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lundi 2 novembre 2020

Élections aux Etats-Unis : Chronique d’une défaite annoncée.

Un scénario à la Clinton ?

Moi je sais déjà qui sera la prochain Président des Etats-Unis. 

Si, si, c’est sûr et certain, comme il y a 4 ans déjà, j’avais annoncé (et écrit sur ce blog) une autre "chronique d’une défaite annoncée", prévoyant contre l’avis quasi unanime des experts de la politique américaine qu’Hillary Clinton serait battue. 

J'avoue, je n’avais pas tout prévu. C’était avant les primaires et dans le camp républicain, je voyais d’autres candidats que Donald Trump, d’autres dont j’ai d’ailleurs presque totalement oublié les noms. 

Je n’avais pas non plus prévu qu’Hillary Clinton obtiendrait 3 millions de voix de plus que Donald Trump, tout en perdant la Présidence. 

Mais j’avais annoncé sa défaite.

Je suis donc un peu comme Paul le Poulpe, qui dans son aquarium annonçait les victoires des équipes pendant le mondial de foot.

Je suis donc totalement légitime pour vous annoncer le résultat des élections américaines, plus en tout cas que ces soit-disant experts, qui parce qu’ils ont croisé Trump dans la cafétéria de son hôtel, en ont écrit des articles, des livres et se sont auto-proclamés Trumpologues.

Le vainqueur est donc … non, je ne vais quand même pas spoiler le feuilleton politique le plus distrayant depuis Westwing ou House of Cards, le plus important aussi parce qu’il s’agit de la vraie vie, de la vraie Présidence, de notre avenir à nous tous qui sommes toujours si dépendants de ce que décident ou pas les Etats-Unis.

Et pour bien prouver que je prédis l’avenir, j’ai donc écrit le nom du perdant sur un morceau de papier que j’ai plié en quatre, puis en huit, mis dans une première enveloppe cachetée, puis dans une seconde, puis confié à un huissier qui ne l’ouvrira qu’au lendemain du 3 novembre. 

J’ai donc écrit le nom de Trump. Zut, ça m’a échappé. 

Bon, tant pis, c’est dit, c’est fait, Trump sera battu, et les républicains vont prendre une veste histrorique et j’attends avec gourmandise les rétropédalages de tous ces thuriféraires qui depuis 4 ans, nous expliquent que nous n’y comprenons rien, que Trump c’est la vraie Amérique, c’est l’anti-bobo, l’anti-establishment. 

Plus que 48 heures à attendre. 

dimanche 8 septembre 2019

Iran, climat,Trump : Que reste-t-il du G7 d’Emmanuel Macron ?

A défaut de dominer le monde, la France sait recevoir, ça c'est sûr !
Souvenez-vous: C’était il y a quoi ? Même pas 15 jours. Les commentatrices/teurs les plus anti-Macron ( si, si, ça existe ! ) s’extasiaient: Quel talent ce Président ! En 2 promenades sur la plage de Biarritz et une réception à l’Hôtel du Palais, il avait remis la France à sa place dans le monde. Peut-être pas en première place, mais en tout cas, dans le carré de tête. La France habile, diplomate, capable de réconcilier les positions irréconciliables. Un peu comme en 1938 à Munich... Euh ! non, là, mauvaise comparaison, mais passons. 
Donc à Biarritz, le coup de maître, qui a bluffé tous les commentatrices/teurs : L’arrivée surprise du ministre des affaires étrangères iranien. Bien sûr, il n’a vu personne, à peine l’aéroport. Enfin si : il a vu les français qu’il avait déjà vus deux jours avant à Paris. Mais l’on guettait la réaction des américains, le tweet vengeur de Donald Trump, qui aurait douché tous les espoirs, genre : « Melania, fais ta valise, on rentre à Washington ». Et puis, rien ! Alors, alléluia ! tout le monde d’imaginer déjà un sommet de Paris, où l’on verrait Trump embrasser le Président Rohani. Chapeau Macron, France is back
Et puis. 
Et puis rien. Au contraire : L’Iran annonce la mise en route de centrifugeuses avancées pour augmenter son stock d’uranium enrichi. Les États-Unis durcissent encore leurs pressions pour empêcher toute exportation clandestine de pétrole par Téhéran. Et à la frontière entre le Liban et Israël, où sévit le Hezbollah, marionnette des iraniens, les « incidents » se multiplient.
Bref, la seule chose qui va nous éviter une guerre, c’est sans doute qu’en période électorale, ce n’est pas terrible pour un Président américain d’en déclencher une, de guerre.
Que reste-t-il du G7 de Biarritz ? Peut-être la découverte par Melania Trump des vins français ( dixit son mari en conférence de presse) Remarquez, rien que ça, ça ne serait pas si mal. Cheers !

jeudi 22 août 2019

G7 à Biarritz : Emmanuel Macron annule tout ! ça sent pas bon !

