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samedi 1 février 2020

Les vrais raisons du Brexit : le coronavirus.

J'ai peur !
On nous ment, on nous enfume comme diraient certains habitants de Carry-Le-Rouet, qui depuis qu’un village de vacances situé sur leur commune accueille nos compatriotes rapatriés de Chine, refusent de manger des sushis et brulent les jouets de leurs enfants made in China (les jouets pas les enfants). 
Nous sommes tous menacés par la nouvelle peste venue de Chine (vite relire Camus, la Peste). Les autorités nous disent qu’il n’y a pas de risque, que la situation est sous contrôle, eh ! bien c’est là où l’on doit commencer à s’inquiéter. Vous vous souvenez de Tchernobyl ? Pour ceux qui sont trop jeunes ou trop vieux ou trop trop, le gouvernement de l’époque avait affirmé que le nuage radioactif qui se répandait sur toute l’Europe, s’était arrêté à notre frontière sur le Rhin. Alors que tous les champignons ont été contaminés dans nos forêts jusqu’en Corse !  
On nous ment. On nous enfume. D’ailleurs, d’où est venue la peste noire au Moyen-Âge ? D’Orient, apportée par les bateaux et les rats. Et la vérole ? D’Orient aussi et rapportées d’Italie en France par les soldats de François 1er qui étaient partis conquérir Gênes et Naples (vite, relire Voltaire : « Quand les Français à tête folle, S’en allèrent dans l’Italie, Ils gagnèrent à l’étourdie, Et Gênes et Naples et la vérole., Puis ils furent chassés partout, Et Gênes et Naples on leur ôta, Mais ils ne perdirent pas tout, Car la vérole leur resta »).  
On nous ment, on nous enfume. 
Et pourquoi ce nom bizarre : coronavirus ? Pour nous faire croire que c’est l’abus de bière qui a provoqué la mutation de ce virus tueur ? Alors que tout le monde sait qu’en Chine, on boit de la Tsingtao. En tout cas c’est ce qu’on sert « Aux saveurs de Wuhan », le restaurant chinois au coin de ma rue. 
Mais quel rapport entre le coronavirus et le Brexit ? Aucun. C’était pour faire du clic. 
Quoique… comme on nous ment, on nous enfume, si les anglais ont voulu rompre les amarres avec notre continent, ça ne peut pas être pour des raisons raisonnables, puisqu’ils n’étaient ni dans l’espace Schengen, ni dans l’Euro. 
Non, c’est parce qu’ils ont dû avoir des infos, eux…
N’ont-ils pas eu un pied à Hong-Kong, pendant un siècle ? 
Ils sont donc bien placés pour se méfier de tout ce qui vient de Chine. Sauf apparemment des téléphones Huawei. Puisqu’ils vont passer un accord avec la firme chinoise pour le développement de la 5G. Contre l’avis des américains. Y aurait-il dans la puce de ces téléphones un antidote contre le coronavirus ? C’est ce qu’on dit sur les forums. 
Nous allons tous mourir. Ça c’est sûr. 
Parce qu’il y a une maladie qui sévit depuis que les hommes sont hommes, qui peut faire des ravages et contre laquelle aucun chercheur n’a trouvé de remède : La bêtise. 

lundi 21 octobre 2019

Brexit, Catalogne: Respecter la volonté des peuples.

