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samedi 14 novembre 2020

Élections aux États-Unis : La défaite de Trump, ça vaut bien une bonne bouffe, oui, mais quand ?

L'art de vivre à la française...

J’ai donc gagné mon pari : Trump a été battu. 

J’ai donc gagné… un bon dîner ! 

Oui c’est comme ça : chez nous, quand on a quelque chose à fêter, ça se célèbre autour d’un bon repas, et souvent dans un grand restaurant. Souvenir d’un déjeuner de Pâques chez Point à la Pyramide de Vienne, ah ! le gratin dauphinois (non, dans cette recette, il n’y a pas de fromage pour faire gratiner les pommes de terre), d’un dîner chez la Mère Charles à Mionnay (pour ma réussite au bac ?), ou d’un autre chez Pic à Valence. Pic : Trois générations de 3 étoiles, et accueil aussi accueillant pour le millionnaire de passage que pour cette famille qui apparemment avait économisé au moins une année pour fêter les 80 ans de la grand-mère, endimanchée comme si elle allait à la messe. 

Mais ça c’était avant le covid, et la fermeture des restaurants. Car pour l’instant pour mon dîner gagné pour mon pari gagnant, c’est makkache walou, que tchi…

Bien sûr, je m’en remettrai en savourant la réouverture du restaurant déjà choisi. 

S’il est encore en vie, le restaurant. Parce que si je comprends l’urgence sanitaire, la nécessité de gestes barrières etc, je comprends aussi le désespoir de tous ces chefs et de leurs équipes qui se sont décarcassés pendant des mois pour s’adapter, et puis boum une chape de plomb leur tombe sur la tête sans même qu’une date de sortie du tunnel puisse être entrevue. 

Bien sûr, les coréens sont géniaux, les taïwanais avisés, les chinois nombreux, les allemands formidables, mais notre art de vivre ce sont ces restaurants, ces cafés, ces terrasses, ces commerces de bouche, le commerçant du coin de la rue, une certaine convivialité, la bise, les bises, 3, 4, le serrage de mains… 

Sans cela, que nos rues sont tristes, que la France est moche. mais comme écrivait Paul Ricoeur :

« La tentation la plus grande c'est la tristesse.

La complaisance à la tristesse, c'est le mal moral.

Je suis gai quoique triste et triste quoique gai, et vivant jusqu'à la mort. »

 

samedi 23 mai 2020

Déconfinement et port du masque: Comment pouvons- nous être aussi crades ?

Paris est une fête ? 
On ne va pas se mentir, le port du masque c’est un peu n’importe quoi.  
Mettons à part, les équipes médicales: pour elles, avec la blouse, la visière, la charlotte, c’est l’uniforme de travail. 
Mettons également à part et sur un piédestal toutes celles et ceux qui nous servent, nous livrent, dans des camions, dans des magasins, des pharmacies, sans savoir exactement jusqu’où il faut se protéger, où commence la parano hypocondriaque, ou bien au contraire, où commence l’imprudence. Chacun a bricolé au mieux, certains ont doublé le port du masque par la mise en place de parois en plastique (au siècle dernier on appelait ça des hygiaphones, non ?).
Non, là je pense au port du masque par les autres, nous tous, le grand public. 
Ah ! c’est sûr tout le monde s’y est mis, au masque. De toute façon, il y a une telle pression sociale, même dans les endroits ouverts, non confinés, que vous êtes obligés de l’arborer. Sinon, on vous regarde méchamment, genre : « tu vas me contaminer, tu es antisocial ». 
Tout le monde s’y est mis et le masque est même devenu un accessoire de mode.
Il y a les masques « technologiques », genre Guerre des Etoiles « Je suis ton père »
Il y a les masques en museau de souris ou en groin de cochon, cela donne un côté bestiaire à nos rues.
Il y a les faits mains, les customisés et là l’imagination est au pouvoir, l’efficacité sanitaire, c’est moins sûr. 
Il y a la version « black bloc » où le masque noir rejoint la capuche ou le casque. Pas sûr que ces tenues soient destinées à promouvoir les gestes barrière dans les prochaines manifs… Et d’ailleurs que vont devenir nos lois sur le port du voile ? Burqa avec masque et gants, est-ce devenu un geste barrière ? 
Mais les masques les plus répandus, ce sont ceux dits chirurgicaux, blancs à l’intérieur, bleus à l’extérieur, et dont on glisse les attaches derrière l’oreille. Là, on voit de tout : le négligemment accroché à une oreille, ou alors baissé sur le menton, ce qui permet de fumer si possible un pétard, c’est vrai que depuis qu’on a dit que la nicotine pouvait être aussi nuisible au covid qu’aux poumons, pourquoi adopter les gestes barrière anti-cancer ? 
On avait cru comprendre que tous ces masques après 4 heures devaient être soit lavés, soit jetés. Lavés ? Comment si nous français, qui sommes connus comme étant un des peuples les plus crades de la Terre, allions brusquement être propres ? Changer son masque tous les 4 heures, se laver les mains plusieurs fois par jour, alors qu’on ne change de slips qu’une fois par semaine ? Crades, crados, voilà ce que nous sommes à l’image de nos rues encore plus sales avec tous ces masques balancés un peu partout. 
Si déjà nous apprenions à être propres, il y a fort à parier que le covid comme les rats trouveraient un terrain moins propice. 
Si déjà nous nous lavions les mains, voire même soyons fous, les slips, si déjà nous apprenions à ne pas prendre les caniveaux ou les trottoirs pour des poubelles, alors le covid aurait servi à quelque chose.
Gageons que le covid va finir par s’apaiser voire disparaître. Sans doute. Espérons. 
Mais ce qui est sûr, c'est que pour notre propreté, c’est pas gagné !