G7 ?  Devine qui vient dîner sans être invité ? 
Il y a des jours où il vaut mieux ne pas entendre son réveil, rater son train. Parce que l’on sait que la journée va être foireuse. Eh ! bien c’est le cas avec ce G7 de Biarritz. Manu, n’y va pas ! Annule tout. 
Oui bien sûr, je sais : les petits fours sont déjà commandés et les homards péchés. Mais sérieusement, Président qu’attendez-vous de ce sommet ? 
Que Donald Trump soit frappé par la grâce de la Vierge dont la statue surplombe le rocher du même nom à Biarritz ? Qu’il se mette à dire : oui je crois au réchauffement climatique et je reviens dans les accords de Paris. Oui je crois au réchauffement diplomatique et je rediscute avec la Chine, oui je crois à l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, embrassons-nous Ayatollah !  Il serait plus vraisemblable de le voir se jeter à l’eau pour tenter un take off sur une planche de surf…
Et puis, il y aura qui à ce G7 ? 
Trump, on vient d’en parler. 
L’Italie ? son gouvernement vient d’exploser en plein vol.
La Grande-Bretagne ? En train d’imploser dans son Brexit. 
L’Allemagne ? Merkel est en train de faire ses valises, à Berlin , 
Trudeau au Canada ? Noyé dans un scandale d’Etat, et de toute façon, à quelques semaines d’une déroute électorale. 
Il n’y a plus que le Japon. Prêt à parler manga ? chrysantème ? Ou Ghosn, Carlos ? non , il ne vaut mieux pas. 
Les seuls qui vont vraiment venir, ce sont les alter-mondialistes . Et l’on sait déjà que comme à Hambourg en 2017, cela se passera mal. Et que les media auront de quoi diffuser des scènes hallucinantes genre Champs-Elysées décembre 2018, mais version pelote basque. Pas sûr que cela soit très bon pour l’attractivité touristique de notre pays. 
Alors, prétextez une gastro, un herpès mal placé, une appendicite aigüe. Qu’importe, mais annulez tout, ça vaudra mieux et ça coutera moins cher.

dimanche 18 août 2019

Economie, géopolitique, sommet du G7: C’est la merde !

Avis de sale temps pour le G7 à Biarritz !
On ne va pas se mentir, mais la situation internationale est comme cette fin d’été sur le nord, l’est, l’ouest, le centre de la France : Pourrie. 
Le Brexit ? Les anglais eux-mêmes naviguent à vue. Or si l’Angleterre prend l’eau, c’est nous qui boirons la tasse. 
L’Italie : on ne sait plus qui gouverne. Matteo Salvini depuis son ministère de l’intérieur veut lancer une nouvelle marche sur Rome. Les italiens vont certainement devoir retourner aux urnes. Pour la xième fois. Et pendant ce temps-là, l’économie se grippe. Or quand l’Italie se grippe, c’est nous qui prenons froid.
Jusqu’à présent la France pouvait compter sur l’Allemagne. Mais depuis qu’Angela Merkel a gagné les élections sans les gagner, elle dirige d’une main de moins en moins de fer une coalition bancale. Mais qui pour succéder à Merkel ? Et quid de l’économie ? La guerre entre Trump et la Chine produit ses effets. La croissance chinoise ralentit. Et puis Hong-Kong ... Un battement d'aile du papillon et les exportations allemandes marquent le pas. Et quand l’Allemagne tousse, c’est nous qui prenons froid. 
C’est comme en Espagne, où 3 mois après la victoire du socialiste Pedro Sanchez, impossible de former un gouvernement. Pendant ce temps-là, l’Espagne se détricote, jetez un coup d’œil du côté de Barcelone : Or quand l’Espagne tousse…
Et puis Trump qui veut faire plier les mollahs de Téhéran. Comme si c’était des partenaires BTP d’un de ses chantiers à New York ! Il ferait mieux de s’occuper des indices de l’économie américaine qui virent au rouge les uns après les autres.
Et puis l’Inde de plus en plus nationaliste qui montre les muscles face à un Pakistan qui gonfle ses pectoraux. 
Et puis Daesh : les attentats continuent en Irak, en Afghanistan, au Nigéria, au Mali. Quant à la Lybie…
Et puis l’Argentine qui fait faillite, encore et toujours. 
Et puis, et puis : Quelque soit la météo, il va faire un temps de merde à Biarritz au sommet du G7. 

lundi 29 juillet 2019

Donald Trump ne nous fait pas peur : Sus aux Gafa !

