Paperblog
Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles

mercredi 26 février 2020

Coronavirus : On nous cache tout, on nous dit rien. Seule l’Afrique serait indemne ?

L'Afrique elle aussi ? 
Là, ça devient sérieux. Le monde entier est contaminé. Épidémie, pandémie : Il faut nommer les choses, nous allons tous mourir, et les cartes diffusées sur nos écrans montrent l’inexorable progression de la tache noire qui recouvre toute la planète. Toute ? non !
Un continent résiste à l’envahisseur, tâche blanche sur l’écran noir de la pandémie : l’Afrique. Indemne de tout cas, ou presque. 
Non, mais qui y croit ? 
Qui peut croire que sur les 1 milliard 200 millions d’africains, il n’y ait qu’un ou deux malades …
Qui peut croire qu’alors que la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique, qu’un million de chinois, sans doute, y vivent, il ne se soit pas trouvé un seul malade dans le flux des échanges ? 
L’absence de cas déclarés ne signifie évidemment pas qu’il n’y ait pas de malades en Afrique, mais sans doute tout le contraire. D’autant que le coronavirus risque de passer presque inaperçu, non détecté par des infrastructures sanitaires déjà saturées par d’autres épidémies qui font des centaines de milliers de morts chaque année. Paludisme, choléra, fièvre jaune, Sida, virus Ebola. 
Comparé à Ebola, justement, dont le taux de mortalité est de plus de 50 %, le coronavirus paraît bien bénin, avec un taux de mortalité de 2 ou 3 %. 
Le vent de panique qui semble envahir nos sociétés, et affecter nos économies, aura peut-être une vertu : Nous faire prendre conscience de l’état du système de santé, des systèmes de santé en Afrique. Et de nous en inquiéter. 
S’en inquiéter n’est pas faire injure à l’Afrique et aux africains, mais à leurs gouvernements qui à quelques exceptions près on fait si peu en matière de santé comme d’éducation d’ailleurs. 
S’en inquiéter est aussi nous protéger. 
Bien sûr, certains pourraient se dire que le Zambèze est loin de la Corrèze. Et que des frontières bien étanches repousseront les infectés et les infections. 
Ils devraient relire les leçons de la fameuse ligne Maginot, qui en 1940 devait repousser les allemands. 
On sait avec quel succès !

mercredi 21 mars 2018

L’Afrique va-t-elle nous envahir ou est-elle notre avenir ?

Dans la ballade Narayama, une mère devenue une bouche inutile demande à son fils de l'abandonner sur une montagne: Est-ce notre avenir ? 

