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jeudi 23 mai 2013

L’autruche française va-t-elle remplacer le coq gaulois ?




Il parait que nos « amis » européens aiment bien raconter la blague suivante : « Pourquoi le coq est-il l’animal symbole des français ? » 
Réponse: « Parce que c’est le seul animal qui continue à chanter même quand il a les pieds dans la merde. »  Qu’est-ce qu’on se marre… 
Comme si nous les français, étions prétentieux? Alors qu'en fait, nous sommes de grands incompris, victimes d’avoir raison avant tout le monde. C’est notre syndrome de Valmy… Vous savez lorsque notre jeune République était attaquée par les armées de tous les rois, ducs, et autres potentats qui voyaient d’un très mauvais œil, une Révolution qui appelait les peuples européens à se libérer. (Valmy...Je n'ai pas connu, j'étais pas né, mais c'est qu'on m'a enseigné dans les écoles de la République !)
Allez Mélenchon fait nous des tirades à la Danton ! : Comme en 1792, la France aujourd’hui montre la voie aux autres peuples asservis par les banquiers: L’avenir du travail passe par les 35 heures et la retraite à 60 ans. Notre service public « à la française » est le meilleur. Nos « acquis » sociaux sont intouchables, sinon c’est faire la part belle aux patrons. 
Et vas-y Marine, fais-nous du Pierre Poujade et Raymond Cartier, les pères du poujadisme et du cartiérisme, vous savez: Je préfère la Corrèze au Zambèze, et ma cousine à ma voisine: Les anglais sont perfides, les allemands égoistes, nos « cousins » du sud, sympas mais bordéliques… Oui à l’Europe mais à nos conditions et selon notre modèle qui de Pékin à Sao Paulo en passant par Berlin fait l’admiration du monde entier. Et 5 millions d'immigrés égalent cinq millions de chômeurs, c'est bien connu. 
Non mais ! On s’écoute parler, nous les français ? On se rend compte de notre suffisance, de notre arrogance ? Arriver à être en récession ou quasi, alors que, sauf peut-être dans une dizaine de pays du sud de l’Europe, l’heure est à la croissance, il faut le faire ! Même l’Afrique s’envole ! ( et comme diraient Le Pen, Père , fille et petite fille, l’Afrique, vous vous rendez compte ! )
Seuls au monde, seuls contre le reste du monde, nous enfouissons profondément notre tête dans le sable, en attendant que cela passe ; Et cela passera forcément, puisqu’après la pluie vient toujours le soleil, puisque après un cycle de baisse, vient la reprise. Et puis, continuons à freiner nos entreprises, qui pour l’essentiel sont des P.M.E, par des charges, impôts et prélèvements en tout genre, pour financer un secteur public trop important, et relancer l’économie par la consommation : Cela nous permettra de continuer à acheter écrans plats et tablettes- toutes importées-, cela mettra du beurre dans le riz quotidien des chinois et autres thailandais.
Continuons  à avoir peur de ce monde qui se transforme sans nous. La tête dans le sable de nos certitudes, comme le autruches face aux dangers … Après le coq gaulois, l’autruche française.
Nous vivons une e-poque formidable !


mercredi 3 avril 2013

Affaire Cahuzac: Le syndrome Richard Nixon ?