Buveur d'eau ? fake !
Qu’est-ce qu’il croit le buveur de Coca ? Qu’il va faire reculer le pays de Vercingétorix, Jeanne d’Arc et De Gaulle ? Il ne connaît pas Astérix ? Toute la terre a été conquise par Rome-Washington, toute ? Non ! notre petit village gaulois résiste. 
Nous sommes les seuls à taxer les GAFA, tout le monde a envie de faire comme nous, mais pour l’instant nous sommes tout seuls, un peu comme un cycliste qui aurait lancé son attaque trop tôt dans le Galibier et qui sentirait le souffle du peloton qui le rattrape dans la descente sur Valloire.
Pour nous punir, Trump veut taxer nos vins. Mais on va répliquer. Allez embargo sur le camembert, le champagne et le homard. Tu fais moins le malin, hein Donald ? 
S’il ne cède pas, nous lui enverrons nos armes de destruction massive, nos politiques, ceux qui n’arrêtent pas de dire yaka fokon, le gouvernement ne fait rien. On va lui envoyer Jordan Bardella : Reprenons le contrôle de nos frontières, emmerdons les touristes américains dans nos aéroports autant que les douanes américaines nous emmerdent quand on va chez eux. Boycottons Apple, Facebook et Amazon (enfin, juste après la livraison 24 h, d’un pack de 5 slips à 20 euros) . In your face !
Ça ne suffit toujours pas ? On lui envoie Ruffin. Le député de la France Insoumise nommé ambassadeur à Washington : En moins de 3 semaines, les Ford, Goodyear et autre General Electric reviendront chez nous, fissa. 
Et si Bardella et Ruffin ne suffisent pas, on attend Trump au prochain sommet de Biarritz avec… une autre spécialité bien française : Les gilets jaunes ! Avec leur slogan : RIC et GAFA. 
Si cela ne suffisait toujours pas, eh ! bien il reste encore la possibilité de servir au Président américain qui ne boit pas de vin, de l’eau de Lourdes – Attention pas de l’eau lourde radioactive – non, de l’eau miraculeuse. Qui comme son nom l’indique ferait des miracles. En dehors de renforcer l’Union européenne, je ne vois plus que ça. 

lundi 1 juillet 2019

Historique : Donald Trump fait tomber les murs. Mais c’est avec la Corée du Nord !

Petit pas pour Trump , et pour l'humanité un grand quoi ?
Trop fort Donald. S’il perd les prochaines élections, il n’aura pas besoin de se mettre des oreilles de Mickey. Il pourra reprendre son ancien job d’animateur télé. C’est une sorte d’Hanouna, version nouilles dans le slip, mais à la sauce américaine. Et surtout, qui aurait été élu Président. Ce qui peut faire peur quand on y pense. Chance : beaucoup d’américains n’y pensent pas, certains même adorent. 
Il faut dire que 50 ans presque jour pour jour après Neil Armstrong sur la lune, refaire le coup du petit pas pour moi mais un grand pas pour l’humanité, c’est vraiment très fort. Plus fort que la pub des bébés Evian ou du « il est fou Afflelou. » 
On commençait à s’endormir surtout avec cette chaleur ; le G20 au Japon, comme dit l’autre, on s’en battait un peu les c… Et là d’un coup, le coup médiatique, le tweet, le buzz : un Président américain marche en Corée du Nord. L’image est là, HIS-TO-RIQUE . 
Et c’est tout bon par la campagne de Trump, pile poil lorsque les démocrates lancent leurs primaires. Combien de temps, l’effet tiendra-t-il ? 
Car sur le fond, c’est comme pour Hanouna, on est un peu sidéré par le vide derrière l’image. Rien n’indique en effet que le nouveau BBF ( meilleur ami) de Donald Trump va jeter son arsenal nucléaire aux poubelles, ni qu’il va se convertir à la démocratie à l’américaine. 
Et qui de Kim ou de Trump a le plus besoin de l’autre ? Le dictateur ou le Président en campagne électorale ? 
Et si les sondages deviennent un peu mollassons, quel sera le prochain coup ? Allez plus loin avec Kim ? En dehors d’un mariage, on ne voit pas trop. 
Alors pourquoi pas l’Iran ? Pourquoi pas une rencontre avec le guide suprême Ali Khameini ? Un selfie avec Melania à Persépolis ? 
En tout cas, ce que l’on retiendra c’est qu’avec Trump, il vaut mieux être de ses ennemis que de ses alliés. Surtout quand on a l’arme nucléaire. 
Espérons que cela ne donnera pas trop d'atomiques pensées aux iraniens. 