Respecter la volonté du peuple: Mais que veut le peuple ? Et c'est qui le peuple ? 
Les peuples sont de retour. Il faut respecter la volonté populaire.
C’est ce que l’on entend partout.
Il y a 3 ans, les britanniques ont voté. Un Oui au Brexit à 52 % des suffrages exprimés. Ce n’est pas une majorité des électeurs, mais c’est la majorité. Donc on respecte. Mais jusqu’à quand ? Qui a décidé que le peuple n'avait pas le droit de changer d’avis ? Faut-il organiser un référendum pour décider pendant combien de temps il n’est pas possible de changer d’avis ? Et puis ensuite à qui le tour ? L’Ecosse ? L’Irlande du Nord ? Des siècles de Royaume-Uni que l’on désunit en quelques mois.
C’est comme en Catalogne. Les nationalistes catalans décrivent leur situation comme pire qu’au moment de la dictature de Franco, et leur culture comme écrasée par Madrid. Mais à Barcelone aujourd’hui, on peine à trouver des inscriptions officielles en espagnol. Tout est en catalan, unilingue. Les enfants sont scolarisés uniquement en catalan. Les sondages semblent montrer qu’il n’y a pas une majorité pour l’indépendance. Mais il est devenu pratiquement impossible d’exprimer des opinions anti-indépendantistes. Partout ces injonctions :« Parla catalá !». 
Il y a 500 ans l’Espagne moderne était née de l’alliance entre la Castille et l’Aragon, et elle n’a jamais existé sans Catalogne. Mais qui va pouvoir empêcher que l’Espagne ne se délite si le désir de vivre ensemble disparaît.
Aujourd’hui, partout en Europe, ce qui nous différencie nous semble plus important que ce qui nous unit. Nous ne voulons plus payer pour nos voisins : la Catalogne pour l’Andalousie, la Lombardie pour la Campanie, bientôt pourquoi pas l’île de France pour le Limousin ou la Corse. 
Retour 1000 ans en arrière où l’on vivait entre soi, entre villages d’une même vallée et où l’étranger commençait derrière la montagne. 
Et pendant ce temps-là, les milliards de chinois, indiens, américains et russes se frottent les mains de nous voir si désunis. 

dimanche 18 août 2019

Economie, géopolitique, sommet du G7: C’est la merde !

Avis de sale temps pour le G7 à Biarritz !
On ne va pas se mentir, mais la situation internationale est comme cette fin d’été sur le nord, l’est, l’ouest, le centre de la France : Pourrie. 
Le Brexit ? Les anglais eux-mêmes naviguent à vue. Or si l’Angleterre prend l’eau, c’est nous qui boirons la tasse. 
L’Italie : on ne sait plus qui gouverne. Matteo Salvini depuis son ministère de l’intérieur veut lancer une nouvelle marche sur Rome. Les italiens vont certainement devoir retourner aux urnes. Pour la xième fois. Et pendant ce temps-là, l’économie se grippe. Or quand l’Italie se grippe, c’est nous qui prenons froid.
Jusqu’à présent la France pouvait compter sur l’Allemagne. Mais depuis qu’Angela Merkel a gagné les élections sans les gagner, elle dirige d’une main de moins en moins de fer une coalition bancale. Mais qui pour succéder à Merkel ? Et quid de l’économie ? La guerre entre Trump et la Chine produit ses effets. La croissance chinoise ralentit. Et puis Hong-Kong ... Un battement d'aile du papillon et les exportations allemandes marquent le pas. Et quand l’Allemagne tousse, c’est nous qui prenons froid. 
C’est comme en Espagne, où 3 mois après la victoire du socialiste Pedro Sanchez, impossible de former un gouvernement. Pendant ce temps-là, l’Espagne se détricote, jetez un coup d’œil du côté de Barcelone : Or quand l’Espagne tousse…
Et puis Trump qui veut faire plier les mollahs de Téhéran. Comme si c’était des partenaires BTP d’un de ses chantiers à New York ! Il ferait mieux de s’occuper des indices de l’économie américaine qui virent au rouge les uns après les autres.
Et puis l’Inde de plus en plus nationaliste qui montre les muscles face à un Pakistan qui gonfle ses pectoraux. 
Et puis Daesh : les attentats continuent en Irak, en Afghanistan, au Nigéria, au Mali. Quant à la Lybie…
Et puis l’Argentine qui fait faillite, encore et toujours. 
Et puis, et puis : Quelque soit la météo, il va faire un temps de merde à Biarritz au sommet du G7. 

mardi 13 août 2019

Italie-Salvini : Danser sur un volcan.

