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lundi 2 novembre 2020

Élections aux Etats-Unis : Chronique d’une défaite annoncée.

Un scénario à la Clinton ?

Moi je sais déjà qui sera la prochain Président des Etats-Unis. 

Si, si, c’est sûr et certain, comme il y a 4 ans déjà, j’avais annoncé (et écrit sur ce blog) une autre "chronique d’une défaite annoncée", prévoyant contre l’avis quasi unanime des experts de la politique américaine qu’Hillary Clinton serait battue. 

J'avoue, je n’avais pas tout prévu. C’était avant les primaires et dans le camp républicain, je voyais d’autres candidats que Donald Trump, d’autres dont j’ai d’ailleurs presque totalement oublié les noms. 

Je n’avais pas non plus prévu qu’Hillary Clinton obtiendrait 3 millions de voix de plus que Donald Trump, tout en perdant la Présidence. 

Mais j’avais annoncé sa défaite.

Je suis donc un peu comme Paul le Poulpe, qui dans son aquarium annonçait les victoires des équipes pendant le mondial de foot.

Je suis donc totalement légitime pour vous annoncer le résultat des élections américaines, plus en tout cas que ces soit-disant experts, qui parce qu’ils ont croisé Trump dans la cafétéria de son hôtel, en ont écrit des articles, des livres et se sont auto-proclamés Trumpologues.

Le vainqueur est donc … non, je ne vais quand même pas spoiler le feuilleton politique le plus distrayant depuis Westwing ou House of Cards, le plus important aussi parce qu’il s’agit de la vraie vie, de la vraie Présidence, de notre avenir à nous tous qui sommes toujours si dépendants de ce que décident ou pas les Etats-Unis.

Et pour bien prouver que je prédis l’avenir, j’ai donc écrit le nom du perdant sur un morceau de papier que j’ai plié en quatre, puis en huit, mis dans une première enveloppe cachetée, puis dans une seconde, puis confié à un huissier qui ne l’ouvrira qu’au lendemain du 3 novembre. 

J’ai donc écrit le nom de Trump. Zut, ça m’a échappé. 

Bon, tant pis, c’est dit, c’est fait, Trump sera battu, et les républicains vont prendre une veste histrorique et j’attends avec gourmandise les rétropédalages de tous ces thuriféraires qui depuis 4 ans, nous expliquent que nous n’y comprenons rien, que Trump c’est la vraie Amérique, c’est l’anti-bobo, l’anti-establishment. 

Plus que 48 heures à attendre. 

samedi 13 janvier 2018

Nous sommes tous des #paysdemerde

Les bobos contre le peuple ? Oprah Winfrey incarne l'Amérique q'on aime pas celle qui vote !

