Paperblog
Affichage des articles dont le libellé est diplomatie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est diplomatie. Afficher tous les articles

dimanche 8 septembre 2019

Iran, climat,Trump : Que reste-t-il du G7 d’Emmanuel Macron ?

A défaut de dominer le monde, la France sait recevoir, ça c'est sûr !
Souvenez-vous: C’était il y a quoi ? Même pas 15 jours. Les commentatrices/teurs les plus anti-Macron ( si, si, ça existe ! ) s’extasiaient: Quel talent ce Président ! En 2 promenades sur la plage de Biarritz et une réception à l’Hôtel du Palais, il avait remis la France à sa place dans le monde. Peut-être pas en première place, mais en tout cas, dans le carré de tête. La France habile, diplomate, capable de réconcilier les positions irréconciliables. Un peu comme en 1938 à Munich... Euh ! non, là, mauvaise comparaison, mais passons. 
Donc à Biarritz, le coup de maître, qui a bluffé tous les commentatrices/teurs : L’arrivée surprise du ministre des affaires étrangères iranien. Bien sûr, il n’a vu personne, à peine l’aéroport. Enfin si : il a vu les français qu’il avait déjà vus deux jours avant à Paris. Mais l’on guettait la réaction des américains, le tweet vengeur de Donald Trump, qui aurait douché tous les espoirs, genre : « Melania, fais ta valise, on rentre à Washington ». Et puis, rien ! Alors, alléluia ! tout le monde d’imaginer déjà un sommet de Paris, où l’on verrait Trump embrasser le Président Rohani. Chapeau Macron, France is back. 
Et puis. 
Et puis rien. Au contraire : L’Iran annonce la mise en route de centrifugeuses avancées pour augmenter son stock d’uranium enrichi. Les États-Unis durcissent encore leurs pressions pour empêcher toute exportation clandestine de pétrole par Téhéran. Et à la frontière entre le Liban et Israël, où sévit le Hezbollah, marionnette des iraniens, les « incidents » se multiplient.
Bref, la seule chose qui va nous éviter une guerre, c’est sans doute qu’en période électorale, ce n’est pas terrible pour un Président américain d’en déclencher une, de guerre.
Que reste-t-il du G7 de Biarritz ? Peut-être la découverte par Melania Trump des vins français ( dixit son mari en conférence de presse) Remarquez, rien que ça, ça ne serait pas si mal. Cheers !

lundi 1 juillet 2019

Historique : Donald Trump fait tomber les murs. Mais c’est avec la Corée du Nord !

Petit pas pour Trump , et pour l'humanité un grand quoi ?
Trop fort Donald. S’il perd les prochaines élections, il n’aura pas besoin de se mettre des oreilles de Mickey. Il pourra reprendre son ancien job d’animateur télé. C’est une sorte d’Hanouna, version nouilles dans le slip, mais à la sauce américaine. Et surtout, qui aurait été élu Président. Ce qui peut faire peur quand on y pense. Chance : beaucoup d’américains n’y pensent pas, certains même adorent. 
Il faut dire que 50 ans presque jour pour jour après Neil Armstrong sur la lune, refaire le coup du petit pas pour moi mais un grand pas pour l’humanité, c’est vraiment très fort. Plus fort que la pub des bébés Evian ou du « il est fou Afflelou. » 
On commençait à s’endormir surtout avec cette chaleur ; le G20 au Japon, comme dit l’autre, on s’en battait un peu les c… Et là d’un coup, le coup médiatique, le tweet, le buzz : un Président américain marche en Corée du Nord. L’image est là, HIS-TO-RIQUE . 
Et c’est tout bon par la campagne de Trump, pile poil lorsque les démocrates lancent leurs primaires. Combien de temps, l’effet tiendra-t-il ? 
Car sur le fond, c’est comme pour Hanouna, on est un peu sidéré par le vide derrière l’image. Rien n’indique en effet que le nouveau BBF ( meilleur ami) de Donald Trump va jeter son arsenal nucléaire aux poubelles, ni qu’il va se convertir à la démocratie à l’américaine. 
Et qui de Kim ou de Trump a le plus besoin de l’autre ? Le dictateur ou le Président en campagne électorale ? 
Et si les sondages deviennent un peu mollassons, quel sera le prochain coup ? Allez plus loin avec Kim ? En dehors d’un mariage, on ne voit pas trop. 
Alors pourquoi pas l’Iran ? Pourquoi pas une rencontre avec le guide suprême Ali Khameini ? Un selfie avec Melania à Persépolis ? 
En tout cas, ce que l’on retiendra c’est qu’avec Trump, il vaut mieux être de ses ennemis que de ses alliés. Surtout quand on a l’arme nucléaire. 
Espérons que cela ne donnera pas trop d'atomiques pensées aux iraniens. 

lundi 30 avril 2018

Relations internationales : Prendre un Président par la main.