D’un côté il y a ceux et celles qui nous annoncent le grand remplacement ! Sous-entendu par les noirs et/ ou les arabes. Ouh ! Ils vont venir prendre notre travail, toucher les allocs, baiser nos femmes et nos filles, transformer nos églises en mosquées ( surtout ceux qui viennent d’Afrique sud-saharienne, plutôt chrétienne, et même très sectes chrétiennes LOL !) et égorger nos poulets.
De l’autre Cocorico ( poulets-coqs !) en ces journées de la francophonie, le français est une langue d’avenir mondial, 800 millions de francophones en 2050. Merci qui ? Merci l’Afrique où seront 85 % des francophones. Le seul Congo : 200 millions d’habitants. Un bémol quand même: Car si sur le papier le français est la langue du Congo, dans la rue, la population parle le lingala, le kikongo ou le swahili, des langues plus parlées que le hollandais ou le danois par exemple ! Au Sénégal, le français est certes langue officielle, mais combien de jeunes le maîtrisent vraiment ? En revanche, pratiquement tout le monde parle le wolof.
La francophonie est surtout un avenir à construire.
En commun, c’est-à-dire sans nous enfermer, en ne cédant pas à celles et ceux qui nous vendent la protection illusoire des murs. Ce qu’ils nous proposent, c’est un scénario à la japonaise qui vit déjà un hiver démographique, la gérontocroissance. Ou plutôt la décroissance. Chaque année, désormais, le Japon perd de la population : - 25 millions d’ici 2050 - et il s’agit surtout de population active. Ceux qui croient que cela sera formidable dans un pays aussi densément peuplé se trompent, car qui paiera les retraites des japonais, leurs dépenses de santé ? Faudra-t-il qu’ils renouent avec cette tradition ancestrale évoquée dans la ballade de Narayama ? Devenue une charge pour sa famille, une grand-mère demande à son fils de l’emmener au sommet d’une montagne pour l’abandonner pour y mourir. Ah ! ça pour être purs ethniquement, les japonais sont restés purs. A force de refuser toute immigration, leur pays va s’éteindre tout doucement au pied du Fujiyama.
Même chez nous en France, notre taux de natalité qui faisait notre fierté, est en baisse. En 2050, 73 millions de français grand max et en comptant l’Outre-Mer, 700 millions d’habitants en Europe, versus 1 milliard et demi en Afrique.
Bien sûr le taux de fécondité baisse partout, la Chine elle aussi s’est mise à vieillir vitesse grand V. C’est mathématique: De moins en moins d’actifs pour de plus en plus de retraités. Même en Afrique. Car partout les mêmes causes ont les mêmes effets: Education et travail des femmes, explosion de l’urbanisation signifient baisse de la natalité. Mais il faudra une ou deux générations pour que la machine démographique ralentisse. Pas avant 2050 en tout cas. Et Lagos, Le Caire, Kinshasa, Abidjan feront ressembler Paris à une petite ville de province.  
Alors soit nous nous refermons sur nous-mêmes et alors derrière les Le Pen et consorts nous vieillirons mal ensemble, blancs peut-être mais avec plus personne pour nous torcher le cul,
Soit nous nous ouvrons sur le monde et notre avenir s’appelle alors Afrique.  
Et puis franchement, il ne s’agit pas seulement d’économie : Un pays où il n’y aurait plus que des vieux, n’est-ce pas un peu la mort avant la mort ?




mardi 13 septembre 2016

Joyeuse Tabaski !


Les moutons ne sont pas à la fête, humour de la presse malienne
Ce week-end dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, du Sénégal à la Côte d’Ivoire, c’était week-end prolongé et Lundi férié. C’était la fête de Tabaski.
Sur le coup, vous vous dîtes, tiens une fête polonaise, mais vite un petit coup de Wikipedia, non la Pologne n’a jamais eu de colonies en Afrique. A l’époque, la Pologne était plutôt elle-même une colonie ( de la Russie, de la Prusse, de l’Autriche, rien que ça !).
Ensuite vous vous dîtes Tabaski, Tabasco. C’est peut-être la fête du piment chaud, hot, caliente, du pilipili, du Bonda Man’Jacques, une fête chaude comme le zouglou , Premier Gaou, Collez la petite.
Et puis, Bon Dieu mais c’est bien sûr! Tabaski, c’est ce que les musulmans appellent l’Aïd-Al-Adha la fête du mouton. C’est même la fête de l’année - enfin pas pour les moutons puisqu’on les égorge ( Désolé Brigitte B.) . De nombreux pays africains  utilisent plutôt le mot Tabaski. Qui vient, comme chacun sait - du moins au Sénégal -  du nom d’une fête sérère,  les Sérères étant, comme chacun sait - du moins au Sénégal - une minorité dans un pays très majoritairement wolof, et une minorité souvent animiste et parfois catholique dans un pays massivement musulman. Ce qui n’empêcha pas - comme chacun sait - du moins au Sénégal -  Léopold Sédar Senghar qui était Sérère et catholique, d’être le père du Sénégal indépendant. Enfin, cela c’était il y a 60 ans, aujourd’hui serait-ce encore possible avec la montée de l’intégrisme un peu partout en Afrique ?
Mais revenons à nos moutons.
Donc, Tabaski c’est la fête du mouton, et elle est jour férié y compris dans des pays qui ne sont pas majoritairement musulmans. Tiens ce pourrait être une idée, si l’on souhaitait refonder une nouvelle laïcité qui respecterait aussi une religion devenue aujourd’hui la seconde en France loin devant les protestants ou les juifs. D’autant plus que si l’on réfléchit bien, la fête du mouton rappelle le souvenir du sacrifice d’Abraham, qui comme chacun sait - et pas seulement au Sénégal, ou en Afrique ou dans le monde le musulman- est commun aux 3 grandes religions monothéistes qui se retrouvent autour d’une histoire que l’on retrouve dans un livre que l’on appelle …La Bible: Pour éprouver la foi d’Abraham, Dieu lui ordonna de sacrifier son fils. Abraham s’éxécuta la mort dans l’âme. Mais au moment où il allait égorger son fils, l’ange Gabriel arrêta sa main et remplaça l’enfant par un bélier. Ouf ! Du coup, en hommage, les musulmans sacrifient un mouton. Mais ce n’est pas obligatoire, c’est le symbole qui compte et ainsi il est aussi conseillé de remplacer le mouton par un don à des plus pauvres. Ainsi l’hebdomadaire marocain l’Opinion nous apprend que l’Aïd est un vrai casse-tête financier pour de nombreuses familles. Car cette année la rentrée scolaire (achat de livres, de cartables, de vêtements) tombe en même temps que l’Aïd, qui est une sorte de Noël, en ce qui concerne, non le symbole, mais les cadeaux. Et l’on apprend également que plus on monte dans l’échelle sociale, moins on égorge de moutons.
Faire de Tabaski-Aïd un jour férié ? Une idée qui annoncerait une islamisation de la République ?  Pas si sûr. A New York, le maire a fait de Tabaski un jour férié, alors que, comme tout le monde sait - et pas seulement à New York,mais  dans le monde entier -  le 11 septembre est la commémoration des attaques contre le World Trade Center, le début de cette vague d’attentats qui nous touche aujourd’hui et qui paraît nous enfoncer toujours plus dans l’horreur.  Quel symbole d’espoir et de tolérance !
Alors joyeuse Tabaski !
Nous vivons une e-poque formidable !