Castaner en vacances ? Non, Salvini, mais lui il est tellement génial ! 
Une de mes vieilles grandes tantes avait coutume de dire : « Nous dansons sur un volcan ». Elle n’était pas martiniquaise (Montagne Pelé 1902), mais elle avait connu deux guerres mondiales. Donc, en matière de catastrophes, elle savait de quoi elle parlait. 
L’expression « Nous dansons sur un volcan » aurait été inventée à l’occasion d’une visite officielle du roi de Naples à Paris en 1830. Et l’expression était bien trouvée puisque Naples danse littéralement sur un volcan. On sait que comme le big one en Californie, un jour le Vésuve se réveillera et ce sera alors une immense catastrophe.
En attendant, c’est la faillite de l’Italie qui nous menace. L’Italie est la deuxième puissance industrielle d’Europe, devant la France, mais elle n’a toujours pas retrouvé la croissance ni son niveau de revenu d’avant la crise de 2008. Et plus que jamais, sa fracture nord-sud s’accentue avec des régions comme la Lombardie, la Vénétie parmi les plus dynamiques d’Europe et le sud qui n’arrive pas à sortir du sous-développement.  
C’est un pays vieillissant, le plus vieux du monde avec le Japon, perdant 100 000 habitants par an. 
Et aujourd’hui, les italiens sont prêts à confier leur avenir à Matteo Salvini. Pour l’instant, seulement ministre de l’intérieur, mais bientôt sans doute Président du Conseil. Mais c’est aussi notre avenir qui est en jeu, lié étroitement à celui de l’Italie. 
Or Matteo Salvini n’a aucun principe, si ce n’est le pouvoir. Et si pour rester au pouvoir, il lui faut provoquer une sortie de l’Europe, il essaiera.
Un Italexit serait une autre paire de manche qu’un Brexit. Genre éruption du Vésuve. Notre avenir ressemblerait alors à Pompéi : Des ruines, superbes certes mais des ruines figées dans le passé. Un continent musée que viendront visiter des millions de touristes chinois et américains. 
Sortez vos bérets basques !

mardi 11 juin 2019

Donald Trump et nous : Les chênes qu’on abat

Chêne franco-américain: Désentente cordiale ? 
C’est une mort dont vous avez forcément entendu parler : celle du chêne de l’amitié planté par Emmanuel Macron et Donald Trump sur la pelouse de la Maison Blanche. Comment ne pas y voir le symbole de nos relations avec Donald Trump ? Ce type-là est en conflit avec la planète entière. Il pense qu’en tapant du poing sur la table, il fera plier les chinois, les iraniens, les mexicains, et les européens. Là c’est facile, puisqu’en Europe même, certains croient que c’est la désunion qui fait la force…
La mort d’un arbre, et c’est arrivé comme ça ? Tu parles : il devait dépérir depuis quelque temps déjà. Il a souffert de manque d’amour. De toute façon, le Président américain n’est pas green, et la nature le lui rend bien … Bientôt on va découvrir qu’il allait y faire pisser son chien, voire pire…
L’arbre était en quarantaine sanitaire. Ce serait peut-être les parasites ou champignons importés de France qui seraient responsables de sa mort. Une expertise a-t-elle demandée ? Une enquête internationale a-t-elle été ouverte ? Attention au fake, n’oublions pas que les américains sont capables d’agiter une fiole de talc à l’ONU pour faire croire qu’il s’agit d’arme chimique et envahir l’Irak. Mais c’est vrai : Il y a en Europe beaucoup de vers dans le fruit. Des gens qui pensent que le « Alleingang » - c‘est un mot allemand et cela veut dire faire cavalier seul- des britanniques est la solution pour tenir tête aux 300 millions d’américains, au milliard et 300 millions de chinois ou d’indiens. 
Le chêne mort a été abattu : « Les chênes qu’on abat ». C’est le titre du livre d’André Malraux en 1971, qui rapporte son dernier entretien avec le général De Gaulle. On y lit notamment cette mise en garde de l’ancien Président à la veille de sa mort : « Il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe ». Et il y en a encore qui réclame le Frexit ? 