Kim et Moon: Ont-il voulu copier Trump et Macron ?
Ouf: L’hiver nucléaire est évité. Les deux dirigeants coréens Dupond et Dupont ( Oui parce qu’en Corée, Kim 김, c’est comme Dupond, et Moon 문
comme Dupont, des noms portés chacun par la moitié de la population), donc pour faire court Kim Jong-Un et Moon Jae-In non seulement se sont rencontrés, non seulement ont déjeuné ensemble, non seulement se sont parlés, mais en plus ils se sont promenés de part et d’autre du rideau de fer qui sépare leurs deux pays depuis 60 ans en se tenant la main. C’est la nouvelle tendance en matière de relations internationales, la diplomatie des papouilles, et des bisous. Il y avait le body-massage, il y aujourd’hui les diplomatie-messages. 
Et rêvons un peu. Après les deux Corée(s) qui nous annoncent des lendemains qui chantent et dansent sur fond de Gangnam Style, pourquoi pas Vladimir Poutine prenant par la main Petro Porochenko, et hop ! fini le conflit dans le Donbass ukrainien, tous les deux iront chasser le gros ( gibier) en Sibérie. Et puis Benyamin Netanyahou et Ahmoud Abbas, bras dessus bras dessous, faisant tomber tous les murs, sauf celui des lamentations. Et puis, soyons fous, Hassan Rohani, l’iranien, prenant la main de MBS, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier saoudien, pour aller danser jusqu’au bout de la nuit au B018, une des boîtes les plus hypes de Beyrouth. Et finies les guerres en Syrie et au Yemen.  
Et ça c’est une invention française, cocorico, c’est ce qu’ont apporté En Marche et Emmanuel Macron à la diplomatie internationale et à la paix dans le monde. Vous avez vu comme Manu a retourné Trump ? Avant, le Président américain était contre l’accord sur le nucléaire iranien, et après la séquence big bisous de Washington, il est… toujours contre. Avant, Trump voulait augmenter les droits de douane sur l’acier européen, et après… il va toujours les augmenter. 
Qu’importe les (non) conséquences, c’est la photo qui compte. 

vendredi 30 octobre 2015

#Syrie : Pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère.



Ce qui est génial avec ce proverbe : « Pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère » c’est qu’il existe en toute les langues :
En allemand bien sûr. En anglais, of course. En espagnol, italien, en russe aussi, et là, cela devient intéressant. Car même si Poutine n’est pas le diable, ce n’est pas un ange, et pire que le diable, c’est un malin. Une preuve: On en est où de notre fameux boycott ? Les Mistral nous coûtent bonbon, même revendus à l’Egypte.  Nos porcs bretons ne vous disent pas merci. Quant à l’Ukraine, pour ce que ça a servi pour débloquer la situation... Et tout ça pour finir par retrouver le chemin du Kremlin. Parce que ne nous leurrons pas : Il n’y aura pas que Sarkozy. Car peut-il y avoir une solution en Syrie, c’est-à-dire maintenant chez nous, sans les russes ?
Le proverbe «  Pour manger avec le diable… » se dit aussi en arabe et là, cela devient franchement très intéressant. Quoique… Existe-t-il en farsi et en turc ? Sans vouloir manquer de respect à nos indéfectibles alliés l’Arabie Saoudite et le Qatar, pour pouvoir la gagner la guerre en Syrie et en Irak, il faudrait peut-être mieux utiliser les bonnes cuillères. Peut-on vraiment imaginer une solution sans ces 2 super puissances que sont la Turquie, même avec Erdogan, et l’Iran, même avec la dictature des Ayatollahs. Peut-être avons-nous eu tort il y a une dizaine d’années d’être obsédés par l’entrée de la Turquie en Europe. Peut-être aurait-il mieux valu à l’époque ancrer ce pays charnière dans notre espace et nos valeurs. Aujourd’hui, la Turquie se sent pousser des ailes, tentées par une aventure solitaire, une sorte de grande Turquie, regroupant sous son influence tous les pays de culture turque. Quant à l’Iran, la voilà qui revient à la table des négociateurs à Vienne, où, sans doute un succès de notre diplomatie, la France elle, a perdu sa place.
Il reste enfin le Diable, le dictateur syrien Assad. D’une manière ou d’une autre ne faudra-t-il pas manger la soupe avec lui, même pour négocier son départ ? Quelle honte y aurait-il à se dédire ? L’essentiel n’est-il pas que l’horreur et le chaos s’arrêtent enfin ? Et en 1941 n’avons-nous pas pactisé avec Staline qui en matière de dictateur sanguinaire avait mis la barre très haut ? Il n’y va pas seulement de la destruction systématique d’un des plus grands pays du Proche-Orient, d’un des berceaux de nos civilisations. Il y va aussi – surtout ?- de notre paix , ici en Europe, tant il est vrai que contrairement aux enchanteurs/euses qui nous font croire qu’en mettant une porte blindée et un double vitrage, nous pourrions éviter d’être concernés par ce qui se passe devant chez nous.
Les guerres qui meurtrissent l’Orient complexe nous concernent au premier chef. Et nous le voyons bien aujourd’hui sur nos plages et aux coins de nos rues. Cela vaut bien un dîner.
Nous vivons une e-poque formidable.