mardi 12 mai 2020

Déconfinement pluvieux, déconfinement heureux ?


Non mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? 
On a été confinés pendant près de 8 semaines, réduits à regarder un soleil digne des plus beaux étés dans un ciel d’un bleu insolent au travers d’un double vitrage ou – chance - d’un balcon de 3 m2 ou - encore plus chance - d’un jardin de 100 , 200, 300 m2. On ne parlera pas des autres confinés en résidences secondaires (mon œil !), mais bien fait pour eux, eux-aussi obligés de regarder de loin la plage ou la forêt. Et voilà t’y pas que le Président ayant, plouf, plouf, plouf, arrêté la date du 11 mai, pas du 10, ni du 12, non du 11, nous allions tous pouvoir respirer. Pas de pot : des trombes d’eau et des températures de novembre. 
Soit Macron est trop fort : Il commande aux nuages et au froid et il les avait convoqués pour doucher nos envies de nous ruer dehors, et cela a marché car, à l’exception de deux ou trois spots où un peu trop de monde est allé prendre l’apéro, la catastrophe annoncé n’a pas eu lieu et le déconfinement a été plutôt heureux. 
Soit Macron est un malin qui prend ses conseils, non pas auprès d’un Conseil scientifique qui en 3 mois a un peu tout dit et son contraire, mais auprès de ceux qui vivent au rythme de la nature, qui écoutent les plantes pousser. 
Comme tiens, appelons-la, Antoinette, une bien meilleure prévisionniste météo que beaucoup de scientifiques. Car il faut dire qu’Antoinette est vigneronne, autant dire qu’avec elle, les bobards ça ne marche pas, pas de « fake news », une hirondelle ne fait pas le printemps. 
Elle m’avait prévenu : Attention aux saints de glace : « Saint-Servais, Saint-Pancrace et Saint-Mamert font à trois un petit hiver » Les 11,12,13 mai donc. Et cela depuis au moins le Moyen-Âge, comme quoi, réchauffement climatique ou pas, il y a des invariants, des choses qui ne changent pas. 
Comme par exemple, la saleté des français, notre saleté, bien connue des étrangers qui s’en moquent souvent expliquant que c’est pour cela que nous avons inventé les parfums - des parfums très chers, dont nous sommes bien contents d’être les rois du monde, avec vins, mode et autres produits de luxe : cela nous permettra peut-être de payer nos dettes à terme-.
Qui imagine un instant, que toutes ces dizaines de recommandations sanitaires décrivant par le menu comment il nous faudra vivre et travailler pour éviter la deuxième vague, le grand retour du virus, pourront tenir dans la durée ? Le port du masque ? on aura vite droit à des bouts de tissu sales et nids à microbes. Les distances de sécurité ? dans le RER aux heures de pointe , qui y croit ? Si nous pouvions au moins garder de cette pandémie le lavage des mains … Mais là aussi, quand on sait que les français ne changent de slips ou de caleçons qu’une ou deux fois par semaine, il y a de quoi être pessimistes. 
Prenons donc à nouveau conseil auprès de notre vigneronne : Les saints de glace, « Saint-Urbain les tient dans sa main ». 
Or cette année Saint-Urbain tombe le 25 mai, donc attendons encore un peu avant de crier victoire, de savoir si nous aurons le déconfinement heureux. Ou pas !

