dans laquelle s’enfonce la Polynésie depuis dix ans.


[1] « Barbouzes et argent sale, Gaston Flosse, le retour d’un roi » dans M le supplément du Monde du 23 mars 2013 

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