samedi 27 juin 2015

La Gay Pride ne passera pas ni par Dakar, ni par Marrakech.


#LoveWins ? Au Maroc, l'homophobie marche toujours.
Au moment où à Washington, la Maison Blanche se pare du drapeau gay pour célébrer la légalisation du mariage pour tous, au Sénégal, un journaliste déjà poursuivi pour homosexualité, pardon pour « actes contre nature », vient d’être emprisonné pour « pédophilie ».
Au moment où à Paris se déroule la Gay Pride, au Maroc, l’homosexualité est toujours punie de 3 ans de prison, c’est article 489 du code pénal.
3 homosexuels ont d’ailleurs été condamnés à de la prison en mai dernier. Certains aimeraient une évolution, un rapport du Ministère de la Santé recommanderait même la dépénalisation, pour raisons "sanitaires", pour mieux lutter contre le SIDA. Mais c’est une position très minoritaire. Un hebdomadaire vient même de faire sa couverture avec ce titre : « Faut-il brûler les homos ? ». Et un sondage indique que 80 % des marocains ne sont pas favorables à la tolérance envers l’homosexualité.
Aucun pays musulman n’autorise le mariage homosexuel. Au contraire, les sanctions peuvent être très lourdes, parfois même passible de la peine de mort. Prenez le Sénégal, un pays qui nous paraît sympathique, démocratique, tranquille, la montée de l’homophobie ouverte va de pair avec la montée de l’intégrisme religieux. Ainsi, et c’est un comble, Tariq Ramadan a même provoqué un tollé général, de toutes les autorités, religieuses comme civiles, après avoir déclaré, que si effectivement l’Islam comme les deux autres grandes religions monothéistes n’autorisait pas l’homosexualité, il fallait être tolérant, accepter qu’on puisse être musulman et homosexuel, et ne pas fermer la porte des mosquées aux homosexuels. Avant lui, c’est Barack Obama qui avait provoqué des réactions outrées en osant aborder ouvertement la question du droit des homosexuels au cours de sa visite officielle à Dakar.
Ce n’est d’ailleurs pas l’Islam seul qui est cause, mais bien l’utilisation par beaucoup de gouvernements de l’intolérance à l’égard de l’homosexualité pour distraire la population des vrais problèmes. En Afrique, un seul pays autorise le mariage homosexuel: L’Afrique du Sud. Ce qui ne veut pas dire que la vie des gays sud-africains soit un long fleuve tranquille. Jusqu’aux plus hautes autorités de l’Etat, on y considère souvent que l’homosexualité est une maladie de blancs, une pratique apportée par les occidentaux. C’est d’ailleurs souvent cet argument - L’homosexualité est une maladie de blancs – qui est utilisée par les dictatures en Ouganda, au Cameroun.
La dépénalisation de l’homosexualité, les droits des gays et des lesbiennes, sont-ils un marqueur de l’état des libertés dans un pays ? Sans doute, alors, dans ce cas, on mesure le fossé qui sépare le monde occidental, l’Europe, l’Amérique, une quarantaine de pays au maximum, du reste du monde, et notamment de l’Afrique et du Maghreb. Un fossé qui va en s’élargissant. 
Dans sa revendication de l’attentat en Tunisie, les djihadistes se félicitent d’attaques contre « les antres [...] de fornication, de vice et d’apostasie » visant ainsi le développement du tourisme, avec son corollaire, le tourisme sexuel. 
Le #LoveWins twitté par Obama pour saluer la légalisation du mariage pour tous n'est pas encore prêt de faire des petits en Afrique ou en Asie.
Nous vivons une e-poque formidable.