mardi 11 juin 2019

Donald Trump et nous : Les chênes qu’on abat

Chêne franco-américain: Désentente cordiale ? 
C’est une mort dont vous avez forcément entendu parler : celle du chêne de l’amitié planté par Emmanuel Macron et Donald Trump sur la pelouse de la Maison Blanche. Comment ne pas y voir le symbole de nos relations avec Donald Trump ? Ce type-là est en conflit avec la planète entière. Il pense qu’en tapant du poing sur la table, il fera plier les chinois, les iraniens, les mexicains, et les européens. Là c’est facile, puisqu’en Europe même, certains croient que c’est la désunion qui fait la force…
La mort d’un arbre, et c’est arrivé comme ça ? Tu parles : il devait dépérir depuis quelque temps déjà. Il a souffert de manque d’amour. De toute façon, le Président américain n’est pas green, et la nature le lui rend bien … Bientôt on va découvrir qu’il allait y faire pisser son chien, voire pire…
L’arbre était en quarantaine sanitaire. Ce serait peut-être les parasites ou champignons importés de France qui seraient responsables de sa mort. Une expertise a-t-elle demandée ? Une enquête internationale a-t-elle été ouverte ? Attention au fake, n’oublions pas que les américains sont capables d’agiter une fiole de talc à l’ONU pour faire croire qu’il s’agit d’arme chimique et envahir l’Irak. Mais c’est vrai : Il y a en Europe beaucoup de vers dans le fruit. Des gens qui pensent que le « Alleingang » - c‘est un mot allemand et cela veut dire faire cavalier seul- des britanniques est la solution pour tenir tête aux 300 millions d’américains, au milliard et 300 millions de chinois ou d’indiens. 
Le chêne mort a été abattu : « Les chênes qu’on abat ». C’est le titre du livre d’André Malraux en 1971, qui rapporte son dernier entretien avec le général De Gaulle. On y lit notamment cette mise en garde de l’ancien Président à la veille de sa mort : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe ». Et il y en a encore qui réclame le Frexit ? 




mercredi 20 juin 2018

Europe et migrants : E la nave va !

Dans le film "Et vogue le navire!", Fellini met en scène une Europe qui va sombrer. 
Et vogue le navire ! E la nave va ! En 1983, Federico Fellini signait un de ses derniers films, comme toujours superbe, baroque, bouillonnant, excessif, tellement italien - dans notre idée de l’Italie du moins - c’est-à-dire comediante-tragediante : Et vogue le navire
Au début du XX ème siècle, peu avant le déclenchement de la Première guerre mondiale, dans le port de Naples, un groupe de privilégiés, aristocrates, artistes, politiciens, divas, accompagnés d’un rhinocéros ! embarquent pour une croisière de quelques jours. Mais le navire ne va pas voguer comme prévu. Des réfugiés ( serbes) sont recueillis en mer. Un bateau de guerre (autrichien !) les stoppe et exige qu’on les rende. Un terroriste (!) finit par tout faire sauter. Et le navire sombre. 
Sommes-nous comme ces passagers de Vogue le navire ! Allons-nous tous couler dans un –joyeux- bordel ? 
Certains diront : C’est la faute de tous ces migrants qui nous menacent. D’autres penseront : C’est notre aveuglement et notre égoïsme. 
En tout cas, nous allons être vite fixés, car l’embarquement a commencé. 
En Italie, qui est avec le Japon, le pays dont la population est la plus âgée du monde, et qui perd chaque année 200 000 habitants : on verra vite si les italiens pourront se passer d’immigration. 
En Hongrie ou en Pologne qui semblent oublier les avantages d’une Europe qui a su se montrer solidaire – Vous vous souvenez de la peur du plombier polonais ? -. 
Aux Etats-Unis, qui veulent être « first », en oubliant qu’ils ne sont pas seuls au monde et que s’ils peuvent s’asseoir sur les intérêts du Luxembourg, et même sur ceux de la France ou de l’Allemagne, avec la Chine, cela devient vraiment plus compliqué. Et déjà leurs entreprises, leurs agriculteurs et les marchés financiers commencent à rire jaune 🤭😁.
Si ceux qui pensent que le bonheur de leurs peuples est dans le repli sur leur pré carré ou leur hexagone ont raison, nous le saurons donc très vite. 
S’ils ont tort, nous boirons tous la tasse. Espérons qu’alors leurs électeurs leur présenteront la note. Comme par exemple aux Etats-Unis pour les élections de mid-term en novembre. 
En attendant, un peu partout voguent les navires.

lundi 11 juin 2018

Trump-vs Le Monde: Match très nul au G7

Le Canada, en guerre contre les Etats-Unis? Les Simpsons l'avaient imaginé, mais c'était pour rire!