vendredi 15 février 2019

Europe : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Europe: C'est le bordel un peu partout, même chez ceux qui la quitte !
Si l’on compare notre situation avec celle de la plupart des autres pays européens, on peut se dire qu’en France, jusque-là, tout va bien. 
Commençons par la Grande-Bretagne. Mais quelle mouche les a piqués il y a 3 ans avec le Brexit ? Bon, d’accord, la sortie de l’Europe n’a été approuvée que par une MINORITÉ ( ?) de britanniques. Oui parce que pour tous ceux qui réclament à cor et à cri le respect des décisions du peuple et la prise en compte du vote blanc, rappelons que le Brexit n’a été approuvé que par 51,9 % des votants, qui n’étaient que 72,2 %, donc avec 27,8 % d’abstention… Seule une minorité de britanniques a donc souhaité le Brexit. Mais passons, puisque c’est fait, le Royaume-Uni largue les amarres. Il en paie déjà les conséquences, sur le plan économique, dans la confusion politique la plus totale, et avec la perspective que la paix entre l’Irlande du nord et l’Irlande soit remise en question. Bravo, well done ! On peut citer Shakespeare, William : « La peste soit de l'opinion ! Un homme peut la porter dans les deux sens, à l'endroit et à l'envers, comme un pourpoint de cuir. » Ecrit il y a 400 ans, mais toujours d’actualité. 
Et en Italie ?  Deuxième trimestre de décroissance pour la deuxième puissance industrielle d’Europe… Et la population qui continue à vieillir, et les jeunes qui continuent à partir, l’Italie perd chaque année des habitants, et va bientôt passer sous les 60 millions. 
Et l’Allemagne ? Le moteur économique du continent est en panne, 0 % de croissance, et puis Merkel qui s’en va, on sait qui on quitte, on ne sait pas trop qui on va retrouver, sans doute la fin de la grande coalition.
La vertueuse Suède ? Il a fallu 6 mois pour arriver à former un gouvernement entre sociaux-démocrates, verts, et centre-droit depuis les élections de septembre dernier et la montée de l’extrême-droite, merci la proportionnelle. Une coalition majoritaire mathématiquement, mais pas politiquement. Comme en Lettonie. Comme aux Pays-Bas. Où à la fragilité politique commence à s’ajouter le ralentissement économique. Comme en Belgique, mais là on a envie de dire, comme d’habitude, où les nationalistes du N-VA viennent de faire chuter le gouvernement, par peur de se voir doubler sur leur extrême-droite, par des encore plus nationalistes, le Vlaams Belang. 
C’est pas mieux en Espagne où Pedro Sanchez gouvernait depuis un an sans majorité, profitant de l’abstention bienveillante des nationalistes catalans. Mais là c’est terminé, et les espagnols devront sans nul doute retourner voter moins de 3 ans après les dernières élections qui n’avaient pas permis de dégager une majorité stable, et qui s’étaient tenues 180 jours après celles de 2015, qui n’avaient pas non plus permis de dégager une majorité.
Tout ça alors que les nuages commencent vraiment à s’accumuler au niveau mondial, des ratés dans l’économie américaine, la Chine qui ralentit, la Russie, l’Iran, la Syrie, l’Etat islamique au Sahel, etc…Pour se rassurer, on peut conclure avec encore Shakespeare: « Tout nuage n'enfante pas une tempête. » 


mercredi 16 janvier 2019

Emmanuel Macron : On achève bien les chevaux !