Nixon: Je ne suis pas un escroc

Tout le monde se préparait pour le fameux choc de simplification, annoncée jeudi dernier par François Hollande. Ce devait être l’arme ultime de la boîte à outils gouvernementale. Et là caramba, encore raté ! On a bien eu un choc, mais le choc Cahuzac.
Même s’ils s’en trouvent qui disent « je le savais, je m’en doutais ». évidemment, nous sommes tous estomaqués. Et tout est en train d’être dit et écrit.
Evidemment l’on se souvient des grandes déclarations moralistes et donneuses de leçon de François Hollande, candidat qui avait tant impressionné les journalistes avec son anaphore « Moi président » : « Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts». Alors ?
Alors, tout sauf « notre démocratie est malade ». Au contraire, elle fonctionne, et elle progresse et c’est tant mieux. Une telle affaire ne serait même pas sortie il y a 20 ou 30 ans.
Tout sauf la « démonstration de la complicité du monde politique et médiatique ». Aux Etats-Unis, qui vont loin dans ce genre d’exercice, cela a donné certes le Watergate, les mensonges de Nixon et sa démission, mais aussi des années d’audition et de procédures souvent sordides contre Clinton dans l’affaire Lewinsky.
Tout sauf les dérives populistes et démagos, les « tous pourris ». Mettre tout le monde dans le même sac. Par exemple Eric Woerth. Pour l’instant, rien n’a encore été trouvé et prouvé par la justice, c’est donc procéder par amalgame, nier la présomption d’innocence. Même si bien sûr, que l’ancien ministre du budget n’ait pas vu de problèmes dans le fait que sa femme exerce le métier de gestionnaire de fortunes, paraît incompréhensible, même si cela n’est pas répréhensible. Ce n’est pas sale, gérer des fortunes, il en faut et ça rapporte, et ce serait idiot de laisser ce travail à des anglo-saxons ou des luxembourgeois. La discussion suivante, imaginaire, paraît pourtant relever du simple bon sens: « Ecoute ma chérie, le temps où je suis ministre, il faudrait peut-être que tu prennes un congé sabbatique, que tu enseignes la finance ou la fiscalité à HEC ou ESCP » Ou bien au contraire : « Chéri, mon boulot de gestionnaire nous rapporte gros, donc, tant pis pour ton portefeuille de ministre, ou alors les anciens combattants ou l’économie numérique ». Apparemment nos hommes politiques n’en sont pas encore là. Il faudrait peut-être importer l’exemple américain de l’audition des ministres pressentis, devant une commission parlementaire.  
D’un mal, on peut faire un bien et de l’affaire Cahuzac, tirer les leçons pour améliorer nos institutions. Cela tomberait pile poil dans la fameuse loi sur la moralisation de la vie politique que François Hollande nous avait promis dans sa période anaphorique du « Moi président »… par référendum si nécessaire avait-il ajouté. Là c’est sûr il obtiendrait un «
Oui» franc et massif !
Nous vivons une e-poque formidable


mercredi 20 mars 2013

Cahuzac et Woerth : Même (in)justice(s) ?

Evidemment, si c'est vrai, ça la fout mal!


Jérôme Cahuzac est donc obligé de démissionner, un peu dans les mêmes circonstances (*) que, il y a trois ans, un autre ministre du Budget, Eric Woerth.
Décidément, ce portefeuille doit porter la poisse: A croire que s’attaquer aux portefeuilles, ceux des contribuables, lutter contre l’évasion fiscale jusqu’aux fins fonds des alpages helvètes, c’est s’exposer à de violents retours de flammes, avec suspicion(s) et rumeur(s). « Ce ne sont que des rumeurs, mais… » dit-on dans les rues de Villeneuve-sur-Lot, la ville dont Jérôme Cahuzac était le maire. Mais… quoi ? Blanchiement de fraude fiscale … Je ne sais pas si Jérôme Cahuzac a, ou a eu, des comptes en Suisse. Je dois même avouer ma naïveté: Vu de loin, comme ça, comme nous tous, vulgaires pékins, j’ai quelques difficultés à imaginer le ministre démissionnaire comme un richissime exilé fiscal. Et je ne connais pas  d’ «indics» comme ceux qui alimentent certains confrères journalistes. ( Pourtant, j’aimerais bien connaître des gorges profondes…).
La justice passera, comme l’on dit,.
Mais au fait, dans les affaires concernant Eric Woerth, on en est où ? Coupable, pas coupable ? Ressortait-il de chez les Bettancourt avec des enveloppes pleines de billets ? Et dans l’affaire de la vente de l’hippodrome de Compiègne, avait-il été coupable de prise illégale d'intérêts ? De trafic d’influence ? Jusqu’à présent, rien: Pas de fumée, ni blanche, ni noire. Et même, des décisions de justice qui concluent plutôt à l’absence de feu. Pourtant à l’époque, que d’insultes, de la part des amis politiques de Jérôme Cahuzac, contre le pauvre (?) Eric Woerth. Sa carrière ministérielle en fût stoppée comme l’est aujourd’hui celle de  Jérome Cahuzac. Est-ce juste? Injuste ? Et dans ce cas, qui réparera cette injustice ? «Pan sur le bec» écrivait le Canard Enchaîné, quand il se trompait. Et chez Mediapart, on écrit quoi ?
Pendant ce temps, le prochain budget n’est pas bouclé, nos déficits s’enfoncent, le chômage s’envole comme les promesses hasardeuses sur le «changement c’est maintenant», le «retour à la retraite à 60 ans», et «demain, on rasera gratis».
Nous vivons une e-poque formidable !

(*) Pour Woerth, ce fût après le Budget, le Travail, puis une « absence de reconduction » à l’occasion du remaniement ministériel de novembre 2010

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