Non, Donald Trump n’est pas fou ! Il vient même de démontrer une nouvelle fois qu’il est malin et …cynique.  
En traitant tous les pays d’émigration sauf la Norvège – mais pas sûr que vue la richesse et la qualité de vie en Norvège, beaucoup de norvégiens embarquent sur des drakars pour émigrer clandestinement aux Etats-Unis – de pays de merde, le Président américain ne s’adresse pas à nous, il ne s’adresse même pas aux pays africains ou à Haïti, dont il n’a rien à faire, il s’adresse à son électorat. Disons les américains moyens, très moyens, l’Amérique profonde, qui a le sentiment de devenir minoritaire face non pas aux musulmans, non pas aux arabes, mais aux noirs bien sûr, mais surtout aux latinos. A chaque pays , ses obsessions. On le sait ce n’est plus qu’une question d’années, les « blancs » ne seront plus majoritaires aux Etats-Unis. 
Finalement Trump est peut-être le chant du cygne de cette Amérique-là. Elu de justesse avec 2 millions de voix de moins qu’Hillary Clinton, il continue de bénéficier d’un socle de followers, qui contre vents et marée -  déclarations atomiques contre la Corée du Nord, relance du charbon, forages pétroliers, et je m’en tape de la planète, et je me fous du réchauffement climatique, et je me brouille avec notre alliée historique, la Grande-Bretagne et s’il y a des massacres de masse aux Etats-Unis, c’est parce que les américains n’ont pas assez d’armes pour se défendre eux-mêmes, et je tweete plus vite que mon ombre,  – continuent à penser qu’avec Donald, America is back. Et finalement, cet électorat-là, que pense-t-il d’Haïti ou du Salvador ? Des pays de merde. Et chez nous, que pensent certains du Mali, du Niger ou de la Syrie ? Des pays de merde. Donald Trump dit tout haut ce que beaucoup d’américains ou d’européens pensent des migrants qu’ils soient demandeurs d’asile ou demandeurs de travail. 
Et ce ne sont pas les dénonciations de personnalités certes tout à fait respectables et brillantes, comme la présentatrice de télé américaine Oprah Winfrey, ou l’actrice Meryl Streep, qui pourront y changer quelque chose. Au contraire, elles confortent les «vrais gens» dans leur opinion que toutes ces protestations sont le fait d’une intelligentsia, de privilégiés, de bobos  qui ne connaissent rien des difficultés de la vraie vie. Et ce n’est pas parce que chez nous, un Omar Sy ou un Teddy Riner, dont les parents ont eu fort heureusement la bonne idée – enfin, ils n’avaient pas eu vraiment le choix -  de venir de "pays de merde" pour enrichir notre pays par le talent de leurs enfants, que nous éviterons qu’une bonne partie de nos concitoyens ne craigne, comme les électeurs de Trump, ou comme un Eric Zemmour, le « grand remplacement ».
AfD en Allemagne, ayatollahs chrétiens au pouvoir en Pologne, dérives fascisantes en Hongrie, Marine Le Pen au second tour des présidentielles françaises, le populisme qui n’est pas synonyme de peuple ou de populaire nous guette aux détours de prochaines élections.
On n’est pas dans merde.


mercredi 12 octobre 2016

Trump est-il payé par Hillary Clinton ?


Il n'y a pas que les acteurs comme De Niro qui pense que Trump est un clown.
Stop, bas les masques, la ficelle est trop grosse : Donald Trump a été payé par l’establishment américain, les bobos new-yorkais, les élites de Washington, les réseaux des Clinton, pour faire élire Hillary Clinton.
Pour l’instant la machination n’est pas encore connue du grand public, mais elle éclatera au grand jour en novembre, mais ce sera après le 8 , donc juste après les élections.
Vous croyez que c’est bidon ? Mais il y a trop d’indices qui vont dans ce sens.
D’abord il fallait gagner les primaires. On ne s’en souvient plus, pourtant c’était il n’y a pas 3 mois. Quand on pense qu’en France, certains ironisent sur le nombre de candidats aux primaires des Républicains: 7. Aux Etats-Unis, ils étaient 17. Ça c’était la phase 1 : Diviser pour régner. L’éparpillement des candidats est allé de pair avec le côté folklorique de certains, et ça c’était la phase 2 de la conspiration :
Il y avait d’abord le fils de, le frère de : Bush, qualifié par Trump de candidat basse énergie. Franchement après les présidences catastrophiques des Bush, oser se  présenter sans changer de nom, c’était …osé.
Il y a avait le genre bigot: Le prédicateur Mike Huckabee qui était un peu comme si le curé de la paroisse intégriste Saint-Nicolas du Chardonnet était candidat. Bien sûr une femme, et un noir, Ben Carson, un neuro-chirurgien brillant du moins quand il se contentait d’opérer. Le reste du temps lui aussi virait dans l’intégrisme – protestant.
Et ensuite bien sûr deux candidats latinos, ce qui est d’ailleurs un signe. Si le prochain Président des Etats-Unis pourrait être une femme, le Président d’après a de bonnes chance de s’appeler Miguel ou Mario. Car les latinos ne seront plus une minorité mais pratiquement aussi nombreux que les américains d’origine européenne, et surtout anglo-saxonne. Mais Ted Cruz et Mario Rubio se sont annulés l’un l’autre.
Et in fine il est donc resté Donald. Et c’est ça, la grande machination. Parce qu’il va réussir à faire élire Hillary Clinton. Trump est tellement caricatural, tellement ... - c’était quoi l’expression de Robert de Niro ? « bozzo », clown - que même l’Amérique profonde qui avait autrefois voté pour un acteur, Ronald Reagan, ou pour les Bush, commence à douter.
Alors au soir de sa victoire, le 8 novembre, Hillary pourra dire : Merci Donald !
Quand on pense que nous nous plaignons de nos institutions et de notre classe politique « malades », dans ce cas-là, les Etats-Unis sont subclaquants.
We are living in an exciting e-ra !