dimanche 19 avril 2020

Covid-19 : Ils font chier les allemands !

Et en plus, ils déconfinent bientôt ...
Décidément, nos « amis » allemands – toujours mettre le mot ami entre parenthèses quand il s’agit des allemands ! - ont encore une fois tout bon avec la gestion de la crise sanitaire du coronavirus. En tout cas, jusqu’ici. 
Ils ont quatre fois moins de décès que chez nous, leur confinement a été moins drastique que chez nous et leur déconfinement commence dans quelques jours. Non seulement ils sont les rois des berlines de luxe, des machines-outils, non seulement ils exportent en veux-tu en voilà, et leur balance commerciale affiche des excédents qui devraient nous faire rougir de honte, non seulement ils commercent avec la Chine avec des échanges pratiquement à l’équilibre, non seulement leur déficit budgétaire est un excédent, c’est-à-dire qu’ils se désendettent quand nous, nous endettons les futures générations pour plusieurs générations, mais en plus leur système de santé se révèle très efficace . Mais comment font-ils ? 
Il y a bien sûr les jaloux, les attardés des deux guerres qui voient en Angela Merkel la réincarnation de Bismarck, et soupçonnent toujours les allemands de vouloir faire marcher toute l’Europe au pas de l’oie. Il y a ceux qui ne se remettront jamais en cause. Au lieu de se demander : Qu’est-ce qui ne va pas chez nous, ils disent : c’est la faute aux allemands, trop économes, trop sérieux, trop égoïstes. Mais, le comble : L’Allemagne dépense-t-elle plus que nous pour sa santé ? Même pas, mais avec au bout du compte, 4 fois plus de lits en réanimation, et des personnels de santé payés 20 % de plus. 
Et alors que nous invoquons 14-18, Verdun, le chemin des dames et Clémenceau, l’Allemagne ne se dit pas en guerre contre le coronavirus. Non ! le Président allemand a déclaré : "Non, cette pandémie n'est pas une guerre. Les nations ne s'opposent pas à d'autres nations, les soldats à d'autres soldats. C'est un test de notre humanité ». Cette crise "fait ressortir le meilleur et le pire des gens. Montrons aux autres ce qu'il y a de meilleur en nous", "Et s'il vous plaît, montrez-le-nous aussi en Europe !", a-t-il ajouté, car l'Allemagne ne pourra pas "sortir de la crise forte et saine" si ses voisins "ne deviennent pas eux aussi forts et sains".
Hélas, amis allemands, vous risquez fort d’être déçus par nous français. Car il y a fort à craindre qu’au sortir de cette épreuve nous ne soyons tentés par le repli sur soi, sur notre petit, petit, petit pré carré. Pas très fort ni sain.