« Soyons sérieux et dignes de nos peuples. Nous nous engageons et nous tenons ». 
Emmanuel Macron a bien raison : Après l’humiliant match-nul 1-1 France-Etats-Unis, il vaut mieux rester digne en partant au mondial de foot en Russie. Parce que l’équipe US de foot, ce n’est pas le Pérou. Dans tous les sens de l'expression - et d’ailleurs la rencontre France-Pérou, ce sera le 21 juin. On s’attendait à un score honorable, genre 7 à 0 pour les bleus. Eh ! bien non. Match nul, et même, il s’en est failli de 10 mn pour que les américains ne battent l’équipe de France. 
« Soyons sérieux ».
C’est comme pour le sommet du G7. Les 6, Macron en tête annonçaient au pire un communiqué final filandreux et bien diplo, avec des formules tellement alambiquées qu’on n’y comprend rien, mais c’est fait pour. Et là, d’un tweet, tacle de Donald Trump. Un mauvais tacle, bien vicieux, glissé. Qui mériterait au moins une pénalité, un carton rouge. Mais le problème c’est qu’il n’y a plus d’arbitre sur la scène internationale. 
La Russie rigole. A chaque croche-pied de Trump contre ses « alliés européens », c’est un peu plus de Crimée annexée, et le prix du pétrole qui grimpe. 
La Chine se frotte les mains. Et à 1 milliard 300 millions de chinois, cela fait beaucoup de mains qui se frottent. A chaque nouvel embargo contre l’Iran, c’est un peu plus de pétrole pas cher et un nouveau marché qui s’ouvre. 
Les canadiens croient vivre un mauvais épisode des « Simpsons » qui, c’était prémonitoire, imaginaient déjà une guerre entre le Canada et les Etats-Unis. Quant aux européens, il se demandent encore si c’est mieux d’être tout seul dans le vaste monde ou à 2, à 3, à 6, ou à 25… 
Et pendant ce temps-là, Donald Trump va faire ami-ami avec rocket-man, son ex-pire ennemi. Peut-être que dans 6 mois, le Président américain ira se recueillir au mausolée de l’ayatollah Khomeiny ? 
Décidément par les temps qui courent, avec Trump, mieux vaut être son ennemi que de ses amis. 
" Restons dignes ": Allez, bon mondial en Russie, que nous boycottons depuis 3 ans !


vendredi 8 juin 2018

G7 : L’Amérique et l’Europe sont dans un bateau. Trump pousse tout le monde à l’eau. Qu’est-ce qui reste ? La Chine.

G7 il y a un an: Déjà ils faisaient tous la gueule !

Avec Donald Trump, mieux vaut être son ennemi que de ses amis. «L’Amérique d’abord», le slogan flatte ses électeurs, et ses électeurs sont pour beaucoup l’Amérique profonde, pas celle des Clinton et Obama, celle qui considère que la Floride c’est déjà l’Amérique latine, New-York, c’est bobos et compagnie et San Francisco, Sodome et Gomorrhe. Alors pour cette Amérique-là, l’Europe…c’est quoi, c’est où ? L’Europe c’est combien de divisions ? Hélas, pour nous, l’Europe c’est peu de divisions (militaires) et beaucoup de divisions sur le plan politique. Quand on entend ici et là, les obsédés des « diktats » de Bruxelles, les partisans du «Tout sauf l’Union », les bonimenteurs qui se font élire sur des slogans comme: « L’Europe est notre plus grand malheur » et cela va de la Grande-Bretagne du Brexit, de la Hongrie d’Orban, de l’Italie de la Ligue jusqu’à une Marion Maréchal Le Pen, on a de quoi se sentir vulnérables. Diviser pour régner, vieille tactique qui marche toujours. 
C’est comme pour le blocus contre l’Iran. Devenue aux yeux de Donald Trump et d’Israël, le plus grand danger pour la paix dans le monde. C’est vrai que leur nouvel grand ami, l’Arabie Saoudite, est un pays qui inspire confiance. Au fait Ben Laden il était d’où ? 
Nos sociétés sont obligées de plier bagage. Et au bout du compte, qui va récupérer les contrats européens en Iran ? Les Chinois. Qui va acheter son pétrole ? Les Chinois. Qui se contrefichent d’éventuelles sanctions américaines ? Les Chinois. 
Eux, ils sont 1 milliards 300 millions, mais ils parlent d’une seule voix. 
Trump ne connaît que la force - la puissance, gros, la puissance-. Et face à l’Amérique seuls les gros pèseront, la Chine, l’Inde bientôt, la Russie aussi. Désunie l’Europe ne sera plus maître de son destin. Et la Chine rit. Merci Donald! 

mercredi 9 mai 2018

Et si Trump avait raison - Suite : C’est la merde !

Derrière Trump, Bolton: L'homme qui murmure à l'oreille du Président pour renverser le régime iranien.  

