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mardi 9 mai 2017

Economie, Europe, euro, brexit : One swallow doesn’t make a summer * mais est-ce qu’un corbeau annonce l’hiver ?

Quitter l'Europe n'était peut-être pas une si bonne idée !     
Décidément  Emmanuel Macron a dû naitre coiffé ( ou dans une version plus « potos au café », Macron a le c... bordé de nouilles ) : Car pour l’économie mondiale l’heure n’est plus à la crise. Même en Europe et même dans la zone euro, c’est reprise et baisse du chômage.
Bien sûr, il y a les champions traditionnels, aussi agaçants qu’un premier de la classe: Les allemands. Mais même chez eux, cela change : Après des années de cure d’austérité et de réduction des dépenses – Depuis le financement de la réunification, les allemands notamment les seniors se sont beaucoup serrés la ceinture - l’heure est à la hausse des salaires, à la hausse des dépenses des ménages et des dépenses publiques. Eh ! oui car quand on n’est plus endetté, quand le budget est en équilibre, on peut se mettre à dépenser. C’est l’étape qu’en France nous avions voulu sauter.
Mais il y aussi l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande, et même l’Espagne: Depuis 16 mois, jusqu’à 3,2% de croissance, avec une baisse continue du chômage qui reste cependant encore parmi les plus élevés d’Europe.
Une hirondelle ne fait pas le printemps*, mais en économie aussi, l’optimisme favorise l'investissement, la consommation donc la croissance.
En revanche, des corbeaux peuvent-ils annoncer l’hiver ? Du côté de Londres, ils sont plus nombreux à tournoyer au-dessus de la City.
Ralentissement de la croissance, baisse de la Livre, renchérissement des importations, accélération de l’inflation: Les premières conséquences d’un Brexit à peine enclenché, qui n’annoncent pas les  lendemains qui chantent prédits par certain(e)s. Sans compter ce que les Britanniques vont devoir rembourser à l’Europe : On parle de 100 milliards d’euros.
Et puis, il y a l’Irlande : Rétablir des frontières plus strictes repose la question de l’Irlande du Nord et de la République d’Irlande qui avait été gommée par l’intégration européenne.

En définitive, en ce printemps, l’Europe n’apparaît pas comme une si mauvaise idée que ça.
Nous vivons une e-poque formidable !

vendredi 21 août 2015

La rentrée ? Pour des millions de chômeurs il n’ y a pas eu de vacances.

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Les chômeurs sont-ils trop indemnisés? Vu par le "Pélerin"

C’est la rentrée, le retour des vacances. Pour des millions de français. Mais pour d’autres, beaucoup d’autres, des millions, il n’y aura pas de rentrée car il n’y a pas eu de départ.
Pour les chômeurs, quasi-chômeurs, ou para-chômeurs, précaires et autres, il n’y a pas de pause. Contrairement à l’opinion facilement émise par celles et ceux qui ont un salaire à la fin du mois, un CDI avec 13 ème mois, RTT et congés payés, les chômeurs ne sont jamais en vacances et ce n’est pas parce qu’ils ne travaillent pas qu’ils sont inactifs. Et ils ne sont pas non plus payés à ne rien faire. D’ailleurs, beaucoup - 2 millions et demi, 3 millions ? - ne sont même plus indemnisés.
Viennent alors très vite la chute dans la précarité et l’exclusion du monde « normal ».
Plus possible de payer ses traites, son loyer. Quitter son appart’ pour moins cher? Mais comment en retrouver un autre, même une chambre, si l’on n’a pas de contrat ? Alors l’on essaie de rester tant qu’on peut dans son logement car sinon, c’est la peur d’être à la rue … Et puis il y a le  gaz et l’électricité, et bientôt, il va falloir choisir. Vous choisissez l’électricité, car même si ce n’est pas le chauffage, c’est la lumière, alors… Et les dettes s’accumulent et avec elles, les courriers d’huissiers qui pour vous faire peur vous inondent de relances rédigées dans des termes tellement agressifs qu’on dirait des coups de fouets, des gifles. Les premières lettres vous donnent envie de vous flinguer. A la longue, vous n’ouvrez même plus le courrier, car la poste ne vous apporte plus que des mauvaises nouvelles.
Avec l’endettement, vient l’interdiction bancaire. La loi prévoit le droit au compte. Les banques contraintes par la Banque de France de vous ouvrir un compte ne le font qu’à contre cœur. Elles vous marquent au sceau rouge d’un infamant « chômeur » dans la case : profession. Comme si le chômage était un métier ! Droit au compte ne veut évidemment pas dire droit au chéquier, ni droit à un carte de paiement. Ah ! Si à une carte Visa « électron ». Vous ne connaissez pas la carte Visa électron ? Tant mieux, cela veut dire que vous n’avez pas touché le fond. Derrière ce nom pompeux – électron, ça fait technologique !- elle a tout d’une carte Visa, l’apparence d’une carte Visa, le nom d’une Visa, mais ce n’est pas une carte Visa. Elle ne sert pratiquement à rien. Vous ne pouvez pas l’utiliser pour payer un achat ou une commande sur internet. Adieu la possibilité d’acheter un billet de train, moins cher, sur le web. Impossible de régler 1 euros 20 de péage. Bienvenue dans le monde des sans moyens de paiement.
Très vite se pose aussi la question de la couverture santé. Bien sûr existe la CMU, la CMU complémentaire et le Tiers payant, mais outre qu’il faut être bac + 7 pour comprendre comment ça marche, vous n’avez pas intérêt à être myope ou à avoir mal aux dents. L’avenir s’appelle plutôt dentier et compotes de pommes. Sans dent… ce n’est pas qu’une mauvaise plaisanterie.
Pour des millions de français, il n’y aura pas de rentrée parce qu’il n’ y a pas eu de vacances, et qu’il y a peu de chances qu’il en y en ait en 2015, ni en 2016 ! Pour ces millions d’exclus du système qui ne sont pas les sdf sous des tentes quechuas mais qui sont beaucoup plus nombreux, de plus en plus nombreux, invisibles parmi nous, les « yakas », les déclarations péremptoires de dirigeants politiques qui depuis leur sortie de l’ENA et jusqu’à leur retraite sont assurés d’avoir un job de haut-fonctionnaire quoiqu’il arrive, à la Cour des Comptes, au Conseil d’Etat, ou à l’Inspection des Finances, sonnent comme des crachats à la figure. « Yakas » multiplier les contrôles de Pôle-Emploi, comme le voulait l’ancien ministre de l’emploi François Rebsamen. « Yakas » contraindre les chômeurs bénéficiaires du RSA à effectuer des boulots d’intérêt général, un peu comme des délinquants, comme l’avançaient Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez, qui a apparemment oublié l’humanité qu’aurait dû lui inculquer son passage chez les chiffonniers du Caire avec Sœur Emmanuelle.
Il fût un temps où un candidat Président avait appelé cela la fracture sociale. La situation a-t-elle changé ? Oui ! Elle a empiré.
Comme quoi, il ne suffit pas de faire de bons diagnostics, il faut aussi les transformer en actions, en réformes.
Nous vivons une e-poque formidable !

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