jeudi 23 mai 2013

L’autruche française va-t-elle remplacer le coq gaulois ?




Il parait que nos « amis » européens aiment bien raconter la blague suivante : « Pourquoi le coq est-il l’animal symbole des français ? » 
Réponse: « Parce que c’est le seul animal qui continue à chanter même quand il a les pieds dans la merde. »  Qu’est-ce qu’on se marre… 
Comme si nous les français, étions prétentieux? Alors qu'en fait, nous sommes de grands incompris, victimes d’avoir raison avant tout le monde. C’est notre syndrome de Valmy… Vous savez lorsque notre jeune République était attaquée par les armées de tous les rois, ducs, et autres potentats qui voyaient d’un très mauvais œil, une Révolution qui appelait les peuples européens à se libérer. (Valmy...Je n'ai pas connu, j'étais pas né, mais c'est qu'on m'a enseigné dans les écoles de la République !)
Allez Mélenchon fait nous des tirades à la Danton ! : Comme en 1792, la France aujourd’hui montre la voie aux autres peuples asservis par les banquiers: L’avenir du travail passe par les 35 heures et la retraite à 60 ans. Notre service public « à la française » est le meilleur. Nos « acquis » sociaux sont intouchables, sinon c’est faire la part belle aux patrons. 
Et vas-y Marine, fais-nous du Pierre Poujade et Raymond Cartier, les pères du poujadisme et du cartiérisme, vous savez: Je préfère la Corrèze au Zambèze, et ma cousine à ma voisine: Les anglais sont perfides, les allemands égoistes, nos « cousins » du sud, sympas mais bordéliques… Oui à l’Europe mais à nos conditions et selon notre modèle qui de Pékin à Sao Paulo en passant par Berlin fait l’admiration du monde entier. Et 5 millions d'immigrés égalent cinq millions de chômeurs, c'est bien connu. 
Non mais ! On s’écoute parler, nous les français ? On se rend compte de notre suffisance, de notre arrogance ? Arriver à être en récession ou quasi, alors que, sauf peut-être dans une dizaine de pays du sud de l’Europe, l’heure est à la croissance, il faut le faire ! Même l’Afrique s’envole ! ( et comme diraient Le Pen, Père , fille et petite fille, l’Afrique, vous vous rendez compte ! )
Seuls au monde, seuls contre le reste du monde, nous enfouissons profondément notre tête dans le sable, en attendant que cela passe ; Et cela passera forcément, puisqu’après la pluie vient toujours le soleil, puisque après un cycle de baisse, vient la reprise. Et puis, continuons à freiner nos entreprises, qui pour l’essentiel sont des P.M.E, par des charges, impôts et prélèvements en tout genre, pour financer un secteur public trop important, et relancer l’économie par la consommation : Cela nous permettra de continuer à acheter écrans plats et tablettes- toutes importées-, cela mettra du beurre dans le riz quotidien des chinois et autres thailandais.
Continuons  à avoir peur de ce monde qui se transforme sans nous. La tête dans le sable de nos certitudes, comme le autruches face aux dangers … Après le coq gaulois, l’autruche française.
Nous vivons une e-poque formidable !


Archives du blog