Nous sommes pas dans la merde. 
Même si on s’en doutait un peu, les bisous de Macron n’auront servi à rien, Donald Trump n’a pas fait dans le détail en déchirant l’accord sur le nucléaire iranien. 
L’Iran est redevenu le grand Satan, en Israël, Netanyahu applaudit, ce qui n’est pas rassurant. C'est la méthode rocket man , mais fonctionnera-t-elle avec les ayatollahs comme elle paraît fonctionner avec la Corée du Nord ? 
Si oui, Trump méritera au moins deux Prix Nobel. Celui de la Paix et celui de l’Economie.
Sinon, c’est la guerre. 
En fait la guerre a déjà commencé. 
En Syrie où Israéliens et Iraniens se bombardent déjà. Pauvre peuple syrien. Pauvres israéliens aussi, parce que comme Trump n’a aucune envie d’envoyer des GI’s se faire tuer pour Jérusalem - En 1968, ce grand va-t-en guerre avait réussi à éviter le Vietnam, grâce à un certificat médical douteux : Courageux mais pas téméraire ! En cas de conflit, ce seront donc les jeunes israéliens qui serviront de chair à canon. Et quand on aime Israël, quand on aime l’Humanité tout simplement, on ne peut être qu’inquiet. 
Mais la guerre économique a également commencé et pauvres de nous en Europe. Car c’est nous qui sommes menacés par les sanctions contre toutes les entreprises qui commerceront avec l’Iran. Adieu veaux, vaches, cochons (enfin plutôt poulets). PSA va être très mal. Et Airbus. Et les banques. Et puis cherry on the cake, moins de pétrole iranien égale les prix du pétrole montent. Et là qui dit merci à Trump ?: Les pétroliers et gaziers américains, les schistes bitumeux, l’Arabie saoudite qui commençait à être dans le rouge. 
Alors soit l’Europe se dit : Nous sommes le premier marché au monde, la première puissance commerciale, renforçons vite notre Union, avec ceux qui veulent, car l’Union fait la force, soit on se la joue perso, chacun dans son coin, et alors cela risque de se terminer en bourgeois de Calais, être obligés de se rendre, la corde au cou. Mais apparemment même les anglais n’en ont pas trop envie. C’est dire !



lundi 7 mai 2018

Et si Donald Trump avait raison ?

"Pam, pam, pam". Pour Donald Trump, la lutte contre les terroristes, c'est simple comme un coup de fusil .
Et si le Président américain avait raison ? 
Pas sur sa technique de prévention des attentats en armant les citoyens. Sa manière de mimer comment il aurait abattu les terroristes du Bataclan montre qu’il confond tir aux canards et lutte contre le terrorisme islamiste. On a envie de lui dire - mais on se retient car ce serait ignoble - Balaie devant ta porte, Donald : Déjà 82 morts et 141 blessés dans les quelques 41 tueries de masse depuis le 1erJanvier aux Etats-Unis contre lesquelles apparemment tes « pam pam pam » n’ont servi à rien
En revanche en ce qui concerne la Corée du Nord, la stratégie du tweet vengeur serait-elle en train de fonctionner ? Il y a six mois nous étions au bord d’une guerre nucléaire et aujourd’hui, Corée du Nord et Corée du Sud se donnent la main par-dessus la ligne de démarcation figée depuis 65 ans. Et la rencontre Donald Trump et Kim Jong-Un devrait se tenir fin Mai, début Juin. Tout cela au conditionnel. Car tout peut encore rater à la défaveur d’un tweet vengeur du Président américain. 
Mais si cela marche, et même si cela ne marche pas, Donald Trump va se croire très fort. Il se croit sans doute déjà très fort, conforté dans l’idée que la politique internationale se gère comme son ancienne émission télé « The apprentice », avec force « You are fired ». Et si cela le conduisait le 12 mai  - finalement on le sait aujourd'hui, en avance - prochain, à dire, pardon à tweeter à Téhéran « Vous êtes virés », en mettant à la poubelle l’accord sur le nucléaire iranien, nous serions mal, très mal, et tout le Proche-Orient, et Israël en première ligne, et nous l’Europe en première loge.
L’Iran n’est pas une autre Corée du Nord en un peu plus grand. C’est un Etat puissant et qui fonctionne ce qui est rare dans la région. Les ayatollahs sont tous sauf des saints, on ne peut pas leur donner le paradis sans confession. Mais que vaut-il mieux ? 
Bombarder l’Iran ? 
Ou parier sur l’effritement progressif d’une dictature imposée depuis 40 ans à une société iranienne - les femmes notamment - qui souhaite de plus en plus s’ouvrir sur le monde et non pas rester enfermée sous un tchador ?


lundi 30 avril 2018

Relations internationales : Prendre un Président par la main.