Emmanuel Macron, Marathon man !
Trop fort ! 7 heures de stand-up devant six cents maires de Normandie. Panique à bord des chaînes infos qui avaient programmé des lives. Elles s'attendaient à une ou deux heures de retransmission, mais là, 7 heures d'antenne, sans pub ! Bonjour le manque à gagner. Et puis tous ces experts, chroniqueurs, analystes qui avaient été mobilisés pour réagir à la parole présidentielle, et qui les uns et les autres ont dû se rabattre sur des belotes, des pokers ( strip pokers ? En tout cas le Président lui a fini par tomber la veste, s'il avait continué 2 heures de plus, on se demande en quelle tenue il aurait terminé !) Oups, redevenons sérieux : En tout cas, vers 11 heures du soir, ils n'étaient plus que 2 ou 3 à répéter les yeux un peu exorbités : Du jamais vu, du jamais vu ! Et puis comment résumer 7 heures de débat en 1mn30 ? Même avec des flopées de stagiaires, ressortir 5 phrases marquantes, compliqué !
A un moment on s'est dit : Il a fait un pari avec Brigitte : Je tiens 7 heures sans pause pipi !  Nous voilà rassurés sur la prostate présidentielle. Ou encore avec Jean-Luc (Mélenchon) : « Tu vas voir, je vais faire mieux que Fidel Castro mais sans verre de rhum !». Ou encore avec Marine : « On se retrouve pour l'after ?»
On se serait cru dans un remake normand de « on achève bien les chevaux ! » vous savez ce film extraordinaire devenu culte de Sidney Pollackmettant en scène ces marathons de danse organisés pendant la grande crise aux Etats-Unis exploitant la misère des millions de chômeurs en leur promettant une récompense s'ils gagnaient ces épreuves inhumaines. Sauf que hier, il n'y avait pas Jane Fonda (Marianne, peut-être ?)et que la crise en France n'est quand même pas comparable à la crise de 1929 aux Etats-Unis. A moins que ...
A moins que nos amis anglais ne s'enfoncent encore plus dans le brouillard. Pendant que Macron tombait la veste, aux Communes Theresa May s'en prenait une, de veste. La voilà habillée pour plusieurs hivers ... Winter is coming !La crise arrive sous la forme d'un hard Brexit qui serait une très mauvaise affaire pour les anglais d'abord, pour nous par ricochet. 
Et puis si aux Etats-Unis, Trump continue sur la même pente, à déclarer la guerre économique à tout le monde, à commencer par ses alliés, son administration ou la Banque centrale, c'est moins de nos ronds-points gilets jaunes que de l'Ouest que risquent de venir les vents mauvais. 
2019, remake de 1929 ?


 

samedi 18 août 2018

Malheur aux barbus ! De Furax à Matteo Salvini.