mercredi 17 juin 2015

#Algerie : Mieux vaut la voir du ciel plutôt qu’au niveau de #Bouteflika et de #Hollande.


Hollande vante la grande maîtrise de Bouteflika!
En 24 heures, deux images de l’Algérie se sont télescopées :
L’une, vue du ciel par Yann Arthus- Bertrand. Des images à couper le souffle, qui nous rappellent à quel point ce pays - dont nous sommes si proches, si frères, malgré ou peut-être à cause de l’Histoire, de nos liens multiples - est un pays extraordinaire. Sa faillite actuelle n’en est que plus douloureuse.Il faudrait être totalement insensible en tant que français pour ne pas être profondément ému lorsque l’on découvre pour la première fois Alger, Annaba-Bône, Oran, Constantine… Tipaza, les Aurès…
Et puis, il y a cette granguignolade donnée par les deux Présidents Hollande et Bouteflika. Des images consternantes, qui ne sont ni à l’honneur de l’Algérie, ni à celui de la France. Abdelaziz Bouteflika et François Hollande, assis côte à côte. Enfin…« assis »… Bouteflika plutôt « exhibé » sur son fauteuil roulant, comme une momie qui toutes les deux minutes aurait un geste réflexe, celui de porter son mouchoir à sa bouche pour en essuyer la bave qui coule. Une honte , non pour l’Algérie mais pour la clique qui derrière le Président-momie tire les ficelles. On sent des clans qui s’agitent, toute une nomenklatura corrompue faite d’anciens du FLN, de cadres de l’armée, de hauts fonctionnaires, prêts à s’écharper pour ramasser le pouvoir le jour où…
Une honte aussi pour la diplomatie française, et pour François Hollande, qui sans rougir, nous a déclaré les yeux dans les yeux qu’il avait trouvé Abdelaziz Bouteflika d'une "grande maîtrise intellectuelle". « C'est rare de rencontrer un chef d'Etat qui a cette alacrité, cette capacité de jugement". Obama, Merkel, Renzi et autres, doivent s'en étrangler de rire! Il avait fumé de la chicha ou quoi ? Pardon pour cet irrespect, mais la langue de bois diplomatique a quand même des limites. 
Déjà avec Castro, il y a un mois…Certes, tout le monde sera d’accord sur le fait qu’il est important de « placer » la France à Cuba, dans la perspective d’une possible prochaine ouverture d’une des plus anciennes dictatures du monde.
Tout le monde sera aussi d’accord sur l’importance de l’Algérie, notamment à l’heure où tant de menaces terroristes se développent dans le Sahel, et tout le monde sait également à quel point il est difficile pour la France d’établir des relations équilibrées et de totale confiance avec ce pays.
Mais est-ce une raison pour être ainsi ridicule, y compris auprès du peuple algérien qui n’en dit rien, faute de le pouvoir, mais qui n’en pense pas moins.
Nous vivons une e-poque formidable.

Archives du blog