Kim et Moon: Ont-il voulu copier Trump et Macron ?
Ouf: L’hiver nucléaire est évité. Les deux dirigeants coréens Dupond et Dupont ( Oui parce qu’en Corée, Kim c’est comme Dupond, et Moon 
comme Dupont, des noms portés chacun par la moitié de la population), donc pour faire court Kim Jong-Un et Moon Jae-In non seulement se sont rencontrés, non seulement ont déjeuné ensemble, non seulement se sont parlés, mais en plus ils se sont promenés de part et d’autre du rideau de fer qui sépare leurs deux pays depuis 60 ans en se tenant la main. C’est la nouvelle tendance en matière de relations internationales, la diplomatie des papouilles, et des bisous. Il y avait le body-massage, il y aujourd’hui les diplomatie-messages. 
Et rêvons un peu. Après les deux Corée(s) qui nous annoncent des lendemains qui chantent et dansent sur fond de Gangnam Style, pourquoi pas Vladimir Poutine prenant par la main Petro Porochenko, et hop ! fini le conflit dans le Donbass ukrainien, tous les deux iront chasser le gros ( gibier) en Sibérie. Et puis Benyamin Netanyahou et Ahmoud Abbas, bras dessus bras dessous, faisant tomber tous les murs, sauf celui des lamentations. Et puis, soyons fous, Hassan Rohani, l’iranien, prenant la main de MBS, Mohammed Ben Salmane, le prince héritier saoudien, pour aller danser jusqu’au bout de la nuit au B018, une des boîtes les plus hypes de Beyrouth. Et finies les guerres en Syrie et au Yemen.  
Et ça c’est une invention française, cocorico, c’est ce qu’ont apporté En Marche et Emmanuel Macron à la diplomatie internationale et à la paix dans le monde. Vous avez vu comme Manu a retourné Trump ? Avant, le Président américain était contre l’accord sur le nucléaire iranien, et après la séquence big bisous de Washington, il est… toujours contre. Avant, Trump voulait augmenter les droits de douane sur l’acier européen, et après… il va toujours les augmenter. 
Qu’importe les (non) conséquences, c’est la photo qui compte. 

jeudi 26 avril 2018

Emmanuel Macron chez Trump : Tout ça pour ça ?

A quoi pouvait bien penser Macron en enserrant ainsi Trump: Dur, dur d'être Président ?

Nous voilà rassurés : Emmanuel Macron n’est pas sourd, et même avec les promotions du style « Une deuxième paire gratuite avec la première », il n’a pas besoin de prothèses auditives. Et donc il a bien entendu le Président américain dire et répéter tout le mal qu’il pense de l’accord sur le nucléaire iranien. 
Dans sa conférence de presse bilan de ces 3 jours de voyage officiel aux Etats-Unis, il s’est dit pessimiste, très pessimiste sur le fait que son ami Donald Trump entendra sa suggestion de ne pas quitter cet accord. 
Pas sourd et pas Sisyphe non plus. Mais cela on le savait puisqu’en matière de héros antiques, le Président est plutôt jupitérien. Au-dessus de la mêlée, dans l’Olympe comme Zeus, la version grecque de Jupiter, oui ! Mais casseur de cailloux, qui ne cessent de dévaler les pentes de la montagne au sommet de laquelle vous essayez de les pousser, comme Sisyphe, ça non ! Laissons cela à Elisabeth Borde, la ministre des Transports, ou Muriel Pénicaud, du Travail, qui doivent en être à 10 000 heures de négociations sur deux mois, on se demande à quoi elles carburent. 
Pas sourd, pas Sisyphe et pas Sacher Masoch, non plus. Et nous voilà rassurés. Emmanuel Macron n’est pas un admirateur de l’œuvre de Leopold von Sacher-Masoch, écrivain autrichien très tourmenté depuis l’enfance après avoir découvert sa tante en train de fouetter son oncle pour l’humilier. Donc ce n’est pas par sadomasochisme que le Président s’est laissé papouiller, tripoter, bécoter par son homologue américain. 
C’était par dévouement. Pendant 3 jours il a fait don de son corps et de sa fierté pour nous, pour la France, pour l’Europe, pour la cause de la paix. 
A la fin de la semaine avec la visite d’Angela Merkel à Washington- et là il n’y aura pas de bisous - on saura si l’Europe échappe aux surtaxes annoncées par Trump sur les importations venant d’Europe. 
Et le 12 mai, on saura si l’accord sur l’Iran que les occidentaux avaient mis 21 mois à négocier avec la Russie et la Chine est rayé d'un tweet. 
On saura donc si ce voyage en Amérique aura servi à quelque chose. 


mercredi 25 avril 2018

Mais pourquoi Macron ne parle-t-il pas anglais ?