Quelle est la signification de la barbe de Matteo Salvini ?
C’est dingue mais en quelques années la barbe a envahi les visages de la plupart des mâles de nos pays. Prenez une terrasse de café, un wagon de train, une équipe de foot, un clip de rappeurs, les glabres se comptent sur les doigts d’une seule main !
Encore tout récemment la barbe se portait plus chez les hidalgos (Pas Anne, bien sûr ! D’ailleurs les femmes n’ont pas de barbe ou alors si ma tante en avait ce serait mon oncle, enfin, non, aujourd’hui on ne peut plus blaguer comme ça, et d’ailleurs n’est-ce pas pour affirmer leur virilité à une époque où beaucoup d’hommes se demandent ce que cela veut encore dire, que de tant de mâles se barbent ?).
Mais la barbe hispanique n’est pas non plus la barbe des barbus, entendez des barbus islami (qu) stes. Qui elle aussi semble s’être multipliée. L’extension du domaine de la barbe est-elle pour autant un signe de l’expansion du salafisme ou de la religiosité ? Pas sûr : N’golo Kanté est musulman pratiquant tout en étant glabre alors qu’Olivier Giroud cultive une barbe qui fait la fortune des barbiers à la mode. 
Bien sûr, se mettre à porter la barbe n’est pas une décision neutre et il faudrait remonter au moins à la petite enfance voire même avant (?) pour en comprendre les origines, mais il y a des cas qui sont évidents, pour lesquels il n’est pas besoin d’avoir recours aux cellules d’aide psychologique.
En politique, par exemple, est-ce un hasard si début 2016 Emmanuel Macron avait essayé la barbe, enfin celle de 3 jours, la plus difficile à entretenir ? Quelques semaines plus tard, il se mettait En Marche. Eh ! oui, Hollande aurait dû se méfier de ce barbu d’un jour. D’ailleurs dans sa stratégie pour tenter de redevenir un candidat providentiel, l’ancien Président ne devrait-il pas tenter la barbe ? C’est ce qu’a fait son ancien Premier Ministre, Manuel Valls, mais pas sûr que cela lui attire les votes des catalans pour une éventuelle candidature à la mairie de Barcelone. 
En revanche il y en a un auquel la barbe a réussi, c’est Matteo Salvini, le leader de l’extrême-droite italienne, nouvel homme fort du gouvernement de nos amis, forcément amis, italiens. On ne peut pas le soupçonner de salafisme, ou alors il pratique la taqîya, cet art de la dissimulation préconisée par les mouvements terroristes, avec un tel talent que l’on pourrait le prendre pour un …fasciste. A méditer quand même car en matière de dissimulation et d’hypocrisie, il vient d’être pris la main dans le gâteau, faisant la fête le soir même de la catastrophe du viaduc de Gênes au milieu d’amis de son parti en Sicile. 
Et puis les modes passent aussi vite qu’elles sont arrivées. Ainsi les barbes, dans les années 50 (1950), avaient déjà eu leur moment de gloire avec « Malheur aux barbus » du génial feuilleton radiophonique « Signé Furax », de Pierre Dac et Francis Blanche. Une série que l’on peut (re) découvrir - beaucoup d’entre nous n’ayant pas eu la chance de l’avoir suivie à l’époque - grâce aux podcasts de France Culture (*). Le pitch : un horrible criminel nommé Furax s’en prend aux barbus qu’ils enlèvent par centaines. Les inspecteurs Black et White mènent l’enquête. Et puis les poils ont disparu pour laisser la place aux glabres épilés.
Malheur aux barbus. Les démagos devraient aussi y réfléchir, car après le flux viendra le reflux lorsque nous serons confrontés aux réalités des lendemains où l’on ne rase pas gratuit. 
En Grande-Bretagne où le Brexit paraît tellement mal emmanché que ses plus grands défenseurs comme le milliardaire Jim Ratcliffe, prennent la poudre d’escampette jusqu’à Monaco. 
En Pologne ou en Hongrie, qui vont rapidement devoir se souvenir que leur formidable modernisation en 30 ans est due avant tout aux transferts européens.
En Italie qui perd 200 000 habitants chaque année, et où la population en âge de travailler baisse dangereusement. Dans 20 ans, il risque de ne plus y avoir suffisamment de barbieri pour raser la barbe des barbus italiens. 
Sarà finita la commedia!


(*) Signé Furax sur France Culture :
  

vendredi 8 juin 2018

G7 : L’Amérique et l’Europe sont dans un bateau. Trump pousse tout le monde à l’eau. Qu’est-ce qui reste ? La Chine.

G7 il y a un an: Déjà ils faisaient tous la gueule !

Avec Donald Trump, mieux vaut être son ennemi que de ses amis. «L’Amérique d’abord», le slogan flatte ses électeurs, et ses électeurs sont pour beaucoup l’Amérique profonde, pas celle des Clinton et Obama, celle qui considère que la Floride c’est déjà l’Amérique latine, New-York, c’est bobos et compagnie et San Francisco, Sodome et Gomorrhe. Alors pour cette Amérique-là, l’Europe…c’est quoi, c’est où ? L’Europe c’est combien de divisions ? Hélas, pour nous, l’Europe c’est peu de divisions (militaires) et beaucoup de divisions sur le plan politique. Quand on entend ici et là, les obsédés des « diktats » de Bruxelles, les partisans du «Tout sauf l’Union », les bonimenteurs qui se font élire sur des slogans comme: « L’Europe est notre plus grand malheur » et cela va de la Grande-Bretagne du Brexit, de la Hongrie d’Orban, de l’Italie de la Ligue jusqu’à une Marion Maréchal Le Pen, on a de quoi se sentir vulnérables. Diviser pour régner, vieille tactique qui marche toujours. 
C’est comme pour le blocus contre l’Iran. Devenue aux yeux de Donald Trump et d’Israël, le plus grand danger pour la paix dans le monde. C’est vrai que leur nouvel grand ami, l’Arabie Saoudite, est un pays qui inspire confiance. Au fait Ben Laden il était d’où ? 
Nos sociétés sont obligées de plier bagage. Et au bout du compte, qui va récupérer les contrats européens en Iran ? Les Chinois. Qui va acheter son pétrole ? Les Chinois. Qui se contrefichent d’éventuelles sanctions américaines ? Les Chinois. 
Eux, ils sont 1 milliards 300 millions, mais ils parlent d’une seule voix. 
Trump ne connaît que la force - la puissance, gros, la puissance-. Et face à l’Amérique seuls les gros pèseront, la Chine, l’Inde bientôt, la Russie aussi. Désunie l’Europe ne sera plus maître de son destin. Et la Chine rit. Merci Donald! 