lundi 23 mars 2020

Mon non-blog du confinement

Dur dur le confinement dans sa fermette en Normandie..
Au début, dimanche dernier - ça paraît hier, mais ça va faire une semaine : 168 heures - je m’étais dit, tiens ça sera une bonne occasion pour écrire, une chronique quotidienne, voir même une vidéo quotidienne, un vlog. Waou ! quelle idée originale ! 
Mes élans ont été réfrénés quand j’ai découvert que tout le monde avait la même idée, jusqu’à des grands noms, des grands media, comme Le Monde ou Le Point, comme Marie Darieussecq ou Leila Slimani. 
Ne voyez aucune jalousie dans ces lignes - de plus j’aime beaucoup Leila Slimani, l’auteure de « Chanson douce » -  mais son journal commence ainsi : « Jour 1. Cette nuit, je n’ai pas trouvé le sommeil. Par la fenêtre de ma chambre, j’ai regardé l’aube se lever sur les collines. L’herbe verglacée, les tilleuls sur les branches desquels apparaissent les premiers bourgeons. »
Et l’on se dit : C’est vrai que cela fait très Marie-Chantale confinée dans sa propriété en Normandie. Pauvre petite fille riche…On peut comprendre les réactions choquées de lecteurs qui eux, sont confinés avec leurs 2 enfants dans un 3 pièces sans balcon…
Saluons le « mon journal du confinement »(1) publié sur le site de la RTBF. C’est un pastiche des journaux d’écrivain, le journal de la « grande auteure Pepette Andrieu, qui nous offre un récit sans fard et d’une intensité folle ». Pepette, son mari Bernard et leurs deux filles, Glycine et Citronelle, partent se confiner dans leur résidence secondaire de … Bora Bora en Polynésie, et du coup en une semaine, ils contaminent toute l’île… C’est plein d’humour, grinçant. Décidément même dans la tempête les belges gardent un sens de l’humour qui fait du bien. 
Ceci dit quand son métier, sa vie est d’écrire, comment faire pour ne pas écrire cette expérience qui va tous nous marquer, personnellement et collectivement ?
Peut-être se retenir de tout cracher tout de suite, se garder de la tentation de la publication immédiate, de l’absence de recul. Tenir son journal certes, mais le garder pour soi, et le relire, voire le réécrire ensuite.
Comparaison n’est pas raison, mais c’est ce qu’avait fait Dany Laferrière avec son journal du tremblement de terre de 2010 en Haïti « Tout bouge autour de moi ». Un texte impliquant, impliqué, il est au milieu du drame avec tout le monde, c’est à la fois bouleversant et pudique. En quelques secondes 300 000 morts. Espérons que l’on n’en arrivera pas là. 
En attendant je suis comme Booba ( tout arrive) : on s’en fout de la météo. On s’en fout des infos d’ailleurs, le nombre de morts égrené avec une complaisance morbide, je laisse ça aux autres, on reste confiné et l’on attend la fin du tunnel… 720 heures encore… Sonnez-moi quand vous verrez de la lumière.
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(1) https://www.rtbf.be/culture/dossier/christophe-bourdon/detail_mon-journal-du-confinement-a-moi-christophe-bourdon?id=10463334

lundi 9 mars 2020

Coronavirus : jouer aux échecs avec la mort. Quelques suggestions pour passer le temps du confinement (à venir ?).

Le septième sceau, d'Ingmar Bergman. Hommage à Max von Sydow

Jouer aux échecs avec la mort n’évite pas l’inévitable. À l’image de ce qui se passe en Italie, ce qui nous pend au nez ( ! ), c’est le confinement général. Juste après les municipales ?  
Jouer aux échecs avec la mort c’est ce que fait le chevalier Antonius Block après 10 ans aux croisades, de retour en Suède où une épidémie de peste fait rage. Sur une plage déserte, le chevalier rencontre la Mort. Il lui propose une partie d'échecs afin de retarder l'échéance. Il finira par être mis échec et mat, sans que la Mort ne lui livre son secret. C’est le pitch du « Septième sceau » d’Ingmar Bergman. Bien sûr c’est un film en noir et blanc, ça cause en suédois, ça date d’avant les Krisprolls et les armoires Ikéa, mais c’est culte. 
Et ce film peut faire partie de tout ce que vous n’avez eu le temps de voir ou de revoir, de lire ou de relire. Les semaines qui nous attendent avec leur confinement annoncé pourraient ainsi être utilement occupées. 
Dans la même qualité, hommage à nos amis italiens : «  Mort à Venise  » , bien sûr, de Luchino Visconti, où les images superbes s’accordent avec la musique de l’addagietto de la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler. Encore une histoire d’amour ( ?) sur fond d’épidémie. 
Passons sur les films d’épouvante, même si certains sont devenus cultes comme "Contagion", de Soderbergh. Ou encore "Alerte!", de Wolfgang Petersen, avec Morgan Freeman et Dustin Hoffman, du lourd quoi.
Ou enfin "Pandémie" (2020), une série documentaire que Netflix vient de lancer en ... janvier. La série raconte l'histoire de chercheurs qui font tout pour endiguer les virus avant qu'ils ne deviennent pandémiques. C’est ce qu’on appelle avoir du nez. Ou alors se tenir informé. 
Bien sûr, on peut (re)lire « La Peste ». Apparemment le roman de Camus bat des records de vente, et ça c’est bien. Non seulement parce que c’est très bien écrit, mais aussi parce c’est Camus, humanisme, droit, justice, doutes…on est quand même très au-dessus de l’Instagram moyen. 
Il y aussi « Le Hussard sur le toit » - de Giono. On préfèrera le roman à son adaptation au cinéma, même si elle n’est pas mal et puis, il y a Juliette Binoche… Du coup, relire Giono, parce que chez Giono, tout est fort, les sentiments, puissants comme des coups de Mistral, les paysages écrasés de soleil, le cagnard, les cigales , czi, czi …
Une dernière pour la route : « L’amour au temps du choléra » de Gabriel Garcia Marquez, et là on entre dans le baroque tropical. 
Donc on s’évade et par les temps de confinements actuels, ça fait du bien. Et l’on a une pensée pour Max von Sydow, qui vient de mourir, en toute discrétion au milieu du vacarme coronaviral actuel. Un acteur de très grande classe, interprète fétiche d’Ingmar Bergman. C’est lui qui interprétait le chevalier dans le Septième sceau, et qui vient donc de perdre sa dernière partie d’échecs contre la Mort.