A l'image du Président, nos élites parlent américain, et non. plus anglais

C’est curieux ? Mais personne ne le fait remarquer. Nous sommes tous dans l’admiration béate du fait que pour une fois, notre Président, parle et converse en anglais. Et d’ailleurs il en use, voire en abuse, Make France great againMake our planet green again. We are a startup nation … blablablabla…  
Et c’est vrai qu’avec Emmanuel Macron, on est loin de l’anglais à la Maurice Chevalier ou Jacques Chirac, genre très fâché dans la visite de la vieille ville de Jérusalem : What do you want ? Me, to go back to my plane? Cela a fait beaucoup rire plus tard Tony Blair, premier ministre britannique, anglais.  Quant à François Hollande, franchement au XXI ème siècle, parler si mal anglais… mais qu’apprennent-ils donc à l’ENA ? L’arabe comme Wauquiez ? ( Non là on plaisante, Laurent ne parle pas même pas vellave, la version Haute-Loire de l’occitan) . Le niveau de l’enseignement de l’anglais est-il si bas dans notre système scolaire ? Même en cités, dans les « territoires (soit-disant ) perdus » de la République, on répète les rhymes et les flows d’un 50 CentDrakeSnoop Dogg. Ou de Kendrick Lamar, tout nouveau Prix Pulitzer Bitch, be humble, Sit down. Get the fuck off my dick, that ain't right. On traduit ?: Pute, Sois humble. Assieds toi sur ma queue . Allez dégage de ma bite c’est pas correct etc.. 
Et donc pour en revenir à Emmanuel Macron, certes il ne chante pas à Donald Trump : « I think I think too much » ( Je pense que je pense trop ) comme Kanye West dans « Fade » mais comme lui il parle américain .Pas anglais. 
Macron parlant en anglais à la mode des Statesc’est comme si Justin Trudeau parlait français avec l’accent de Céline Dion, avant que son mari René ne lui fasse prendre des cours de diction.  
Et ça, c’est un peu choquant. Nous n’apprenons pas la langue de Shakespeare, mais celle de Dallas, d’Alerte à Malibu ou de Wiz Khalifa. 
Cette disparition de l’anglais au profit de l’américain traduit l’état du monde. Apprendre une langue, ce n’est seulement pas apprendre des mots, c’est s’imprégner d’une culture. Pour devenir universel, l’anglais est devenu américain, et nous passons tous sous le rouleau compresseur culturel de nos amis yankees. 
On a envie de réécouter Anthony HopkinsEmma ThompsonKristin Scott-Thomas, ou encore Bond, James Bond
Revoir « Retour à Howards end » ou encore « Peyton Place ». Ou même un discours de la Reine à 92 ans. 
 « Honni soit qui mal y pense »

samedi 13 janvier 2018

Nous sommes tous des #paysdemerde

Les bobos contre le peuple ? Oprah Winfrey incarne l'Amérique q'on aime pas celle qui vote !

Non, Donald Trump n’est pas fou ! Il vient même de démontrer une nouvelle fois qu’il est malin et …cynique.  
En traitant tous les pays d’émigration sauf la Norvège – mais pas sûr que vue la richesse et la qualité de vie en Norvège, beaucoup de norvégiens embarquent sur des drakars pour émigrer clandestinement aux Etats-Unis – de pays de merde, le Président américain ne s’adresse pas à nous, il ne s’adresse même pas aux pays africains ou à Haïti, dont il n’a rien à faire, il s’adresse à son électorat. Disons les américains moyens, très moyens, l’Amérique profonde, qui a le sentiment de devenir minoritaire face non pas aux musulmans, non pas aux arabes, mais aux noirs bien sûr, mais surtout aux latinos. A chaque pays , ses obsessions. On le sait ce n’est plus qu’une question d’années, les « blancs » ne seront plus majoritaires aux Etats-Unis. 
Finalement Trump est peut-être le chant du cygne de cette Amérique-là. Elu de justesse avec 2 millions de voix de moins qu’Hillary Clinton, il continue de bénéficier d’un socle de followers, qui contre vents et marée -  déclarations atomiques contre la Corée du Nord, relance du charbon, forages pétroliers, et je m’en tape de la planète, et je me fous du réchauffement climatique, et je me brouille avec notre alliée historique, la Grande-Bretagne et s’il y a des massacres de masse aux Etats-Unis, c’est parce que les américains n’ont pas assez d’armes pour se défendre eux-mêmes, et je tweete plus vite que mon ombre,  – continuent à penser qu’avec Donald, America is back. Et finalement, cet électorat-là, que pense-t-il d’Haïti ou du Salvador ? Des pays de merde. Et chez nous, que pensent certains du Mali, du Niger ou de la Syrie ? Des pays de merde. Donald Trump dit tout haut ce que beaucoup d’américains ou d’européens pensent des migrants qu’ils soient demandeurs d’asile ou demandeurs de travail. 
Et ce ne sont pas les dénonciations de personnalités certes tout à fait respectables et brillantes, comme la présentatrice de télé américaine Oprah Winfrey, ou l’actrice Meryl Streep, qui pourront y changer quelque chose. Au contraire, elles confortent les «vrais gens» dans leur opinion que toutes ces protestations sont le fait d’une intelligentsia, de privilégiés, de bobos  qui ne connaissent rien des difficultés de la vraie vie. Et ce n’est pas parce que chez nous, un Omar Sy ou un Teddy Riner, dont les parents ont eu fort heureusement la bonne idée – enfin, ils n’avaient pas eu vraiment le choix -  de venir de "pays de merde" pour enrichir notre pays par le talent de leurs enfants, que nous éviterons qu’une bonne partie de nos concitoyens ne craigne, comme les électeurs de Trump, ou comme un Eric Zemmour, le « grand remplacement ».
AfD en Allemagne, ayatollahs chrétiens au pouvoir en Pologne, dérives fascisantes en Hongrie, Marine Le Pen au second tour des présidentielles françaises, le populisme qui n’est pas synonyme de peuple ou de populaire nous guette aux détours de prochaines élections.
On n’est pas dans merde.


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