dimanche 18 mars 2018

Nouvelle vague de froid : C’est la réponse de Poutine aux sanctions de Theresa May.

Froid ? Comme les sanctions, Poutine connaît pas !

Quel temps de chien ! Il pleut, il neige ; Les cochers transis sur leur siège, Ont le nez bleu. (En cette semaine de la langue française, ceci est un hommage au poète Théophile Gautier… culture !). On avait cru que c’était le printemps avant l’heure et bim ! Le Paris-Moscou a débarqué sans crier gare (du nord). Dommage que la grève de 2 jours tous les 3 jours n’ait pas encore commencé.
Trop fort Poutine ! Car c’est lui, Конечно, qui est derrière tout ça pour fêter sa réélection. Theresa May le menace depuis Westminster, avec son air de nurse anglaise, pas marrante, et autour d’elle, tous les députés font « yeah ! yeah ! » quand elle annonce les sanctions à l’égard de la Russie. 2 jours après, toute l’Europe de l’Ouest grelotte. Et la nature qui commençait à pointer son nez risque d’en perdre ses bourgeons : Pénurie de fruits et légumes ce printemps ? Ils auront l’air malin les anglais cet été s’ils n’ont plus de petits pois pour accompagner leurs rosbifs.
Décidément le maître du Kremlin n’en a rien à faire de nos sanctions, d’autant que même si ce n’est pas forcément pour 2018, en tout cas en 2019 ou 2020, les prix du pétrole et du gaz vont remonter. Et puis, s’il lui prenait l’envie de nous couper notre approvisionnement, là, nous serions mal.
On le sait, la France a exprimé sa totale solidarité avec la Grande-Bretagne et pour bien montrer qu’il n’était pas content, le Président Macron a snobé le stand Russie au salon du Livre. Alors que la Russie était l’invitée d’honneur du salon cette année. Il paraît que cela a fait pleurer Poutine. Non, on plaisante, car ce dernier ne lit pas beaucoup de littérature en dehors des rapports de ses services secrets. En revanche, cela a consterné les écrivains russes dont beaucoup n’ont vraiment rien à voir avec Poutine. La prochaine étape c’est quoi ? Theresa May gèle les avoirs des oligarques russes installés à Londres ? En cette période de Brexit, cela serait hasardeux et parions qu’alors, en toute solidarité européenne, il se trouverait quelques métropoles pour leur faire la danse du ventre. Venez donc acheter un hôtel particulier à l’ombre des bulbes dorées de notre nouvel cathédrale orthodoxe de Paris. C’est bien triste mais encore une fois cela démontre que si tous les européens continuent à croire que séparés ils pèsent encore dans le concert des nations, il se trompent. « L’Union fait la force » dit-on souvent depuis le poète latin Esope. Mais apparemment un peu partout en Europe nous avons tendance à oublier cette loi de la géopolitique.


jeudi 8 juin 2017

En May (Theresa), fais ce qu’il te plaît ( et vote n’importe quoi !)

Grande-Bretagne: Elections ou jeu de massacre ? 