mercredi 4 mars 2020

Coronavirus : RER d’enfer ! La nouvelle peste noire.

Comme au temps de la peste noire en Italie en 1348
On nous cache tout, on nous dit rien. On va tous mourir. 
Cependant pour « ralentir » la dissémination du virus, appliquons le principe de précaution. 
On ne crache ses glaires sur son voisin, on « dabe » dans son coude. 
Plus de shake-hand, ni de bises, mais un geste de la main, style duchesse de Cambridge.
Plus de grand rassemblement, concert ou salon du livre. 
Et on se lave les mains toutes les heures
Comme ça, on sera malade, mais pas tout de suite, dans plus longtemps. 
La prochaine étape, les transports, bien sûr. Car quelle est la logique d’annuler un concert et de laisser rouler les RER ? La capacité d’une rame est de 850 personnes. Serrées comme des sardines aux heures de pointe, allez 1000. Si une seule d’entre elles toussote, crachote, est malade asymptomatique, donc contaminante à l’insu de son plein gré, on fait quoi ? On envoie en quatorzaine les 1000 passagers ? Au rythme d’une rame toutes les 5 mn, à la fin de la journée, toute l’Ile de France sera en quatorzaine. Même si… entretemps, les conducteurs auront fait valoir leurs droits de retrait, et ils ont bien raison, puisque dans un RER, ce sont les seuls à être isolés dans leur cabine…
Tout cela est plein de bon sens. 
Alors de deux choses l’une :
Soit le corona est une nouvelle peste noire qui va faire mourir la moitié de la planète et dans ce cas-là autant profiter de nos derniers jours et un peu comme dans le Décaméron de Boccace, retirons-nous dans un lieu idyllique, devisons et jouissons sans entrave ! (Pointculture : Dans le Décaméron, Boccace décrit les ravages effroyables de la peste noire qui a atteint Florence en 1348).
Soit tout cela est très exagéré, alors arrêtons de psychoter, de rajouter à la crise sanitaire une crise économique avec un pays à l’arrêt. Malheureusement, il semble qu’aujourd’hui ce soit l’émotion qui nous gouverne. Et non pas la raison.
Je ne nous savais pas autant enclins à l’hystérie, collective, politique, médiatique. 
Quel est le sens de tous ces envoyés spéciaux guettant l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui revient d’Italie ? 
A quoi riment ces décomptes des nouveaux cas de personnes infectés, égrenés avec gourmandise comme s’il s’agissait d’un morbide coronathon. Alors qu’on sait que nous serons des milliers, voire des dizaines de milliers à être atteints par le virus, pour la plupart d’entre nous heureusement sans gravité. 
Où s’arrête le travail d’information et où commence le début de la média-rrhée, la diarrhée médiatique ?

lundi 2 mars 2020

Coronavirus : On nous cache tout, on nous dit rien. En attendant le stade 3.