jeudi 15 septembre 2016

Il faut sauver la candidate Hillary Clinton.


Malaise chez les Clinton

Qu’on l’aime ou pas, franchement Hillary Clinton n’a pas de chance.  Ne jamais jouer aux cartes avec elle comme équipière, ni  jamais faire un Paris-Dakar. Toucher du bois avant de lui serrer la main.
D’abord, avec son mari Bill, elle a dû en avaler des couleuvres, et même plus que ça … des boas, des pythons, des anacondas.. Certes, tout le monde s’accorde à trouver que Bill Clinton a été un des meilleurs Présidents des Etats-Unis, mais tous ces mensonges… Et en public… Ce n’est pas seulement qu’il l’ait trompée et pas qu’une fois - ce ne sont plus des cornes qu’elle porte Hillary, mais une forêt -  mais c’est qu’en suite, il a fallu qu’elle le couvre, qu’elle assume. Evidemment c’était pour le pouvoir. Mais à ce point-là, cela relevait de Koh-Lantah ou de Fort-Boyard dans l’épreuve de la cage aux scorpions ou aux mygales.
Ensuite, Hillary s’y voyait déjà, à la Maison-Blanche, et patatras, voilà Barack. Décidément elle n’a pas la baraka. Parce que comment lutter contre Obama. Intelligent, charismatique, et puis premier noir à pouvoir être élu Président ?  Et là voilà donc obligée de sourire encore et encore, de faire contre mauvaise figure bon cœur, de faire sa campagne, et même de devenir sa secrétaire d’Etat.
Cette année, elle croyait ,enfin, avoir tout bon. Surtout que même si Trump est un batteleur, même si plus démago que tu lui , tu meurs, Donald quand même, normalement, elle devrait pouvoir le battre. Et là voilà qui tousse, qui défaille, en pleine commémoration du 11 septembre, en plein devant les caméras.. Et là, les électeurs commencent à se poser de sérieuses questions sur son état de santé. A 50 jours des élections va-t-elle pouvoir tenir ? Et après, pendant 4 ans ? C’est à croire que sa pneumonie est un coup de Trump. Ou de Daesh, tiens.
Parce que si c’est pas Hillary Clinton, malgré tous ses défauts, son côté establishment, son côté millionnaire de la politique, ce sera Donald Trump, et là ce sera le début de la fin. Poutine à Moscou, Trump à Washington, il ne manquerait plus que Marine Le Pen à l’Elysée. Non, ça ce n’est pas possible. Ce serait pire qu’Armageddon et la nuit des morts vivants réunis !
Alors, on se réveille, on se mobilise. D’accord, nos femmes et hommes politiques ne sont pas terribles, ni à Washington, ni en Europe, mais résistons. Résistons à la tentation de voter pour des clowns même s’ils nous font rire, même si on a envie de renverser la table, même si on a les boules. C’est vrai aux Etats-Unis, mais aussi en France, ou dans quelques semaines en Italie. N’oublions pas qu’on n’a pas trouvé mieux que les élections et la démocratie élective. Comme le disait Churchill : « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres » (*). Churchill, stoïque sous les bombes allemandes et qui promettait à son peuple, non pas des lendemains qui chantent ou on rase gratis, mais du sang , de la peine, des larmes et de la sueur.
Et in fine, ce sont les anglais et la démocratie qui ont gagné !
Nous vivons une e-poque formidable.

(*) « Democracy is the worst form of Government, except for all others ». Citation de Churchill, mais en 1947, pas pendant la guerre.

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