Décidément les dissolutions et les élections sont des armes démocratiques à manier avec précaution.
En France on le sait bien, depuis la dissolution de 1997 par Jacques Chirac. Son conseiller Dominique de Villepin lui avait susurré à l’oreille de dissoudre « à l’anglaise », pour obtenir une majorité à sa botte.
Mauvais calcul: La gauche remporte les élections. Il parait que Bernadette Chirac poursuivit Villepin de sa colère en le surnommant: Néron, celui qui avait mis le feu à Rome !
La Première Ministre britannique,Theresa May, aussi souriante que feu Margaret Thatcher, croyait la partie gagnée d’avance. Il faut dire que son opposant le travailliste Jeremy Corbyn a le charisme d’une huître pas perlière, et un programme qui ferait rougir, de plaisir, des Artaud ou Poutou.
Et pourtant Corbyn semble effectuer une « remontada » qui pourrait déloger Theresa.
May a-t-elle sous-estimé les résultats de la casse sociale en Grande-Bretagne ? Des jobs, oui, mais à quel prix, une poignée de pence ? Il y a une Grande-Bretagne qui gagne, Londres notamment, et une autre qui perd ou en tout cas peine. C’est cette dernière qui a voté pour le Brexit et surtout contre l’immigration. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’arroseur Theresa pourrait bien se retrouver arrosée.
Si May perd, en France, Mélenchon prendrait le premier Eurostar pour aller saluer la victoire des « gens ». Et il pourrait croiser dans l’autre sens les investisseurs de la « City », qui après le Brexit, ne seraient pas très rassurés par une victoire de travaillistes qui promettent de multiplier par 2 le déficit public et multiplier les renationalisations.
Décidément l’électeur a mauvais esprit. Et en démocratie, il ne fait pas forcément ce qu’on attend de lui. Et c’est tant mieux. C’est la démocratie en marche.
Sans allusion aucune à nos prochaines échéances électorales. Mais un avertissement pour notre future majorité. 

mardi 9 mai 2017

Economie, Europe, euro, brexit : One swallow doesn’t make a summer * mais est-ce qu’un corbeau annonce l’hiver ?

Quitter l'Europe n'était peut-être pas une si bonne idée !     
Décidément  Emmanuel Macron a dû naitre coiffé ( ou dans une version plus « potos au café », Macron a le c... bordé de nouilles ) : Car pour l’économie mondiale l’heure n’est plus à la crise. Même en Europe et même dans la zone euro, c’est reprise et baisse du chômage.
Bien sûr, il y a les champions traditionnels, aussi agaçants qu’un premier de la classe: Les allemands. Mais même chez eux, cela change : Après des années de cure d’austérité et de réduction des dépenses – Depuis le financement de la réunification, les allemands notamment les seniors se sont beaucoup serrés la ceinture - l’heure est à la hausse des salaires, à la hausse des dépenses des ménages et des dépenses publiques. Eh ! oui car quand on n’est plus endetté, quand le budget est en équilibre, on peut se mettre à dépenser. C’est l’étape qu’en France nous avions voulu sauter.
Mais il y aussi l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande, et même l’Espagne: Depuis 16 mois, jusqu’à 3,2% de croissance, avec une baisse continue du chômage qui reste cependant encore parmi les plus élevés d’Europe.
Une hirondelle ne fait pas le printemps*, mais en économie aussi, l’optimisme favorise l'investissement, la consommation donc la croissance.
En revanche, des corbeaux peuvent-ils annoncer l’hiver ? Du côté de Londres, ils sont plus nombreux à tournoyer au-dessus de la City.
Ralentissement de la croissance, baisse de la Livre, renchérissement des importations, accélération de l’inflation: Les premières conséquences d’un Brexit à peine enclenché, qui n’annoncent pas les  lendemains qui chantent prédits par certain(e)s. Sans compter ce que les Britanniques vont devoir rembourser à l’Europe : On parle de 100 milliards d’euros.
Et puis, il y a l’Irlande : Rétablir des frontières plus strictes repose la question de l’Irlande du Nord et de la République d’Irlande qui avait été gommée par l’intégration européenne.

En définitive, en ce printemps, l’Europe n’apparaît pas comme une si mauvaise idée que ça.
Nous vivons une e-poque formidable !

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