Et pendant ce temps-là le naufrage syrien continue
Là, on ne rit plus. On va tous y passer. On nous menace du stade 3 - pas de l’émission de télé, d’ailleurs pas mauvaise du tout, sur France 3 - mais de l’après stade 2, de l’après épidémie, la pandémie. 
Les mots font peur plus que les maux. D’ailleurs ils ont même changé le nom du mal, c’est maintenant le covid-19. Plus savant, plus inquiétant. Tandis qu’avec corona, certains y voyaient une référence à la boisson favorite de feu Jacques Chirac.
Le stade 3 donc, on y va. Mais après le stade 3, il y a quoi ? C’est comme pour les tremblements de terre, la fameuse échelle de Richter, à 6, ça tangue, à 7 c’est sérieux, à partir de 8, c’est le Japon, au-delà, il n’y a plus personne. 
On ne rit plus. C’est juré, craché - non ! pas craché, ou alors dans un mouchoir - : je respecterai les 5 consignes de prévention. 
Se laver les mains. Tiens, si cela nous rendait plus propres, nous français, ce serait un bien pour un mal. 
Ne plus claquer la bise, plus de serrage de mains, c’est déjà plus difficile. Quoique chez les anglo-saxons, comme chez les islamistes, c’est déjà le cas. Le « shakehand », c’est quand même plus latin que ricain. Mais quid du « check » ? Vous savez cette manière de se saluer, genre chanteur de hip-hop. Les autorités sanitaires n’en parlent pas, mais le virus doit forcément arriver à sauter de poings en poings, à contaminer de phalanges en phalanges. Comme quoi, nos dirigeants sont vraiment déconnectés - ok ! boomer.
Éternuer dans son coude, c’est déjà plus compliqué. A moins de « daber » régulièrement comme Pogba, ce n’est pas un geste vraiment spontané. 
Mais il paraît qu’on peut remplacer le serrage de main, par des coups de pieds, sneakers contre sneakers, la classe ! Attention pas comme Neymar, là, ça vous êtes forfait pour plusieurs semaines. Pas de coup de boule non plus, là vous êtes disqualifiés direct. 
On ne rit plus. Pendant ce temps-là, ils sont des centaines de milliers, un million et demi (?) de réfugiés syriens qui vont sans doute arriver chez nous. Déjà un enfant noyé a été repêché au large de l’île grecque de Lesbos. Nous ne pourrons pas dire que nous n’avions pas été prévenus. Cela fait 9 ans que la guerre ravage la Syrie, un demi-million de morts. 3 à 4 millions de réfugiés sont en attente en Turquie. Et pour ces morts-là, le vaccin on l’avait. On aurait pu l’avoir.
Saleté de virus. 

mercredi 26 février 2020

Coronavirus : On nous cache tout, on nous dit rien. Seule l’Afrique serait indemne ?

L'Afrique elle aussi ? 
Là, ça devient sérieux. Le monde entier est contaminé. Épidémie, pandémie : Il faut nommer les choses, nous allons tous mourir, et les cartes diffusées sur nos écrans montrent l’inexorable progression de la tache noire qui recouvre toute la planète. Toute ? non !
Un continent résiste à l’envahisseur, tâche blanche sur l’écran noir de la pandémie : l’Afrique. Indemne de tout cas, ou presque. 
Non, mais qui y croit ? 
Qui peut croire que sur les 1 milliard 200 millions d’africains, il n’y ait qu’un ou deux malades …
Qui peut croire qu’alors que la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique, qu’un million de chinois, sans doute, y vivent, il ne se soit pas trouvé un seul malade dans le flux des échanges ? 
L’absence de cas déclarés ne signifie évidemment pas qu’il n’y ait pas de malades en Afrique, mais sans doute tout le contraire. D’autant que le coronavirus risque de passer presque inaperçu, non détecté par des infrastructures sanitaires déjà saturées par d’autres épidémies qui font des centaines de milliers de morts chaque année. Paludisme, choléra, fièvre jaune, Sida, virus Ebola. 
Comparé à Ebola, justement, dont le taux de mortalité est de plus de 50 %, le coronavirus paraît bien bénin, avec un taux de mortalité de 2 ou 3 %. 
Le vent de panique qui semble envahir nos sociétés, et affecter nos économies, aura peut-être une vertu : Nous faire prendre conscience de l’état du système de santé, des systèmes de santé en Afrique. Et de nous en inquiéter. 
S’en inquiéter n’est pas faire injure à l’Afrique et aux africains, mais à leurs gouvernements qui à quelques exceptions près on fait si peu en matière de santé comme d’éducation d’ailleurs. 
S’en inquiéter est aussi nous protéger. 
Bien sûr, certains pourraient se dire que le Zambèze est loin de la Corrèze. Et que des frontières bien étanches repousseront les infectés et les infections. 
Ils devraient relire les leçons de la fameuse ligne Maginot, qui en 1940 devait repousser les allemands. 
On sait avec quel succès !

samedi 1 février 2020

Les vrais raisons du Brexit : le coronavirus.

J'ai peur !
On nous ment, on nous enfume comme diraient certains habitants de Carry-Le-Rouet, qui depuis qu’un village de vacances situé sur leur commune accueille nos compatriotes rapatriés de Chine, refusent de manger des sushis et brulent les jouets de leurs enfants made in China (les jouets pas les enfants). 
Nous sommes tous menacés par la nouvelle peste venue de Chine (vite relire Camus, la Peste). Les autorités nous disent qu’il n’y a pas de risque, que la situation est sous contrôle, eh ! bien c’est là où l’on doit commencer à s’inquiéter. Vous vous souvenez de Tchernobyl ? Pour ceux qui sont trop jeunes ou trop vieux ou trop trop, le gouvernement de l’époque avait affirmé que le nuage radioactif qui se répandait sur toute l’Europe, s’était arrêté à notre frontière sur le Rhin. Alors que tous les champignons ont été contaminés dans nos forêts jusqu’en Corse !  
On nous ment. On nous enfume. D’ailleurs, d’où est venue la peste noire au Moyen-Âge ? D’Orient, apportée par les bateaux et les rats. Et la vérole ? D’Orient aussi et rapportées d’Italie en France par les soldats de François 1er qui étaient partis conquérir Gênes et Naples (vite, relire Voltaire : « Quand les Français à tête folle, S’en allèrent dans l’Italie, Ils gagnèrent à l’étourdie, Et Gênes et Naples et la vérole., Puis ils furent chassés partout, Et Gênes et Naples on leur ôta, Mais ils ne perdirent pas tout, Car la vérole leur resta »).  
On nous ment, on nous enfume. 
Et pourquoi ce nom bizarre : coronavirus ? Pour nous faire croire que c’est l’abus de bière qui a provoqué la mutation de ce virus tueur ? Alors que tout le monde sait qu’en Chine, on boit de la Tsingtao. En tout cas c’est ce qu’on sert « Aux saveurs de Wuhan », le restaurant chinois au coin de ma rue. 
Mais quel rapport entre le coronavirus et le Brexit ? Aucun. C’était pour faire du clic. 
Quoique… comme on nous ment, on nous enfume, si les anglais ont voulu rompre les amarres avec notre continent, ça ne peut pas être pour des raisons raisonnables, puisqu’ils n’étaient ni dans l’espace Schengen, ni dans l’Euro. 
Non, c’est parce qu’ils ont dû avoir des infos, eux…
N’ont-ils pas eu un pied à Hong-Kong, pendant un siècle ? 
Ils sont donc bien placés pour se méfier de tout ce qui vient de Chine. Sauf apparemment des téléphones Huawei. Puisqu’ils vont passer un accord avec la firme chinoise pour le développement de la 5G. Contre l’avis des américains. Y aurait-il dans la puce de ces téléphones un antidote contre le coronavirus ? C’est ce qu’on dit sur les forums. 
Nous allons tous mourir. Ça c’est sûr. 
Parce qu’il y a une maladie qui sévit depuis que les hommes sont hommes, qui peut faire des ravages et contre laquelle aucun chercheur n’a trouvé de remède : La bêtise. 

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